Till. vie de S. Ambr. art. 21.]

Cependant, on avait mandé aux évêques d'Égypte et de Macédoine de venir

se joindre au concile, sous prétexte de contribuer au rétablissement

de la paix. C'étaient sans doute les ennemis de saint Grégoire qui

les y avaient appelés. Les évêques d'Occident étaient prévenus contre

son ordination: Timothée frère et successeur de Pierre d'Alexandrie,

mort depuis peu, et les autres évêques d'Égypte n'étaient pas mieux

disposés. Ils réclamaient l'autorité des canons contre un prélat, qui

déja évêque de deux siéges, disaient-ils, était venu s'emparer encore

de celui de Constantinople. Saint Grégoire n'eût pas été embarrassé de

se défendre, s'il eût souhaité de gagner sa cause; mais il embrassa

avec empressement cette occasion de se soustraire à tant de cabales

et de traverses; et après avoir déclaré que, pour calmer la tempête,

il subirait avec joie le sort de Jonas, il abdiqua l'épiscopat en

plein concile. Il y eut un petit nombre d'évêques qui sentirent la

perte que faisait l'église de Constantinople, et qui pour n'avoir rien

à se reprocher, sortirent de l'assemblée avec une profonde douleur.

Les autres acceptèrent sans délibérer, la démission d'un prélat dont

l'éloquence excitait leur jalousie et dont l'austérité condamnait leur

luxe.

[Note latérale: XXVI.

Il obtient le consentement de Théodose.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 160 / 388 题