Cod. Th. l. 16, tit. 5, leg. 5, l. 11, tit. 39, leg. 7.]

Cette victoire rassura Constantinople, et réprima l'audace des

Barbares, en leur apprenant que la valeur romaine n'était pas

entièrement éteinte. Gratien après avoir mis ordre aux affaires de

l'Orient, retourna à Sirmium, où son premier soin fut de réparer

les maux que son oncle avait faits à la religion. Valens, avant son

départ d'Antioche, avait permis aux évêques exilés de revenir dans

leurs églises. Mais la supériorité que conservait toujours le parti

arien, avait rendu cette permission presque inutile. Gratien ordonna

par un édit que les prélats bannis rentreraient sans nul obstacle en

possession de leurs siéges. Cependant comme en poussant à bout les

Ariens qui dominaient dans la plupart des villes de l'Orient, il était

à craindre qu'ils n'appelassent à leur secours les Goths protecteurs

de la même hérésie, il accorda aux diverses communions, comme nous

l'avons déja dit, la liberté de s'assembler, et la révoqua dès l'année

suivante, lorsqu'il crut la tranquillité de l'empire mieux affermie.

Il arrêta les nouvelles entreprises des sectateurs de l'anti-pape

Ursinus; et sur la requête qui lui fut présentée de la part du pape

Damase et d'un grand nombre d'évêques assemblés à Rome, il prescrivit

les règles qu'on devait observer dans le jugement des évêques et des

causes ecclésiastiques. Les accusations de magie avaient depuis quelque

temps fait périr beaucoup d'innocents: dès le commencement de cette

année, Gratien avait déclaré que l'accusateur serait obligé de prouver

le crime en toute rigueur, sur peine d'être lui-même sévèrement puni.

[Note latérale: XLII.

Ausone consul.

Auson. grat. act. et ad Syagr. et in epiced. patris.

Idat. chron.

Scalig. vit. Auson.

Till. Grat. art. 8, 21, 22 et not. 8, 9.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 118 / 388 题