CXXVIII.

Du mandement que monseigneur le régent fist, pour faire crier et publier

les trèves.

«Charles, ainsné fils du roy de France régent le royaume, duc de

Normendie et daulphin de Viennois; à tous justiciers, capitaines et à

tous les subgiés féaulx et obéissans de monseigneur et de nous qui ces

lettres verront salut. Savoir faisons que entre monseigneur et nous pour

nous et pour nos subgiés, adhérens et aliés, aydans et amis d'une part:

et nostre cousin le roy d'Angleterre et les siens d'autre part; sont

prises et accordées bonnes trièves et loyaux, jusques à la Saint-Michiel

prochaine venant, et d'iceluy jour jusques à un an ensuivant, qui sera

le jour de la Saint-Michiel, l'an mil trois cens soixante et un pour

l'accomplissement et exécucion de bonne paix final et perpétuel, entre

monseigneur et nous et nostre dit cousin, les subgiés, adhérens, aliés,

aydans et amis dessus dis. Pour quoy nous vous mandons et commandons

estroitement et à chascun de vous que lesdites trièves fassiez crier et

publier partout, et icelles tenir et garder fermement, comme en temps de

bonne paix, sans rien faire ou souffrir estre fait au contraire. Donné à

Bretigny-lès-Chartres, le septiesme jour de may l'an de grace mil trois

cens soixante.»

Les grandes chroniques de France (6/6) selon que elles sont conservées en l'Eglise de Saint-Denis en France · 第 142 / 339 题