Hermant, vie de S. Greg. l. 9, c. 27.]

L'agitation qui avait régné dans le concile, tant que les intérêts

personnels avaient divisé les esprits, se calma par l'élection de

Nectarius. Dans le silence des passions humaines, la foi parla seule,

et son langage fut unanime. Toutes les hérésies contraires à la

décision de Nicée, et à la doctrine orthodoxe sur la Trinité, furent

frappées d'anathème. Pour confondre les Macédoniens, qui niaient la

divinité du Saint-Esprit, on arrêta le symbole, tel qu'on le chante

aujourd'hui à la messe, à l'exception de l'addition _filioque_, qui est

plus récente. On fit plusieurs canons de discipline. Le plus fameux est

celui qui donne à l'église de Constantinople le premier rang d'honneur

après celle de Rome; et la raison qu'allègue le concile, c'est que

Constantinople est la nouvelle Rome. Ce canon ne parlait que du

rang; on l'étendit depuis à la juridiction. Le concile de Chalcédoine

attribua à l'église de Constantinople l'ordination des métropolitains

de la Thrace, de l'Asie et du Pont. Ce nouveau patriarche eut la

supériorité d'honneur sur ceux d'Alexandrie et d'Antioche; mais il n'en

fut point un démembrement; parce que les trois diocèses dont il fut

composé, ne dépendaient auparavant d'aucun patriarchat. Les évêques

se séparèrent vers la fin de juillet, après que Théodose eut promis

d'appuyer de son autorité l'exécution de leurs décrets. Ce concile

n'était pas œcuménique dans son origine; mais il le devint ensuite

pour ce qui regarde la foi, par l'accession du pape Damase et de tout

l'Occident. Il tient le second rang entre les conciles généraux.

[Note latérale: XXIX.

Lois de Théodose contre les hérétiques à l'occasion de ce concile.

Cod. Th. l. 16, tit. 7, leg. 1, 2, 3; tit. 5, leg. 7, usque ad 25.

Soz. l. 7, c. 12.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 163 / 388 题