Du mandement que monseigneur le régent fist, pour faire crier et publier
les trèves.
«Charles, ainsné fils du roy de France régent le royaume, duc de
Normendie et daulphin de Viennois; à tous justiciers, capitaines et à
tous les subgiés féaulx et obéissans de monseigneur et de nous qui ces
lettres verront salut. Savoir faisons que entre monseigneur et nous pour
nous et pour nos subgiés, adhérens et aliés, aydans et amis d'une part:
et nostre cousin le roy d'Angleterre et les siens d'autre part; sont
prises et accordées bonnes trièves et loyaux, jusques à la Saint-Michiel
prochaine venant, et d'iceluy jour jusques à un an ensuivant, qui sera
le jour de la Saint-Michiel, l'an mil trois cens soixante et un pour
l'accomplissement et exécucion de bonne paix final et perpétuel, entre
monseigneur et nous et nostre dit cousin, les subgiés, adhérens, aliés,
aydans et amis dessus dis. Pour quoy nous vous mandons et commandons
estroitement et à chascun de vous que lesdites trièves fassiez crier et
publier partout, et icelles tenir et garder fermement, comme en temps de
bonne paix, sans rien faire ou souffrir estre fait au contraire. Donné à
Bretigny-lès-Chartres, le septiesme jour de may l'an de grace mil trois
cens soixante.»