Fleury, hist. eccles. l. 18, art. 18, 19.]

Cette réponse de Théodose trouva les évêques déja assemblés à Rome. Il

avait lui-même fait revenir à Constantinople la plupart des prélats qui

l'année précédente avaient assisté au concile général, afin de prendre

avec eux les moyens de rétablir la concorde entre l'église d'Orient et

celle d'Occident. Ces évêques reçurent une députation du concile de

Rome, qui les invitait à se rendre en Italie. Ils s'en excusèrent sur

la difficulté de s'éloigner de leurs églises, où l'hérésie nouvellement

proscrite excitait encore de grands troubles. Ils se contentèrent de

députer à Rome trois d'entre eux avec une lettre par laquelle ils

justifiaient l'élection de Nectarius et de Flavien, et envoyaient leur

profession de foi tout-à-fait conforme à la croyance des Occidentaux.

Le pape Damase, à la tête du concile de Rome, répondit par une

exposition de foi claire et détaillée sur le mystère de la Trinité: il

déclara que les évêques d'Occident abandonnaient Maxime, reconnaissant

qu'ils avaient été trompés par ses fourberies, et remerciant Théodose

de leur avoir ouvert les yeux. Ce concile écrivit à Gratien pour le

prier de réprimer l'insolence de la faction d'Ursinus qui, malgré

les ordonnances de l'empereur, se soutenait en Italie. Gratien

répondit par un rescrit adressé au vicaire Aquilinus, dans lequel il

le réprimandait de ce qu'il ne faisait pas exécuter ses ordres: il

attribuait ces troubles à la négligence ou même à la collusion des

magistrats, et les menaçait de punition, s'ils ne procuraient pas le

repos à Damase. Il établissait de nouveau les règles des jugements

ecclésiastiques.

[Note latérale: XXXIV.

Troisième concile de C. P.

Socr. l. 5, c. 10, 20, 21.

Soz. l. 7, c. 6, 12, 17.

Theod. l. 5, c. 16.

Philost. l. 10, c. 6.

Pagi ad Baron.

Hermant, vie de S. Greg. l. 10, c. 13.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 168 / 388 题