PLANCHE LITHOGR., fig. 3-4.
1906. _Unio mutelæformis_ Germain, _Bull. Muséum hist. natur. Paris_ ;
XII, no 1, p. 60, note 1 [_sans descript._].
1906. _Unio mutelæformis_ Germain, _Mém. soc. zoolog. de France_ ; XIX,
p. 336.
Coquille de petite taille, d’une forme subrectangulaire très allongée ;
valves médiocrement solides, peu bombées ; bords supérieur et inférieur
tout à fait parallèles ; bord supérieur rectiligne ; bord inférieur
presque droit, à peine subsinueux en son milieu, légèrement remontant à
son extrémité ; région antérieure médiocre, bien arrondie ; région
postérieure fort allongée dans le sens horizontal, à peu près trois fois
aussi longue que l’antérieure, conservant la même hauteur jusqu’au
niveau de l’angle postéro-dorsal, puis s’atténuant, surtout
supérieurement, en une partie rostrale aiguë ; sommets assez antérieurs
(mais très notablement moins que dans l’_Unio Monceti_ Bourguignat),
médiocrement ventrus, comprimés latéralement ; crête dorsale bien
accentuée ; charnière présentant : sur la valve droite une cardinale
double et deux latérales très longues et peu saillantes ; sur la valve
gauche une cardinale très haute, subquadrangulaire, nettement
denticulée, et une latérale très longue, médiocrement saillante ;
empreintes musculaires : antérieure profonde, postérieure superficielle.
Longueur maximum : 24-26 millimètres ; hauteur max. : 9-10 millimètres ;
épaiss. max. : 5 millimètres.
Test d’un marron jaunacé ou ocracé[454], parfois très sombre[455],
légèrement excorié vers les sommets ; stries d’accroissement assez
délicates, régulières, plus fortes postérieurement ; nacre assez irisée,
bleu de prusse clair.
Cette espèce ne peut se rapprocher que de l’_Unio Monceti_
Bourguignat[456] ; on l’en distinguera :
Par son test non chevronné ; par sa forme beaucoup plus allongée quoique
la région postérieure ne soit, comme dans le type _Monceti_, que trois
fois aussi longue que l’antérieure, mais l’_Unio Monceti_ présente une
région antérieure remarquablement écourtée, très arrondie, avec des
sommets tout à fait antérieurs ; par ses sommets bien moins
proéminents ; par sa forme beaucoup plus comprimée.
Rapides du Gribingui, janvier 1903 (Dr DECORSE) ; 1 exemplaire.
Le Mamoun (pays de Senoussi) ; mars 1903 ; 1 exemplaire.
Le lac Tchad (M. le lieutenant L. LACOIN, 1902) ; 2 échantillons.
Variété =_chariensis_= Germain, _nov. var._
Cette coquille diffère du type :
Par sa forme plus écourtée, elliptico-ovalaire ; par son bord supérieur
légèrement ascendant et un peu subconvexe ; par son bord inférieur, non
pas rectiligne, mais très notablement et régulièrement convexe ; par son
bord postérieur plus développé en hauteur par suite de la divergence
plus nette des bords supérieur et inférieur, ce qui fait que la hauteur
maximum de la coquille n’est pas égale, comme dans le type, à la hauteur
de la verticale, mais se trouve reportée vers la région postérieure ;
par ses deux carènes dorsales assez accentuées ; etc.
Chez cette petite coquille, les sommets sont très peu proéminents, le
ligament est peu robuste et fort court ; le test, d’un roux jaunâtre
pâle, présente des stries d’accroissement fines, serrées et régulières ;
la nacre, très irisée, est d’un rose saumon particulièrement vif.
Le Mamoun (pays de Senoussi) ; mars 1903. Avec le type.
§ 2. _NODULARIA_ Conrad[457].
_Unio (Nodularia) æquatoria_ Morelet.
1885. _Unio æquatorius_ Morelet, _Journ. de Conchyliol._ ; XXXIII, p.
31, Pl. II, fig. 9.
1890. _Unio æquatorius_ Paetel, _Conch. Sam._, III, p. 144.
1891. _Unio landanensis_ Schepman, _Notes Leyden Mus._ ; VIII, p. 113,
Pl. VIII, fig. 3a-3b.
1900. _Nodularia æquatoria_ Simpson, _Proceed. unit. stat. nat.
Museum_ ; XXII, p. 823.
Coquille ovalaire un peu allongée ; bord supérieur un peu convexe dans
une direction très légèrement ascendante ; bord inférieur bien convexe ;
région antérieure médiocre, arrondie ; région postérieure semi-
elliptique, plus de deux fois aussi longue que l’antérieure ; sommets
petits, assez proéminents ; charnière typique de Nodularia.
Test médiocrement épais, assez solide, d’un vert olivâtre foncé ; stries
d’accroissement fines, serrées, régulièrement distribuées ; nacre bien
irisée d’un rose violacé.
Les échantillons recueillis par M. A. CHEVALIER correspondent bien à
cette description ; mais ils sont de taille beaucoup plus petite,
constituant une variété _minor_ parfaitement nette (longueur max : 27-30
millimètres ; hauteur max. : 16-17 1/2 millimètres ; épaisseur maximum :
11-12 millimètres). Quelques exemplaires ont un épiderme soyeux
rappelant celui que l’on observe chez l’_Unio Fellmanni_ Deshayes[458]
d’Algérie.
Dans le Bangoran, 10 février 1903 ; 1 exemplaire.
Le Mamoun (pays de Senoussi). Mars 1903 ; 1 exemplaire.
=_Unio (Nodularia) Chivoti_= Germain[459], nov. sp.
PLANCHE V, fig. 23.
1907. _Unio (Nodularia) Chivoti_ Germain, _Bulletin Muséum hist. natur.
Paris_ ; no 1, p. 66.
Coquille de taille moyenne, assez régulièrement ovalaire, très
comprimée ; valves minces, mais assez solides, à peine baillantes
antérieurement ; bord supérieur régulièrement subconvexe ; bord
inférieur très régulièrement et très largement convexe ; région
antérieure arrondie, un peu décurrente à la base ; région postérieure
une fois et demie plus longue que l’antérieure, terminée par un rostre
légèrement tronqué ; sommets érosés, médiocrement proéminents, assez
gros et obtus ; arête dorsale médiocrement accentuée ; charnière
présentant : sur la valve droite, deux cardinales médiocres,
l’inférieure plus élevée que la supérieure, presque lisse, à peine
serrulée à son extrémité antérieure, la supérieure un peu plus longue,
moins haute, plus mince ; lamelle latérale très longue, mince et
saillante ; sur la valve gauche : une dent cardinale subtriangulaire
assez élevée et deux lamelles très longues, minces, assez saillantes,
l’inférieure plus haute que la supérieure ; impressions musculaires :
antérieure médiocre, postérieure très superficielle ; ligament très
court, d’un marron brillant.
Longueur max. : 31 millimètres ; hauteur max. : 19 millimètres à 10 1/2
millimètres des sommets ; épaisseur max. : 10 millimètres.
Test marron foncé, passant au brun noirâtre à la région antérieure,
présentant des stries d’accroissement fines, assez régulières, très
serrées, plus fines et plus irrégulières postérieurement, orné en outre
de rides fulgurantes plus ou moins saillantes partant des sommets. Ces
rides ne se trouvent que dans la région supérieure du test où elles
entourent pour ainsi dire le sommet ; elles sont plus développées
postérieurement ; au milieu et antérieurement elles se résolvent en
granulations saillantes. Cette sculpture du test est, de tous points,
comparable à celle des Unios du Victoria-Nyanza. Nacre bien irisée, bleu
de prusse assez foncé.
Le Mamoun (pays de Senoussi) ; mars 1903.
=_Unio (Nodularia) bangoranensis_= Germain nov. sp.
PLANCHE V, fig. 22.
1907. _Unio (Nodularia) bangoranensis_ Germain, _Bulletin Muséum hist.
natur. Paris_ ; no 1, p. 66.
Coquille de petite taille, de forme ovalaire-allongée, assez convexe ;
valves solides, médiocrement épaisses, assez baillantes antérieurement,
très peu baillantes postérieurement ; bord supérieur régulièrement
convexe ; bord inférieur bien convexe ; région antérieure arrondie,
légèrement décurrente à la base ; région postérieure à peine une fois et
demie aussi longue que l’antérieure, terminée par un rostre médiocre ;
sommets médiocrement obtus, un peu comprimés ; arête dorsale très
émoussée ; charnière présentant : sur la valve droite : deux cardinales
médiocrement longues, l’inférieure subtriangulaire très élevée, beaucoup
plus élevée que la supérieure qui est très peu développée, et une longue
lamelle latérale peu saillante ; sur la valve gauche : une cardinale
assez haute formée de deux pointes saillantes séparées : la _première
presque sous les sommets_, très aiguë ; la seconde au voisinage de
l’angle antéro-dorsal, plus longue et plus mousse[460] ; deux lamelles
latérales très longues ; impressions musculaires : antérieure profonde,
postérieure très superficielle ; ligament court, assez robuste.
Longueur maximum : 23-36 millimètres ; hauteur maximum : 13 1/2
millimètres (à 5 1/2 millimètres des sommets) — 21 1/2 millimètres (à 12
millimètres des sommets) ; épaisseur maximum : 10-14 millimètres.
Test marron très foncé, presque noir, largement excorié au voisinage des
sommets ; stries d’accroissement fines, serrées et irrégulières ; nacre
bleuâtre, quelquefois saumonée, bien irisée.
Cette espèce ressemble, par le contour de ses valves, à l’_Unio
Chivoti_ ; mais elle s’en éloigne par sa forme plus écourtée, la région
postérieure étant notablement plus développée ; par ses valves beaucoup
plus bombées et bibaillantes (elles ne sont baillantes qu’antérieurement
chez l’_U. Chivoti_) ; et surtout par la sculpture toute différente du
test.
Dans le Bangoran, affluent du Chari (Pays de Senoussi), février 1903 ; 1
exemplaire complet et 1 valve [A. CHEVALIER].
Rapides du Bas Gribingui, janvier 1903 [Dr DECORSE] ; 2 échantillons.
Le Chari, à Fort-Archambault, mai 1903 [Dr DECORSE] ; 1 échantillon.
=_Unio (Nodularia) Lacoini_= Germain[461].
1905. _Unio (Nodularia) Lacoini_ Germain, _Bullet. Muséum hist. nat.
Paris_, XI, no 6, p. 489 (_sans descript._).
1906. _Unio (Nodularia) Lacoini_ Germain, _Mémoires soc. zoolog. de
France_, XIX, p. 237, pl. IV, fig. 11-12.
Coquille ovalaire-allongée, assez ventrue, solide, opaque ; bord
supérieur à peu près rectiligne ; bord antérieur arrondi, un peu
anguleux supérieurement ; bord inférieur régulièrement convexe ; région
postérieure allongée, une fois et demie à deux fois plus longue que
l’antérieure, présentant une arête dorsale assez nettement accusée chez
les jeunes, devenant obtuse chez l’adulte ; sommets proéminents, souvent
excoriés et, dans ce cas, laissant voir une nacre blanche sur laquelle
les tubercules et les chevrons du test apparaissent nettement ; dents
cardinales au nombre de 2 sur la valve droite, relativement bien
allongées, la supérieure moins haute que l’inférieure, séparées par une
rainure profonde ; une seule cardinale sur la valve gauche, haute,
robuste, légèrement comprimée et finement serrulée ; lamelles latérales
au nombre de deux sur la valve gauche, minces, comprimées, parallèles et
séparées par un sillon profond ; une seule lamelle latérale sur la valve
droite, très longue, élevée et assez tranchante ; impressions
musculaires : antérieure arrondie et assez profonde, postérieure
superficielle.
Longueur maximum : 30-36 millimètres ; hauteur maximum : 19-22
millimètres ; épaisseur maximum : 14-16 millimètres.
Test d’un marron pâle, parfois jaunacé, présentant des stries
d’accroissement très fines mais peu régulières et des tubercules ou des
chevrons au voisinage des sommets ; nacre irisée, bleuâtre ou rosée.
Cette espèce est très polymorphe tant par sa forme générale que par
l’ornementation sculpturale du test. On peut ainsi distinguer les
mutations suivantes qui se définissent d’elles-mêmes :
Var. ex-forma : =_elongata_= Germain.
— =_curta_= Germain.
— =_compressa_= Germain.
L’ornementation du test se compose, fondamentalement, de stries assez
fines qui, sur certains échantillons, deviennent fortes, assez
saillantes et très irrégulières. Il s’y ajoute souvent, au voisinage des
sommets, soit des tubercules, soit des chevrons, soit à la fois des
tubercules et des chevrons.
L’_Unio Lacoini_ se rapproche à la fois de l’_Unio (Nodularia)
ægyptiaca_ Cailliaud, dont il diffère par sa forme plus elliptique ; par
ses dents cardinales beaucoup plus longues ; etc... et de l’_Unio
(Nodularia) Faidherbei_ Jousseaume qui s’en sépare par ses valves
beaucoup moins convexes ; ses sommets plus antérieurs ; etc...
Faguibine (Haut-Sénégal), 1900 ; 10 échantillons.
Le lac Tchad, Kanassarom, sur la côte nord-est [M. le lieutenant L.
LACOIN, 1902] ; 6 exemplaires.
*
* *
Deux Unios seulement sont à ajouter aux espèces précédentes : l’un
appartient à la série des _Nodularia_, l’autre à celle des
_Grandidieria_ Bourguignat[462].
_Unio (Nodularia) essoensis_ Chaper[463]. — M. le capitaine DUPERTHUIS a
découvert dans le Kanem (Tchad oriental) trois exemplaires d’une variété
_minor_ Germain[464] de cette espèce. Le test est mince, léger,
recouvert d’un épiderme marron brillant, orné d’étroits rayons vert
émeraude particulièrement nombreux à la région postérieure. Les sommets
sont parfois ornés de forts tubercules. La nacre, bien irisée, est
orangée.
Longueur : 26-32 millimètres ; hauteur maximum : 20-23 millimètres ;
épaisseur maximum : 11-15 millimètres.
Quelques échantillons très frustes, d’une espèce de _Nodularia_, ont été
rapportés des lacs Daouna, dans la région de Tombouctou [Mission du
général de TRENTINIAN, 1899]. Leur mauvais état de conservation ne
permet pas de les déterminer spécifiquement ; ils sont cependant
intéressants puisqu’ils permettent d’affirmer que les Nodularia habitent
les lacs, encore inconnus au point de vue faunique, des environs de
Tombouctou.
_Unio (Grandidieria) tsadianus_ Martens[465]. — Coquille solide,
oblongue-elliptique, très renflée ; région antérieure courte et
arrondie ; région postérieure rostrée ; bord supérieur subrectiligne ;
bord inférieur très convexe ; sommets renflés, situés au quart de la
longueur totale.
Longueur : 31 millimètres ; hauteur maximum : 20 millimètres ; épaisseur
maximum : 18 millimètres.
Test épais, solide, jaune fauve ou verdâtre, irrégulièrement strié.
Nacre irisée, bleuâtre.
Habite le lac Tchad, aux environs de Kouka [lieutenant allemand
GLAUNING, 1902]. C’est la première fois qu’une espèce de la série des
_Grandidieria_ est signalée en dehors des lacs Tanganika, Victoria-
Nyanza ou Rodolphe. Le fait est d’autant plus intéressant que le lac
Tchad nourrit également des Pliodons appartenant justement à la section
_Cameronia_ si largement représentée dans le lac Tanganika.
=Sous-Famille des ÆTHERIDÆ[466].=
Genre ÆTHERIA de Lamarck[467].
_Ætheria elliptica_ de Lamarck.
1807. _Ætheria elliptica_ de Lamarck, _Ann. Muséum hist. natur. Paris_,
X, p. 401, pl. XXIX et pl. XXX, fig. 1.
1807. _Ætheria trigonula_ de Lamarck, _loc. cit._, p. 403, pl. XXX et
XXXI.
1807. _Ætheria semilunata_ de Lamarck, _loc. cit._, p. 404, pl. XXXII,
fig. 1-2.
1807. _Ætheria transversa_ de Lamarck, _loc. cit._, p. 404, pl. XXXII,
fig. 3-4.
1819. _Ætheria elliptica_ de Lamarck, _Anim. s. vertèbres_, VI, I, p.
100.
1819. _Ætheria trigonula_ de Lamarck, _loc. cit._, p. 100.
1819. _Ætheria semilunata_ de Lamarck, _loc. cit._, p. 100.
1819. _Ætheria transversa_ de Lamarck, _loc. cit._, p. 100.
1820. _Ætheria semilunata_ Sowerby, _Genera of shells_, I.
1823. _Ætheria Cailliaudi_ de Férussac, _Mém. Æth._ ; in : _Mém. Acad.
sc._, I, p. 359.
1823. _Ætheria Lamarcki_ de Férussac, _loc. cit._, p. 359.
1823. _Ætheria plumbea_ de Férussac, _loc. cit._, p. 359.
1825. _Ætheria tubifera_ Sowerby. _Zoolog. Journal_, I, p. 523, pl. XIX.
1826. _Ætheria Cailliaudi_ Cailliaud, _Voyage à Méroë_, II, p. 222, IV
(1827), p. 261 ; atlas, II (1823), pl. LXI, fig. 1-3.
1830. _Ætheria Carteroni_ Michelin, _Magas. zoolog., Mollusques_, I, pl.
I, fig. 1.
1834. _Ætheria plumbea_ Rang et Cailliaud, _Mém. Eth._, p. 15 et _Ann.
Muséum Paris_ (3), III, p. 142.
1834. _Ætheria Lamarcki_ Rang et Cailliaud, _loc. cit._, p. 17 et p.
143.
1834. _Ætheria Cailliaudi_ Rang et Cailliaud, _loc. cit._, p. 17 et p.
143.
1858. _Ætheria semilunata_ H. et A. Adams, _Genera of recent Mollusca_,
pl. CXX, fig. 3.
1858. _Ætheria semilunata_ Woodward, _Manual of Conchol._, pl. XVIII,
fig. 7.
1862. _Ætheria Caillaudi_ Chenu, _Man. Conch._, II, p. 150, fig. 139.
1866. _Ætheria Cailliaudi_ von Martens, _Malak. Blätter_, XIII, p. 9.
1868. _Ætheria plumbea_ Morelet, _Voyage Welwitsch, Moll._, p. 100.
1872. _Ætheria elliptica_ Reeve, _Conchol. Icon._, XVIII, fig. 1-1_b_.
1872. _Ætheria Cailliaudi_ Reeve, _loc. cit._, fig. 2-2 _a_.
1874. _Ætheria Cailliaudi_ Jickeli, _Land- und Süssw. Moll. N. Ost-
Afrik._, p. 281.
1880. _Ætheria elliptica_ Smith. _Proceed. zoolog. soc. London_, p. 352.
1881. _Ætheria Pettrettini_ Bourguignat, _Matér. hist. Mollusques Acéph.
syst. Européen_, p. 53 et p. 70.
1881. _Ætheria Letourneuxi_ Bourguignat, _loc. cit._, p. 56 et p. 70.
1881. _Ætheria Chambardi_ Bourguignat, _loc. cit._, p. 56 et p. 69.
1881. _Ætheria nilotica_ Letourneux _in_ : Bourguignat, _loc. cit._, p.
58 et p. 66.
1881. _Ætheria Cailliaudi_ Bourguignat, _loc. cit._, p. 64.
1881. _Ætheria tubifera_ Bourguignat, _loc. cit._, p. 65.
1881. _Ætheria elliptica_ Bourguignat, _loc. cit._, p. 66.
1881. _Ætheria senegalica_ Bourguignat, _loc. cit._, p. 68.
1881. _Ætheria semilunata_ Bourguignat, _loc. cit._, p. 70.
1881. _Ætheria transversa_ Bourguignat, _loc. cit._, p. 71.
1881. _Ætheria Carteroni_ Bourguignat, _loc. cit._, p. 71.
1883. _Ætheria Cailliaudi_ Bourguignat, _Hist. malacolog. de
l’Abyssinie_, p. 137.
1883. _Ætheria tubifera_ Bourguignat, _loc. cit._, p. 137.
1883. _Ætheria nilotica_ Bourguignat, _loc. cit._, p. 138.
1886. _Ætheria Bourguignati_ de Rochebrune, _Bullet. soc. malacologique
de France_, III, p. 14.
1886. _Ætheria Cailliaudi_ Jousseaume, _Bullet. soc. zoolog. de France_,
XI, p. 501 (à part, p. 31).
1886. _Ætheria plombea_ Jousseaume, _loc. cit._, p. 501 (à part, p. 31).
1890. _Ætheria Cailliaudi_ Dautzenberg, _Mémoires soc. zoolog. de
France_, III, p. 135.
1892. _Ætheria elliptica_ Smith, _Ann. magaz. natur. history_, 6e série,
X, p. 381.
1898. _Ætheria elliptica_ Martens, _Beschalte Weichth. Ost-Afrik._, p.
216.
1898. _Ætheria elliptica_ var. _Cailliaudi_ Martens, _loc. cit._, p.
217.
1898. _Ætheria elliptica_ var. _tubifera_ Martens, _loc. cit._, p. 217.
1898. _Ætheria semilunata_ de Rochebrune et Germain, _Mém. société
zoolog. de France_, XVII, p. 27.
1904. _Ætheria Bourguignati_ de Rochebrune et Germain, _loc. cit._ XVII,
p. 27, pl. II, fig. 8.
1905. _Ætheria semilunata_ Germain, _Bullet Muséum hist. nat. Paris_,
XI, no 5, p. 331.
1905. _Ætheria Cailliaudi_ Germain, _loc. cit._, XI, no 5, p. 331.
1905. _Ætheria elliptica_ Germain, _loc. cit._, XI, no 4, p. 260.
Le genre _Ætheria_ a été créé par DE LAMARCK en 1807[468] pour des
coquilles fluviatiles, ressemblant à des Huîtres, que l’on crut marines
jusqu’aux découvertes faites, dans le Nil, par le voyageur nantais
CAILLIAUD. Il n’est peut-être aucun Mollusque aussi polymorphe et je
crois que l’on doit considérer _toutes les Æthéries décrites jusqu’ici
comme appartenant à une seule espèce_. C’est d’ailleurs l’opinion du Dr
R. ANTHONY[469] qui compte publier, très prochainement, une importante
monographie de ce genre particulier aux fleuves de l’Afrique[470].
Coquille irrégulière ou très irrégulière, généralement inéquivalve ;
crochets prolongés en un talon plus ou moins développé ; charnière sans
dents, épaisse et sinueuse ; ligament interne ou externe contigu à une
fosse ligamentaire très profonde ; impressions musculaires antérieure et
postérieure bien marquées ; impression palléale étroite. Test épidermé,
le plus souvent foliacé ; intérieur des valves nacré.
Les Æthéries sont des animaux libres dans leur jeune âge. Leur coquille
est alors régulière, « en tout semblable à un petit Unionidé et, plus
spécialement, en raison de son absence de dents, à une petite
Anodonte »[471]. Au bout d’un certain temps, ces jeunes Æthéries se
fixent et cette fixation se fait indistinctement sur la valve droite ou
sur la valve gauche, contrairement à ce qu’on observe chez les
_Mulleria_ qui se fixent toujours par la valve droite[472].
Les Æthéries se fixant sur tous les corps étrangers, il en résulte
fatalement des déformations, souvent très considérables, dans la forme
de la coquille. Tel est le cas du très bel échantillon, recueilli par M.
A. CHEVALIER, et qui a dû être fixé sur une branche submergée. La
coquille est devenue absolument ellipsoïdale assez allongée, la valve
libre très profonde (Longueur : 120 millimètres ; hauteur maximum : 59
millimètres ; épaisseur maximum : 60 millimètres). Cet exemplaire a été
trouvé dans le Chari (Mamoun, pays de Senoussi), en mars 1903, par M. A.
CHEVALIER.
On a constaté la présence des Æthéries dans presque toute l’Afrique
équatoriale, depuis le Nil jusqu’au Sénégal, au Niger, à la Gambie et au
Congo. C’est un Mollusque ordinairement commun, formant très souvent des
bancs denses qui, par la suite, devenus subfossiles, sont employés par
les indigènes à la fabrication de la chaux.
M. A. CHEVALIER a rapporté de nombreux échantillons d’Æthéries
recueillis dans les localités suivantes :
Le moyen Niger, entre Bamakou et Tombouctou (commun). [Mission du
général DE TRENTINIAN, 1899].
Pays de Corbol, au S. du Baguirmi, dans le canal (juillet 1902). [A.
CHEVALIER].
Rivière sablonneuse et marais du Mamoun ; lit du Boungoul (pays de
Senoussi), mars 1903. [A. CHEVALIER].
Dans le lac Iro, territoire du Chari. Juin 1903.
Le Gribingui (Haut-Chari), fixé aux blocs éboulés de poundingues
ferrugineux. Novembre 1903. Employé par les indigènes pour fabriquer la
chaux.
Bords de la rivière Komadougou, près le village de Tselloum, dans le
Bornou. (Janvier 1900). [F. FOUREAU].
Le Chari, au village de Mara, 28 février 1900 [F. FOUREAU].
Rivière Logone, au village de Kousri, 22 mars 1900 [F. FOUREAU].
=Famille des MUTELIDÆ=
Genre SPATHA Lea[473].
§ 1. _SPATHA_ sens. str.
_Spatha rubens_ de Lamarck.
1819. _Anodonta rubens_ de Lamarck, _Anim. sans vertèbres_, VI, part.
II, p. 85.
1823. _Anodonta rubens_ Cailliaud, _Voyage à Méroë_, IV [1827], p. 262 ;
Atlas, II, 1823, Pl. LX, fig. 12.
1835. _Iridina rubens_ Rang, _Nouv. Ann. du Muséum Paris_ ; p. 314.
1836. _Iridina rubens_ Lea, _Synopsis of Naïades_, p. 56.
1839. _Iridina solida_ Anton, _Verz. der Conch._, p. 16.
1838. _Platiris (Spatha) rubens_ Lea, _Synopsis of Naïades_, p. 33.
1853. _Anodonta solida_ Küster, _Conchyl. Cabinet, Anod._, p. 50, Taf.
XII, fig. 1.
1857. _Spatha rubens_ H. et A. Adams, _Gen. rec. Moll._, II, p. 507, Pl.
CXIX.
1859. _Spatha rubens_ Chenu, _Man. Conchyl._, II, p. 148, fig. 729.
1867. _Anodon rubens_ Sowerby _in_ : Reeve, _Conch. Icon._, XVII, Pl.
II. fig. 5.
1876. _Spatha rubens_ Clessin, _in_ : Martini et Chemnitz, _Syst.
Conchyl. Cabinet Anod._, Pl. LXI, fig. 1.
1890. _Spatha rubens_ Paetel, _Conch. Sam._, III. p. 188.
1900. _Spatha rubens_ Simpson, _Proceed. unit. stat. nation. Muséum_,
XXII, p. 896.
Cette espèce bien connue se rencontre dans toute l’Afrique équatoriale.
Elle est abondante dans tous les cours d’eau, depuis le Nil jusqu’au
Sénégal. Sa forme et sa taille varient, mais il est impossible de
séparer, ainsi que le voulait BOURGUIGNAT[474], les exemplaires qui
habitent le Nil de ceux qui vivent dans le Sénégal. La coquille nommée
_Spatha Cailliaudi_ par von MARTENS[475] et très exactement figurée par
JICKELI[476], n’est encore qu’une variété du _Spatha rubens_ qui habite
d’ailleurs les mêmes localités que le type.
Les exemplaires recueillis par la Mission sont assez nombreux ; ils
possèdent un test très pesant, marron foncé, un peu brillant ; les
stries d’accroissement sont grossières et fort irrégulières ; la nacre,
d’un bel orangé, est très irisée. Voici les dimensions de quelques
échantillons :
Longueur 101 111 111 114 114 118 124 125 120 131 mm.
max. : 1/2
Largeur 64 72 75 74 79 78 78 78 78 82 —
max. :
Epaisseur 39 48 47 45 46 56 47 50 44 45 —
max. : 1/2
Les deux derniers échantillons correspondent à une variété _compressa_
très voisine du _Spatha Lepsii_ Jickeli[477], espèce que l’on doit
encore rattacher, comme variété, au _Spatha rubens_.
Variété _rotundata_ Martens.