L'ordination de Nectarius était encore plus odieuse aux yeux des
évêques d'Occident. Ils reçurent à bras ouverts Maxime le cynique. Ce
prélat, sans titre légitime, comme sans vertu, s'étant présenté au
concile de Milan, fut admis à la communion. On écrivit en sa faveur à
Théodose, et on le pria de concourir avec Gratien pour assembler à Rome
un concile universel. Ce prince répondit aux évêques que leurs raisons
n'étaient pas suffisantes pour cette convocation; que comme l'affaire
de Nectarius et celle de Flavien s'étaient passées en Orient, et que
toutes les parties y étaient présentes, il n'était pas à propos de
transférer la décision de ces deux causes en Occident, et de changer,
par des innovations, les bornes que leurs pères avaient posées; que
les évêques d'Orient avaient sujet de s'offenser de leur demande. Il
les blâmait de témoigner un peu trop de chaleur contre les Orientaux,
et d'ajouter foi trop légèrement à Maxime, dont il leur dévoilait les
impostures.
[Note latérale: XXXIII.
Concile de Rome et de C. P.
Theod. l. 5, 8, 9, 10 et 11.
Append. Sirm. ad Cod. Th.
Baronius.
Hermant, vie de S. Ambr. l. 3, c. 6.
Till. vie de S. Flavien, art. 4.