Cod. Th. l. 16, tit. 10, leg. 7 et 8.]

L'idolâtrie s'affaiblissait de jour en jour. Constantin lui avait porté

les premiers coups: Gratien et Théodose se proposaient d'en achever

la ruine. Une mort prématurée traversa le projet de Gratien; Théodose

eut le temps d'y réussir, mais il ménagea ce dessein avec prudence;

et, avant que d'abattre les temples, il voulut en miner les fondements

par diverses ordonnances. Il se contenta cette année de bannir

des temples les sacrifices et les cérémonies superstitieuses, par

lesquelles on consultait les Dieux sur l'avenir. L'année suivante, il

usa d'indulgence à l'égard des païens de l'Osrhoène[449]. Il y avait à

Édesse un temple fameux, orné de magnifiques statues, et qui servait de

lieu d'assemblée au peuple de la ville. On avait obtenu de l'empereur

un ordre de le fermer, ce qui excitait les murmures de tout le pays.

Théodose permit de le rouvrir, à condition qu'on n'abuserait pas de

cette liberté pour y célébrer les sacrifices dont il avait interdit

l'usage.

[Note 449: Par une loi du 30 novembre 382, adressée à Palladius duc

de l'Osrhoène.--S.-M.]

[Note latérale: XXXVI.

Exploits de cette année.

Zos. l. 4, c. 33 et 34.

Socr. l. 5, c. 24.

Oros. l. 7, c. 35.

Jornand. de reb. Get. c. 50.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 170 / 388 题