La doctrine du concile de Constantinople fut reçue de tout l'Occident;
c'était celle de l'église universelle; mais l'ordination de Nectarius
et celle de Flavien ne trouvèrent pas la même approbation. Dès l'an
379, Palladius et Sécundianus, évêques d'Illyrie, zélés défenseurs de
l'arianisme, avaient demandé à l'empereur Gratien un concile général;
ils prétendaient s'y justifier des erreurs qu'on leur imputait; car,
en défendant la doctrine d'Arius, ils niaient qu'ils fussent ariens.
Les prélats catholiques offraient de prendre l'empereur pour arbitre de
cette dispute. Gratien refusa de se charger de ce jugement. Il indiqua
d'abord un concile général à Aquilée; mais saint Ambroise lui ayant
représenté qu'il n'était pas raisonnable de mettre en mouvement tout le
monde chrétien, et d'obliger tous les évêques aux fatigues d'un long
voyage pour une cause si peu importante, il consentit que le concile
ne fût convoqué que des évêques du vicariat d'Italie et des députés
des autres provinces. Ce concile se tint au mois de septembre, la même
année que celui de Constantinople. Palladius et Sécundianus y furent
convaincus d'arianisme et déposés. Les évêques écrivirent deux lettres
à Gratien, l'une pour lui rendre compte de leur décision, l'autre pour
le prier de réprimer les nouvelles entreprises de l'anti-pape Ursinus,
et une troisième à Théodose, par laquelle ils paraissaient ne pas
reconnaître Flavien pour légitime évêque d'Antioche, et demandaient un
nouveau concile, afin d'apaiser les divisions qui troublaient l'église.
[Note latérale: XXXII.
Suites des intrigues de Maxime le Cynique.
Append. Sirm. ad Cod. Th.
Baronius.
Pagi ad Baron.
Hermant, vie de S. Ambr. l. 3, c. 6.
Till. vie de S. Ambr. art. 30, et suiv.