Salv. de gubern. Dei, l. 4, c. 14.]

Les Huns étaient de tous les barbares les plus affreux à voir[150]. Ce

n'était qu'une masse informe, et les Romains les comparaient à une

pièce de bois à peine dégrossie[151]. Ils avaient la taille courte

et ramassée, le cou épais et rentrant dans les épaules[152], le dos

courbé, la tête grosse et ronde, le teint noir, les yeux petits et

enfoncés, mais le regard vif et perçant[153]. Ils s'étudiaient encore

à augmenter leur difformité naturelle. Dès que les enfants mâles

venaient au monde, les mères leur écrasaient le nez, afin que le

casque pût s'appliquer plus juste à leur visage[154]; et les pères

leur tailladaient les joues, afin d'empêcher la barbe de croître.

Cette opération cruelle rendait leur visage défiguré de coutures et

de cicatrices[155]. Leur façon de vivre n'était pas moins sauvage

que leur figure. Ils ne mangeaient rien de cuit, et ne connaissaient

nulle espèce d'assaisonnement. Ils vivaient de racines crues ou de la

chair des animaux un peu mortifiée entre la selle et le dos de leurs

chevaux[156]. Jamais ils ne maniaient la charrue[157]: les prisonniers

qu'ils faisaient à la guerre cultivaient la terre, et prenaient soin

des troupeaux. Ils n'habitaient ni maisons ni cabanes; toute enceinte

de murailles leur paraissait un sépulcre[158]; ils ne se croyaient

pas en sûreté sous un toit[159]. Accoutumés dès l'enfance à souffrir

le froid, la faim, la soif[160], ils changeaient fréquemment de

demeure, ou, pour mieux dire, ils n'en avaient aucune; errants dans

les montagnes et dans les forêts, suivis de leurs nombreux troupeaux,

transportant avec eux toute leur famille dans des chariots traînés

par des bœufs. C'était là que leurs femmes renfermées s'occupaient à

filer ou à coudre des vêtements pour leurs maris, et à nourrir leurs

enfants[161]. Ils s'habillaient de toile ou de peaux de martres qu'ils

laissaient pourrir sur leur corps, sans jamais s'en dépouiller[162].

Ils portaient un casque, des bottines de peau de bouc, et une chaussure

si informe et si grossière, qu'elle les empêchait de marcher librement;

aussi n'étaient-ils pas propres à combattre à pied[163]. Ils ne

quittaient presque jamais leurs chevaux, qui étaient petits et hideux,

mais légers et infatigables[164]. Ils y passaient les jours et les

nuits, tantôt montés en cavaliers, tantôt assis à la manière des

femmes[165]. Ils n'en descendaient ni pour manger, ni pour boire; et

lorsqu'ils étaient pris de sommeil, se laissant aller sur le cou de

leur monture, ils y dormaient profondément[166]. Ils tenaient à cheval

le conseil de la nation[167]. Toutes les troupes de leur empire étaient

commandées par vingt-quatre officiers, qui étaient à la tête chacun de

dix mille cavaliers; ces corps se divisaient en escadrons de mille,

de cent et de dix hommes; mais dans les combats ils n'observaient

aucun ordre. Poussant des cris affreux, ils s'abandonnaient sur

l'ennemi[168]: s'ils trouvaient trop de résistance, ils se dispersaient

bientôt, et revenaient à la charge avec la vitesse des aigles et la

fureur des lions, enfonçant et renversant tout ce qui se rencontrait

sur leur passage. Leurs flèches étaient armées d'os pointus, aussi durs

et aussi meurtriers que le fer[169]; ils les lançaient avec autant

d'adresse que de force, en courant à toute bride et même en fuyant.

Pour combattre de près, ils portaient d'une main un cimeterre et de

l'autre un filet, dont ils tâchaient d'envelopper l'ennemi[170]. Une de

leurs familles avait le glorieux privilége de porter le premier coup

dans les batailles; il n'était permis à personne de frapper l'ennemi,

qu'un cavalier de cette famille n'en eût donné l'exemple[171]. Leurs

femmes ne craignaient ni les blessures ni la mort; et souvent après une

défaite, on en trouva parmi les morts et les blessés. Dès que leurs

enfants pouvaient faire usage de leurs bras, on les armait d'un arc

proportionné à leur force; assis sur des moutons, ils allaient tirer

des oiseaux et faisaient la guerre aux petits animaux. A mesure qu'ils

avançaient en âge, ils s'accoutumaient de plus en plus aux fatigues et

aux périls de la chasse; enfin, lorsqu'ils se sentaient assez forts,

ils allaient dans les combats repaître de sang et de carnage leur

férocité naturelle. La guerre était pour eux l'unique moyen de se

signaler: les vieillards languissaient dans le mépris; la considération

était attachée à l'usage actuel des armes[172]. Ces Barbares, tout

grossiers qu'ils étaient, ne manquaient ni de pénétration, ni de

finesse. Leur bonne foi était connue: ils ignoraient l'art d'écrire;

mais en traitant avec eux, on n'avait pas besoin d'autre sûreté que de

leur parole[173]; d'ailleurs, ils avaient au souverain degré tous les

vices de la barbarie[174]: cruels, avides de l'or[175], quoiqu'il leur

fût inutile; impudiques, prenant autant de femmes qu'ils en pouvaient

entretenir, sans aucun égard aux degrés d'alliance ni de parenté[176],

le fils épousait les femmes de son père[177]; adonnés à l'ivrognerie,

avant même qu'ils eussent connu l'usage du vin, ils s'enivraient d'un

certain breuvage composé de lait de jument qu'ils laissaient aigrir.

Les Romains ont cru qu'ils n'avaient aucune religion[178], parce qu'on

ne voyait aucune idole qui fût l'objet de leur culte; mais, selon les

auteurs Chinois, ils adoraient le ciel, la terre, les esprits et les

ancêtres.

[Note 150: Voici le portrait que Claudien fait des Huns, dans le

Ier livre de ses Invectives contre Rufin, v. 325 et seq.

........... Turpes habitus; obscœnaque visu

Corpora; mens duro nunquam cessura labori;

Præda cibus, vitanda Ceres, frontemque secari

Ludus, et occisos pulchrum jurare parentes.

Nec plus nubigenas duplex natura biformes

Cognatis aptavit equis: acerrima nullo

Ordine mobilitas, insperatique recursus.

Tacite ne parle pas d'une manière plus avantageuse des Finnois, _Germ._

c. 46. _Fennis_, dit-il, _mira feritas, fœda paupertas_.--S.-M.]

[Note 151: _Prodigiosæ formæ et pandi, ut bipedes existimes

bestias, vel quales in commarginandis pontibus effigiati stipites

dolantur incomptè._ Amm. Marc. l. 31, c. 2.--S.-M.]

[Note 152: _Compactis omnes firmisque membris, et opimis

cervicibus._ Am. Marc. l. 31, c. 2.--S.-M.]

[Note 153: La laideur et l'étrangeté du visage des Huns,

pourraient donner lieu de croire, comme quelques savants l'ont pensé,

que ce peuple appartenait à la race des Mongols. Effectivement les

descriptions que l'on donne de leur constitution physique, si elles

n'ont pas été outrées, comme il y a lieu de le croire, par la terreur

que les Huns inspiraient, ne pourraient s'appliquer à des Turks ou à

des Finnois. Voici comment Sidonius Apollinaris les dépeint, carm. 2,

v. 245-252.

Gens animis membrisque minax: ita vultibus ipsis

Infantum suus horror inest. Consurgit in arctum

Massa rotunda caput: geminis sub fronte cavernis

Visus adest oculis absentibus: acta cerebri

In cameram vix ad refugos lux pervenit orbes,

Non tamen et clausos. Nam fornice non spatioso,

Magna vident spatia, et majoris luminis usum

Perspicua in puteis compensant puncta profundis.

On voit que les anciens et les modernes se sont attachés à rendre leur

portrait le plus hideux possible. Cependant en lisant avec soin ce

que disent les anciens auteurs, on ne trouve aucune raison suffisante

pour faire croire que les Huns puissent être rangés parmi les nations

qui appartiennent à la race calmuke ou mongole. Tout ce qu'on dit de

leur configuration s'explique fort bien par leurs usages, sans qu'il

soit besoin de recourir à des interprétations plus scientifiques. A

l'exception de la difformité de leur visage, qui leur venait plutôt,

comme on le voit, de leurs habitudes que de la nature, les Huns, dit

plus loin Sidonius Apollinaris, carm. 2, v. 258, étaient de beaux

hommes, d'une taille bien prise, et doués d'une vaste poitrine et de

larges épaules.

Cetera pars est pulchra viris. Stant pectora vasta,

Insignes humeri, succincta sub ilibus alvus.

Forma quidem pediti media est, procera sed extat

Si cernas equites, sic longi sæpe putantur,

Si sedeant.

--S.-M.]

[Note 154: Cette circonstance est encore empruntée à Sidonius

Apollinaris, carm. 2, v. 253-257.

Tum ne per malas excrescat fistula duplex,

Obtundit teneras circumdata fascia nares,

Ut galeis cedant. Sic propter prælia natos

Maternus deformat amor, quia tensa genarum

Non interjecto fit latior area naso.

--S.-M.]

[Note 155: _Ubi quoniam ab ipsis nascendi primitiis infantium ferro

sulcantur altiùs genæ, ut pilorum vigor tempestivus emergens corrugatis

cicatricibus hebetetur, senescunt imberbes absque ulla venustate,

spadonibus similes._ Amm. Marc. l. 31, c. 2.--S.-M.]

[Note 156: _In hominum autem figura licet insuavi ita visi sunt

asperi, ut neque igni, neque saporatis indigeant cibis, sed radicibus

herbarum agrestium et semicruda cujusvis pecoris carne vescantur, quam

inter femora sua et equorum terga subsertam, fotu calefaciunt brevi._

Amm. Marc. l. 31, c. 2.--S.-M.]

[Note 157: _Nemo apud eos arat, nec stivam aliquando contingit._

Amm. Marcel. ibid.--S.-M.]

[Note 158: _Ædificiis nullis unquam tecti; sed hæc velut ab usu

communi discreta sepulcra declinant. Nec enim apud eos vel arundine

fastigatum reperiri tugurium potest._ Amm. Marc. _ibid._--S.-M.]

[Note 159: _Peregrè tecta nisi adigente maxima necessitate non

subeunt: nec enim apud eos securos existimant esse sub tectis._ Amm.

Marc. l. 31, c. 2.--S.-M.]

[Note 160: _Sed vagi montes peragrantes et silvas, pruinas, famem,

sitimque perferre ab incunabulis assuescunt_. Amm. Marc. _ibid._--S.-M.]

[Note 161: _Omnes enim sine sedibus fixis, absque lare vel lege

aut ritu stabili dispalantur, semper fugientium similes, cum carpentis

in quibus habitant: ubi conjuges tetra illis vestimenta contexunt,

et coeunt cum maritis, et pariunt, et adusque pubertatem nutriunt

pueros._ Am. Marc. _ibid._ Aucun d'eux, ajoute le même historien,

n'aurait pu indiquer le lieu de sa naissance. Conçus dans un endroit,

nés dans un autre, ils étaient élevés bien loin de là. _Nullus apud eos

interrogatus, respondere unde oritur potest, alibi conceptus, natusque

procul, et longius educatus._--S.-M.]

[Note 162: _Indumentis operiuntur linteis, vel ex pellibus

silvestrium murium consarcinatis; nec alia illis domestica vestis est,

alia forensis. Sed semel obsoleti coloris tunica collo inserta non

antè deponitur aut mutatur, quam diuturna carie in pannulos defluxerit

defrustata._ Amm. Marc. l. 31, c. 2.--S.-M.]

[Note 163: _Galeris incurvis capita tegunt; hirsuta crura coriis

munientes hædinis: eorumque calcei formulis nullis aptati, vetant

incedere gressibus liberis. Quâ causâ ad pedestres parum accommodati

sunt pugnas._ Amm. Marc. l. 31, c. 2. C'est pour cette raison que les

Huns étaient souvent appelés par les Grecs ἄποδες, _sans pieds_, ou

ἀκροσφαλεῖς, c'est-à-dire, _chancelants_ dans leur marche.--S.-M.]

[Note 164: Ils semblaient, dit Ammien Marcellin, l. 31, c. 2,

cloués sur leurs robustes, mais vilains chevaux, _equis propè affixi

duris quidem, sed deformibus_. Les poètes disent également qu'ils

étaient semblables à des centaures, et qu'il était difficile de séparer

le cheval du cavalier.

Nec plus nubigenas duplex natura biformes

Cognatis aptavit equis.

dit Claudien _in Rufin._ l. 1, v. 352. Selon Sidonius Apollinaris,

carm. 2, v. 262, les Huns, encore enfants, étaient placés sur le dos

des coursiers, et dès lors ils n'avaient plus d'autre habitation.

Vix matre carens ut constitit infans,

Mox præbet dorsum sonipes: cognata reare

Membra viris, ita semper equo ceu fixus adhæret

Rector. Cornipedum tergo gens altera fertur,

Hæc habitat.

--S.-M.]

[Note 165: _Et muliebriter iisdem nonnumquam insidentes, funguntur

muneribus consuetis._ Amm. Marc. l. 31, c. 2.--S.-M.]

[Note 166: _Ex ipsis quivis in hac natione pernox et perdius emit

et vendit, cibumque sumit et potum, et inclinatus cervici angustæ

jumenti, in altum soporem adusque varietatem effunditur somniorum._

Amm. Marc. _ibid._ Zosime dit également, l. 4, c. 20, que ces hommes ne

savaient point se tenir à pied, et qu'ils passaient les jours et les

nuits sur leurs chevaux, οἱ μήτε εἰς γῆν πῆξαι τοὺς πόδας οἷοί τε ὄντες

ἑδραίως, ἀλλ' ἐπὶ τῶν ἵππων καί διαιτώμενοι καὶ καθεύδοντες.--S.-M.]

[Note 167: _Et deliberatione super rebus proposita seriis, hoc

habitu omnes in commune consultant._ Amm. Marc. l. 31, c. 2. Selon le

même historien, ils n'étaient point soumis à une autorité royale, mais

ils suivaient, dans leurs entreprises, les impulsions de différents

chefs. _Aguntur nulla severitate regali, sed tumultuario optimatum

ductu contenti, perrumpunt quidquid inciderit._ Cette indication

est d'accord avec ce que les historiens rapportent des Huns avant

Attila.--S.-M.]

[Note 168: _Pugnant nonnumquam lacessiti, sed ineuntes prœlia

cuneatim vocibus sonantibus torvum._ Amm. Marc. ibid.--S.-M.]

[Note 169: _Eoque omnium acerrimos facilè dixeris bellatores, quod

procul missilibus telis, acutis ossibus pro spiculorum acumine arte

mira coagmentatis, sed distinctis._ Amm. Marc. _ibid._ Tacite rapporte

(_Germ._ c. 46) que les Finnois armaient leurs flèches de la même

façon. _Sola in sagittis spes_, dit-il, _quasi inopia ferri ossibus

asperant_.--S.-M.]

[Note 170: _Comminus ferro sine sui respectu confligunt, hostesque

dum mucronum noxias observant contortis laciniis illigant ut laqueatis

resistentium membris equitandi vel gravandi adimant facultatem._ Amm.

Marc. l. 31, c. 2. Plusieurs auteurs anciens font mention de cet usage

qu'ils attribuent généralement aux Scythes, aux Sarmates, aux Alains et

aux Parthes. Les poètes persans en parlent souvent aussi en racontant

les exploits des anciens héros de la Perse. Cette manière de combattre

leur était familière. Il en est aussi question dans les Argonautiques

de Valérius Flaccus, l. 6, v. 144, en parlant du peuple scythe qu'il

appelle _Auchates_.

Doctus et Auchates patulo vaga vincula gyro

Spargere, et extremas laqueis adducere turmas.

--S.-M.]

[Note 171: Procope cite un exemple de cet usage, _de Bell. Vand_.

l. 1, c. 18. Pendant la guerre des Romains contre les Vandales, sous

le commandement de Bélisaire, un guerrier hun ou massagète usa de ce

privilège.--S.-M.]

[Note 172: Tous ces détails sont tirés des écrivains

chinois.--S.-M.]

[Note 173: Ce sont les Chinois qui parlent de la loyauté des

_Hioung-nou_. Ammien Marcellin ne donne pas une idée aussi avantageuse

des Huns, qu'il taxe au contraire de perfidie et d'inconstance. _Per

inducias_, dit-il, _infidi, inconstantes ad omnem auram incidentis spei

novæ perquam mobiles, totum furori incitatissimo tribuentes_. l. 31, c.

2.--S.-M.]

[Note 174: _Hunnorum gens omni ferocitate atrocior._ Jornand. _de

reb. Get._ l. 24. _Omnem modum feritatis excedit_, dit Amm. Marc. l.

31, c. 2.--S.-M.]

[Note 175: _Auri cupidine immensa flagrantes._ Amm. Marc.

_ibid._--S.-M.]

[Note 176: _Inconsultorum animalium ritu, quid honestum

inhonestumve sit penitus ignorantes._ Amm. Marc. _ibid._ Salvien parle

aussi, _de gubern. Dei_, l. 4, c. 14, de l'impudicité des Huns, qu'il

prétend cependant être moins grande que celle des Romains. _Numquid tam

criminosa est Chunorum impudicitia quam nostra._--S.-M.]

[Note 177: Cet usage existait chez toutes les nations de l'Asie

centrale. On le retrouve chez les Mongols au treizième siècle. Les

veuves d'un prince passaient à son fils et tenaient alors le premier

rang entre ses femmes. On voit même dans l'histoire des Mongols que

ces sortes de femmes jouissaient de beaucoup de considération et d'une

grande influence politique.--S.-M.]

[Note 178: _Nullius religionis vel superstitionis reverentiâ

aliquando districti_, dit Ammien Marcellin, l. 31, c. 2, c'est-à-dire,

que comme tous les autres Barbares nomades de l'Asie intérieure, les

Huns n'avaient ni temples, ni statues ou simulacres révérés, ce qui

n'aurait guère été compatible avec leurs mœurs errantes. Quand les

Turks se répandirent vers l'Occident au onzième siècle, ils étaient

encore dans le même état, n'adorant que le ciel matériel, qu'ils

appelaient _le Dieu bleu, Kouk Tangri_. On voit par le témoignage de

Théophylacte Simocatta, l. 7, c. 8, qu'aux sixième et septième siècles,

les Turks voisins de la Perse vers l'orient n'avaient non plus d'autres

dieux que l'air, le feu, l'eau, le ciel et la terre. Voyez à ce sujet

les _Recherches sur les langues tartares_, de M. Abel-Rémusat, t. 1, p.

297.--S.-M.]

[Note latérale: XLIII.

Idée générale de leur histoire.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 66 / 388 题