Cette réponse de Théodose trouva les évêques déja assemblés à Rome. Il
avait lui-même fait revenir à Constantinople la plupart des prélats qui
l'année précédente avaient assisté au concile général, afin de prendre
avec eux les moyens de rétablir la concorde entre l'église d'Orient et
celle d'Occident. Ces évêques reçurent une députation du concile de
Rome, qui les invitait à se rendre en Italie. Ils s'en excusèrent sur
la difficulté de s'éloigner de leurs églises, où l'hérésie nouvellement
proscrite excitait encore de grands troubles. Ils se contentèrent de
députer à Rome trois d'entre eux avec une lettre par laquelle ils
justifiaient l'élection de Nectarius et de Flavien, et envoyaient leur
profession de foi tout-à-fait conforme à la croyance des Occidentaux.
Le pape Damase, à la tête du concile de Rome, répondit par une
exposition de foi claire et détaillée sur le mystère de la Trinité: il
déclara que les évêques d'Occident abandonnaient Maxime, reconnaissant
qu'ils avaient été trompés par ses fourberies, et remerciant Théodose
de leur avoir ouvert les yeux. Ce concile écrivit à Gratien pour le
prier de réprimer l'insolence de la faction d'Ursinus qui, malgré
les ordonnances de l'empereur, se soutenait en Italie. Gratien
répondit par un rescrit adressé au vicaire Aquilinus, dans lequel il
le réprimandait de ce qu'il ne faisait pas exécuter ses ordres: il
attribuait ces troubles à la négligence ou même à la collusion des
magistrats, et les menaçait de punition, s'ils ne procuraient pas le
repos à Damase. Il établissait de nouveau les règles des jugements
ecclésiastiques.
[Note latérale: XXXIV.
Troisième concile de C. P.
Socr. l. 5, c. 10, 20, 21.
Soz. l. 7, c. 6, 12, 17.
Theod. l. 5, c. 16.
Philost. l. 10, c. 6.
Pagi ad Baron.
Hermant, vie de S. Greg. l. 10, c. 13.