Sa femme, Ælia Flaccilla, que les Grecs nomment souvent Placilla et
quelquefois Placidie, contribua beaucoup à sa gloire et au bonheur de
ses sujets. Elle était Espagnole, selon le sentiment le plus suivi,
fille d'Antoine, consul en 382. Jamais union ne fut mieux assortie. Ils
semblaient se disputer l'un à l'autre le prix de toutes les vertus.
Flaccilla secondait Théodose lorsqu'il s'agissait de fermeté et de
justice; elle le devançait dans les actions de douceur et de bonté;
c'était un modèle de piété, de chasteté, de tendresse conjugale. Elle
savait allier la modestie avec une noble hardiesse, l'humilité avec
la grandeur d'âme. Pleine de foi, de zèle pour l'église, de charité
pour les pauvres, elle sanctifiait son mari par son exemple et par ses
conseils; elle lui répétait souvent ces paroles: _Ne perdez jamais de
vue ce que avez été et ce que vous êtes_. Lorsqu'elle quitta l'Espagne,
elle était déja mère d'un fils et d'une fille. Arcadius doit être né en
377, et Pulchérie l'année suivante.
[Note latérale: VI.
Famille de Théodose.
Vict. epit. p. 234.
Themist. or. 16, p. 203.
Zos. l. 5, c. 2.
Symm. l. 10, ep. 57.
Claud. de laud. Serenæ et in Fescenn. et de laud. Stilic. l. 3.