Greg. Naz. or. 14, t. 1 p. 214.
Hier. ep. 60, t. 1, p. 342.
Chrysost. ad vid. Jun. t. 1, p. 343,
Ambr. ep. 10. t. 2. p. 809.
Idat. chron.
Hermant, vie de S. Ambr. l. 2, c. 12, 14. et vie de S. Basil. l. 6, c.
10, 11. éclairciss.]
Les autres Barbares d'au-delà du Danube, Sarmates, Quades, Marcomans,
vinrent se joindre aux Goths, aux Huns, aux Alains. Réunis par leur
haine commune contre les Romains et par le désir du pillage, ils
ravageaient, ils brûlaient, ils détruisaient la petite Scythie, la
Thrace, la Macédoine, la Dardanie, la Dacie, la Mésie[371]. Leurs
partis étendaient leurs courses jusque dans la Pannonie, la Dalmatie,
l'Épire et l'Achaïe. Le comte Maurus, successeur de Frigérid, avait
laissé forcer le Pas de Sucques. Le sang romain coulait depuis
Constantinople jusqu'aux Alpes Juliennes[372]. Les femmes et les
filles étaient violées; les prêtres, traînés en esclavage, ou tués
avec les évêques; les églises, changées en écuries; les corps des
martyrs, déterrés. Ce n'était dans toutes ces contrées que deuil,
gémissements, triste et affreuse image de la mort. Mursa fut ruinée;
Pettau [_Petobio_], livrée aux Barbares[373]; on soupçonna de cette
trahison un certain Valens que les Ariens avaient inutilement voulu
faire évêque de cette ville. Fritigerne, voyant que tout fuyait
devant lui, disait: _qu'il s'étonnait de l'impudence des Romains qui
se prétendaient maîtres d'un pays qu'ils ne savaient pas défendre;
qu'ils le possédaient sans doute au même titre que des troupeaux
possèdent la prairie où ils paissent_. On ne voyait de toutes parts
que des prisonniers exposés en vente. Les églises en rachetaient un
grand nombre; et saint Ambroise signala en cette occasion sa charité
inépuisable: il vendit les ornements du sanctuaire, il aurait vendu
les vases sacrés, si les besoins l'eussent exigé. Quantité d'Illyriens
abandonnèrent leur partie, et se retirèrent en Italie aux environs
d'Imola, où il semble que Gratien leur donna des terres. Ils y
portèrent l'hérésie d'Arius, qu'ils auraient répandue jusqu'à Milan,
si le saint évêque n'en eût préservé le pays. Les Goths, dans le cours
de leurs ravages, trouvèrent plusieurs catholiques de leur nation,
qui pour se soustraire à la persécution d'Athanaric, s'étaient jetés
entre les bras des Romains. Ils les invitèrent à se joindre à eux
et à partager les dépouilles. Mais ces généreux fugitifs refusèrent
de contribuer à détruire leur asile: ils aimèrent mieux, les uns se
laisser égorger, les autres quitter leurs terres, et se retirer en des
lieux forts d'assiette, pour conserver la pureté de leur foi et la
fidélité qu'ils avaient promise à l'empire.
[Note 371: _Scythiam, Thraciam, Macedoniam, Dardaniam, Daciam,
Thessaliam, Achaïam, Epiros, Dalmatiam, cunctasque Pannonias; Gothus,
Sarmata, Quadus, Alanus, Hunni, Wandali, Marcomanni vastant, trahunt,
rapiunt._ S. Hieron., ep. 60, t. 1, p. 342, edit. Vallars.--S.-M.]
[Note 372: Les Romains, dit Eunapius, (_excerpt. leg._, _p._
21) redoutaient autant le nom des Scythes (ou Goths), que ceux-ci
le nom des Huns. Καὶ ΣκύΘας Οὔννων μὴ φέρειν ὄνομα, καὶ Ῥωμαίους
Σκυθῶν.--S.-M.]
[Note 373: S. Ambroise donne à cette ville le nom de _Patavio_.
Elle est appelée Παταβίων, par Priscus, _excerpt. de leg._, p. 57, v.
ci-après t. 6, liv. XXXII, § 73.--S.-M.]
[Note latérale: XXXIX.
Théodose est rappelé.
Liban. de ulc. morte Jul. c. 1.
Them. or. 16, p. 205.
Pacat. paneg. c. 10.
Vict. epit. p. 232 et 233.
Idat. chron.
Marcell. chron.
Zos. l. 4, c. 24.
Joann. Ant. in excerptis Vales, p. 846.
Theod. l. 5, c. 5 et 6.
Zon. l. 13, t. 2. p. 33.
Till. Theod. art. 1, 2 et note 1, 2, 4.