1885. _Ampullaria ovata_ Billotte, _Bullet. soc. malacol. France_, II,

p. 110.

1886. _Ampullaria ovata_ Pelseneer, _Bullet. Mus. hist. natur.

Belgique_, IV, p. 104.

1888. _Ampullaria ovata_ Bourguignat, _Iconogr. malacolog. lac

Tanganika_ ; Pl. VI, fig. 1.

1889. _Ampullaria ovata_ Bourguignat, _Mollusques Afrique équator._ ; p.

168.

1890. _Ampullaria ovata_ Bourguignat, _Hist. malacolog. lac Tanganika_ ;

p. 74, Pl. VI, fig. 1 ; et _Annales sciences natur._, 7e série, X ; même

pagin.

1898. _Ampullaria ovata_ Martens, _Beschalte Weichth. Ost-Afrikas_ ; p.

158.

1904. _Ampullaria ovata_ Smith, _Proceed. malacolog. society London_ ;

VI, no 2, p. 100.

L’_Ampullaria ovata_ est une espèce incontestablement voisine de l’_A.

Kordofana_ Parreyss[427], ne s’en distinguant que par sa forme plus

élevée, plus franchement ovalaire et à spire plus haute.

La mission Chevalier a recueilli, dans le Chari, sept échantillons de

cette espèce en parfait état de conservation. Leur test est vert olive

assez foncé, un peu plus jaunâtre vers la partie supérieure du dernier

tour de spire, orné de bandes rougeâtres peu apparentes, assez variables

en nombre et en dimensions. L’intérieur de l’ouverture est d’un brun

rougeâtre, très brillant. Hauteur : 52-57 millimètres ; diamètre : 43-50

millimètres ; hauteur de l’ouverture : 36-44 millimètres ; diamètre de

l’ouverture : 23 1/2-28 millimètres.

Cette espèce est fort répandue en Egypte et en Abyssinie ; on la connaît

également des lacs Victoria Nyanza et Tanganika ; enfin elle a été

signalée jusque dans le Niger[428]. Comme l’_A. speciosa_, ce Mollusque

fournit donc un excellent exemple d’espèce nilotique rayonnant dans

toute l’Afrique équatoriale.

_Ampullaria gradata_ Smith.

1881. _Ampullaria gradata_ Smith, _Proceed. zool. society London_ ; p.

289, Pl. XXXIII, fig. 22-22a.

1885. _Ampullaria gradata_ Billotte, _Bullet. soc. malacolog. France_ ;

II, p. 109.

1889. _Ampullaria gradata_ Bourguignat, _Mollusques Afrique équator._ ;

p. 167.

1898. _Ampullaria gradata_ Martens, _Beschalte Weichth. Ost-Afrik._ ; p.

158.

1905. _Ampullaria gradata_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur.

Paris_ ; XI, no 4, p. 256.

C’est avec beaucoup de raison que E. A. SMITH considère son espèce comme

très voisine des formes nilotiques qui, comme les _Ampullaria Wernei_

Phil., _A. speciosa_ Phil., et _A. lurida_ Parreyss, sont impossibles à

distinguer à l’aide d’un caractère précis[429]. La distinction de toutes

ces espèces n’est, en effet, qu’une question de « _galbe_ », et, comme

telle, fort sujette à caution. Une étude anatomique attentive sur une

série suffisante d’individus permettrait seule d’émettre une opinion

définitive.

Les échantillons recueillis par la mission sont adultes et bien

typiques. Leur test est assez solide, un peu épais, crétacé, d’un vert

olive, orné de stries d’acroissement un peu irrégulières coupées de très

fines stries spirales.

Hauteur max. : 56-59 millimètres ; diamètre max. : 53-55 millimètres ;

rapport du diamètre max. à la hauteur maximum : 94/100 ; hauteur de

l’ouverture : 45-47 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 27-30

millimètres ; rapport du diamètre de l’ouverture à la hauteur de

l’ouverture : 60/100 à 64/100.

Dans le « rahat » du Baguirmi ; septembre 1903 ; 1 exemplaire.

Région avoisinant le S.-E. du lac Tchad, octobre 1903 [A. CHEVALIER] ; 1

exemplaire.

Le Gribingui, mars 1904 [CHEVALIER et DECORSE] ; 1 exemplaire.

Pays de Corbol, au S. du Baguirmi, territoire du Chari ; juillet 1903.

Un exemplaire jeune. Cet échantillon se rapporte exactement à un

individu, également jeune, offert par BOURGUIGNAT au Muséum en 1886 et

provenant du Kondoa[430]. Il est d’une teinte jaune olivâtre, plus

claire que chez les spécimens adultes et mesure : hauteur : 42

millimètres ; diamètre : 37 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 31

millimètres ; diamètre de l’ouverture : 21 millimètres.

=_Ampullaria chariensis_= Germain.

1905. _Ampullaria chariensis_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur.

Paris_ ; XI, no 6, p. 486.

1906. _Ampullaria chariensis_ Germain, _Mém. soc. zoolog. France_ ;

XIX ; p. 232, Pl. IV, fig. 10.

Un seul exemplaire jeune ne mesurant que 32 1/2 millimètres de hauteur

pour 26 millimètres de diamètre. L’ouverture a 26 millimètres de hauteur

sur 10 millimètres de largeur. Il a été recueilli par M. CHEVALIER, dans

le lac Tchad, près des îles Kouri (octobre 1903).

_Ampullaria Rucheti_ Billotte.

1885. _Ampullaria Rucheti_ Billotte, _Bull. soc. malacolog. France_ ;

II, p. 105, Pl. VI, fig. 1.

1889. _Ampullaria Rucheti_ Bourguignat, _Mollusques Afrique équator._ ;

p. 168.

Cette espèce est surtout caractérisée par son dernier tour, très

développé vers la région supérieure et bien atténué en bas, ce qui donne

à la coquille un aspect subtriangulaire. Le test, un peu épais, est

presque lisse, légèrement brillant à l’état frais ; l’intérieur de

l’ouverture est rougeâtre.

Hauteur : 50-54 millimètres : diamètre : 51 millimètres ; hauteur de

l’ouverture : 42-44 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 24-27

millimètres.

Territoire du Chari, Mamoun, pays de Senoussi ; mars 1903 ; 1

exemplaire.

Lac Tchad, archipel Kouri, octobre 1903 ; 1 exemplaire.

*

* *

Les espèces suivantes, qui n’ont pas été recueillies par M. A. CHEVALIER

au cours de sa mission, habitent également la région dont nous étudions

la faune.

_Ampullaria Wernei_ Philippi[431]. — Grosse espèce voisine de

l’_Ampullaria speciosa_ et à laquelle il faut rapporter, ainsi que je

l’ai montré précédemment[432], l’_Ampullaria Charmesi_ Billotte[433]. Le

test épais, solide, d’un vert olive assez brillant, est orné de stries

peu régulières, devenant fortes et parfois saillantes aux environs de

l’ouverture.

Hauteur : 88-91 millimètres ; diamètre maximum : 74-80 millimètres ;

hauteur de l’ouverture : 65-70 millimètres ; diamètre de l’ouverture :

43 millimètres.

Les îles de l’Oubangui, en aval du fort de Possel (juillet 1900) ; bords

du Gribingui (janvier 1900) [Mission F. FOUREAU].

Le Bas Chari, entre Bougouman et Fort-Lamy ; 3 exemplaires adultes et 3

échantillons jeunes [M. le lieutenant L. LACOIN].

_Ampullaria erythrostoma_ Reeve[434]. — Belle espèce des environs de

Zanzibar qui n’a pas encore été recueillie dans l’intérieur du continent

africain.

Le Dr von MARTENS a décrit, sous le nom de variété _Stuhlmanni_[435] une

magnifique variété mesurant 83-84 millimètres de hauteur, 72-77

millimètres de grand diamètre et 58-62 millimètres de petit diamètre.

L’ouverture a 61-63 millimètres de hauteur sur 38-41 millimètres de

diamètre. Cette variété, découverte par le Dr STUHLMANN dans le lac

Albert-Nyanza, en novembre 1891, se rapproche beaucoup, par sa forme

très globuleuse avec un dernier tour bien régulièrement ventru formant

presque toute la coquille et son ouverture relativement étroite, de

certaines variétés de l’_Ampullaria speciosa_ et notamment de la variété

_globosa_ Germain. On la retrouvera donc, probablement, dans le bassin

du Chari.

[Illustration : FIG. 90. — _Ampullaria speciosa_ Philippi, var.

_globosa_ Germ. Demi-grandeur naturelle.]

L’_Ampullaria speciosa_ Phil. var. _globosa_ Germain[436] (fig. 90), est

une coquille de très grande taille qui se sépare du type par son dernier

tour notablement plus globuleux et sa suture moins nettement

canaliculée. Elle atteint les dimensions suivantes : Hauteur : 103

millimètres ; diamètre maximum : 99 millimètres ; hauteur de

l’ouverture : 82 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 53 millimètres.

Elle a été recueillie sur les bords du Congo, en juillet 1900, par M. F.

FOUREAU.

Enfin je signalerai l’_Ampullaria leopoldvillensis_ Putzeys[437], bien

que cette espèce n’ait encore été recueillie que dans le Stanley-Pool,

près de Léopoldville, parce qu’elle appartient à la même série que les

précédentes. C’est une coquille de grande taille (hauteur : 88

millimètres ; diamètre maximum : 77 millimètres ; hauteur de

l’ouverture : 73 millimètres), globuleuse, étroitement ombiliquée,

possédant 5 1/2 tours de spire convexes et une ouverture un peu oblique,

oblongue, allongée, relativement étroite. Cette espèce, qui est

extrêmement voisine de la variété _Stuhlmanni_ Martens, se rapproche

également de l’_A. speciosa_ var. _globosa_ et il est probable que de

nouveaux matériaux permettront de réunir ces trois formes.

Genre LANISTES Denys de Montfort[438].

_Lanistes procerus_ Martens.

1866. _Lanistes olivaceus_ var. _procerus_ Martens _in_ Pfeiffer,

_Novitates Concholog._, II, p. 292, pl. LXXI, fig. 1-2.

1879. _Meladomus procerus_ Bourguignat, _Mollusques Egypte, Abyssinie,

Zanz._, etc., p. 34.

1886. _Lanistes magnus_ Furtado, _Journal de Conchyliol._, XXXIV, p.

147, pl. VI, fig. 3.

1889. _Meladomus procerus_ Bourguignat, _Mollusques Afrique équator._,

p. 172.

1898. _Lanistes olivaceus_ var. _procerus_ Martens, _Beschalte Weichth.

Ost-Afrik._, p. 164.

1901. _Lanistes olivaceus_ var. _procerus_ Dupuy et Putzeys. _Bullet.

séances soc. malacol, Belgique_, XXXVI, p. LVIII, fig. 29.

Espèce de très grande taille, atteignant jusqu’à 105 millimètres de

hauteur, pour 80 millimètres de diamètre maximum ; spire un peu haute,

composée de 6-7 tours bien convexes séparés par des sutures profondes ;

ouverture atteignant à peu près la moitié de la hauteur totale ; test

solide, épais, d’un marron olivâtre plus ou moins foncé. Les stries dont

le test est orné sont grossières et irrégulièrement distribuées ; elles

deviennent nettement pliciformes aux environs de l’ouverture.

Le _Lanistes magnus_, décrit par FURTADO est, sans aucun doute, une

forme major du _Lanistes procerus_ dont le dernier tour est un peu plus

ventru. Il existe également une variété _minor_ qui possède exactement

les caractères du type mais ne mesurant que 54 millimètres de hauteur

pour 38 millimètres de diamètre maximum[439]. Elle a été recueillie, par

MM. CHEVALIER et DECORSE dans le Mamoun (pays de Senoussi), en mars

1903.

M. le lieutenant LACOIN a également recueilli cette espèce dans le Bas-

Chari et dans le Bar-el-Ghazal.

_Lanistes ovum_ Peters.

1835. _Ampullaria ovum_ Peters, _Archiv. f. naturgesch._, XI, p. 215.

1851. _Ampullaria ovum_ Philippi _in_ : Martini et Chemnitz, _Syst.

Conch. Cab., Ampull._, p. 22, no 27, pl. VI, fig. 2.

1860. _Lanistes ovum_ Martens, _Malak. Blätt._, VI, p. 216.

1866. _Lanistes ovum_ Pfeiffer, _Novitates Conchol._, II, p. 290.

1868. _Ampullaria ovum_ Morelet, _Voy. Wellwitsch_, p. 41, p. 44 et p.

95.

1874. _Lanistes ovum_ Jickeli, _Land- und Süssw. Moll. N.-O. Afrik._, p.

230.

1877. _Lanistes ovum_ Smith, _Proceed. zoolog. soc. London_, p. 715.

1879. _Meladomus ovum_ Bourguignat, _Mollusques Egypte, Abyssinie,

Zanzib._, etc., p. 36.

1889. _Meladomus ovum_ Bourguignat, _Mollusques Afrique équatoriale_, p.

173.

1898. _Lanistes ovum_ Martens, _Beschalte Weichth. Ost-Afrik._, p. 166.

1906. _Lanistes ovum_ Germain, _Mém. soc. zoolog. France_, XIX, p. 233.

Cette espèce bien connue est abondante dans toute l’Afrique tropicale ;

elle est assez polymorphe, tant au point de vue de la forme générale

qu’au point de vue de la taille, pour qu’on y puisse distinguer les

variétés suivantes :

Variété =_Lacoini_= Germain[440].

PLANCHE V, fig. 16.

1906. _Lanistes ovum_ var. _Lacoini_ Germain, _Mém. soc. zoolog.

France_, XIX. p. 234.

Coquille de forme plus ventrue-globuleuse ; spire moins haute à tours

plus convexes ; dernier tour notablement plus développé en largeur ;

ombilic à peine plus large ; test plus finement et plus régulièrement

strié.

Hauteur : 42-46 millimètres ; diamètre : 35-36 1/2 millimètres ; hauteur

de l’ouverture : 27-28 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 17 1/2-19

millimètres.

Territoire du Chari : Mamoun (Pays de Senoussi) ; mars 1903 ; 2

exemplaires.

Variété _elatior_ Pfeiffer.

1866. _Lanistes ovum_ var. _elatior_ Pfeiffer, _Novitates Conchol._, p.

291, taf. LXX, fig. 7-8.

1874. _Lanistes ovum_ var. _elatior_ Jickeli, _Land- und Süssw. Moll.

N.-O. Afrik._, p. 230.

1879. _Meladomus elatior_ Bourguignat, _Mollusques Egypte, Abyss.,

Zanzib._, p. 35.

1889. _Meladomus elatior_ Bourguignat, _Mollusques Afrique équat._, p.

173.

1906. _Lanistes ovum_ var. _elatior_ Germain, _Mém. soc. zoolog. de

France_, XIX, p. 234.

Coquille de forme plus élevée ; spire plus haute, composée de 6 tours

convexes à croissance assez rapide séparés par des sutures profondes ;

test épais, solide, assez finement strié, d’un brun marron ou d’un vert

noirâtre un peu brillant.

Territoire du Chari : Mamoun (Pays de Senoussi) ; 1 exemplaire.

BOURGUIGNAT a donné, au Muséum d’histoire naturelle de Paris, deux

exemplaires de _Lanistes ovum_ qui, par leur forme un peu haute, sont

intermédiaires entre le type _ovum_ et la variété _elatior_. Ils ont été

recueillis aux environs de Zanzibar par M. BLOYET [1886].

L’espèce type a été récoltée par le Dr DECORSE dans le Mamoun (mars

1903), à Kousri, et dans un ruisseau près de Koga-Pongourou [6 décembre

1903] ; 6 exemplaires.

_Lanistes ellipticus_ Martens.

1866. _Lanistes ellipticus_ Martens, _in_ : Pfeiffer, _Novitates

Concholog._, II, p. 294, taf. LXX, fig. 9-10.

1879. _Meladomus ellipticus_ Bourguignat, _Mollusques Egypte, Abyssinie,

Zanzibar_, etc..., p. 35.

1886. _Lanistes Zambesianus_ Furtado, _Journal de Conchyl._, XXXIV, p.

148, pl. VII, fig. 1.

1889. _Meladomus ellipticus_ Bourguignat, _Mollusques Afrique

équatoriale_, p. 123.

1898. _Lanistes ellipticus_ Martens, _Beschalte Weichth. Ost-Afrik._, p.

168.

Le _Lanistes ellipticus_ est une espèce primitivement découverte dans la

région du Mozambique, puis dans le bassin du Zambèse (CAPELLO et IVENS ;

prof. PETERS, 1884-1885), enfin dans le lac Nyassa [J.-A. SIMONS, etc.].

Le Dr DECORSE a également constaté la présence de ce _Lanistes_ à

Kousri. L’unique exemplaire recueilli est d’ailleurs conforme à la

figuration donnée par PFEIFFER[441].

=_Lanistes gribinguiensis_= Germain.

PLANCHE V, fig. 15.

1905. _Lanistes gribinguiensis_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur.

Paris_, XI, no 6, p. 487.

Coquille d’assez petite taille, senestre, ventrue, pourvue d’une

perforation ombilicale assez large, _non circonscrite par une

angulosité_ ; spire très brève, subconoïde, à sommet très obtus ; 5

tours à peine convexes, à croissance très rapide, présentant une région

méplane relativement large contre la suture qui est à peu près

linéaire ; dernier tour très grand, renflé, bien ventru-arrondi, formant

les 6/7 de la hauteur totale ; ouverture peu oblique, médiocrement

échancrée, subelliptique, à bord externe largement convexe, anguleuse

supérieurement, arrondie inférieurement ; columelle presque droite, très

légèrement réfléchie sur l’ombilic ; péristome droit et aigu ; bords

marginaux convergents réunis par une faible callosité d’un blanc

bleuâtre.

Opercule médiocre, profondément enfoncé dans l’intérieur de la coquille,

légèrement concave extérieurement, orné de stries concentriques assez

fines ; nucleus à peine saillant, presque situé contre le bord

columellaire.

Hauteur : 20 millimètres ; diamètre maximum : 19 1/2 millimètres ;

hauteur de l’ouverture : 14 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 11

millimètres.

Test solide, relativement épais, opaque, assez grossièrement strié [le

dernier tour présente des costulations émoussées relativement grosses,

onduleuses et assez régulières, sauf vers l’ouverture], d’un marron

assez foncé, orné de bandes peu visibles, étroites, plus sombres que le

fond de la coquille. Intérieur de l’ouverture d’un rouge vineux

brillant.

Cette espèce se rapproche surtout du _Lanistes lybicus_ Morelet[442],

tant par son enroulement que par la position de sa carène spirale ; mais

elle s’en distingue par un caractère essentiel : tandis que, chez le

_Lanistes lybicus_ et toutes les formes de ce groupe, la fente

ombilicale est entourée par une angulosité plus ou moins saillante mais

toujours très visible, la perforation ombilicale est ici simple, sans

aucune trace d’angulosité. Le _Lanistes gribinguiensis_ présente aussi

assez l’aspect du _L. stuhlmanni_ Martens[443], mais cette dernière

espèce n’est pas ombiliquée.

Le Gribingui, dans l’Oubangui.

*

* *

En dehors des espèces que nous venons de passer en revue, la région du

Chari et le bassin du Tchad nourrissent encore les _Lanistes_ suivants :

_Lanistes Vignoni_ Bourguignat[444]. — Cette espèce, qui a été très

exactement figurée par PFEIFFER[445] comme variété du _Lanistes

bernardianus_ Morelet[446], habite le lac Tchad, dans la région de

Woudi, où elle a été recueillie par M. F. FOUREAU. C’est une coquille

globuleuse, à spire peu haute composée de 5 tours très étagés et ornés

d’une carène saillante. L’ombilic est entouré d’une angulosité bien

marquée ; enfin l’ouverture, peu oblique, ovalaire-allongée, atteint

environ les 2/3 de la hauteur totale.

Hauteur : 34 millimètres ; diamètre maximum : 32 millimètres ; hauteur

de l’ouverture : 22 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 15

millimètres.

_Lanistes Foai_ Germain[447]. — Cette espèce, qui se rapproche surtout

de la précédente, s’en distingue nettement par sa spire beaucoup plus

déprimée et son ouverture plus régulièrement ovalaire. La perforation

ombilicale n’est pas entourée par une carène, mais présente seulement

une fausse apparence d’angulosité ; enfin le _Lanistes Foai_ est

remarquable par sa forme écourtée, sa hauteur étant plus faible que son

diamètre maximum.

Hauteur : 25 millimètres ; diamètre maximum : 28 millimètres ; hauteur

de l’ouverture : 18 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 12

millimètres.

Test solide, épais, opaque, un peu pesant, d’un marron foncé, orné, sur

le dernier tour, de 6-7 bandes étroites plus sombres que le fond de la

coquille ; stries très fines, irrégulièrement distribuées.

Recueillie par M. E. FOA dans le Haut-Congo.

Enfin MM. DUPUIS et PUTZEYS ont décrit une coquille du Lualaba qui

appartient à la même série que les deux précédentes. C’est le _Lanistes

lybicus_ var. _nseudweensis_ Dupuis et Putzeys[448] caractérisé par sa

forme déprimée, ses tours présentant, à leur partie supérieure, une

carène saillante ; enfin par son ombilic entouré d’une carène nettement

accusée.

Hauteur : 21 millimètres ; diamètre maximum : 22 millimètres ; hauteur

de l’ouverture : 13 1/2 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 10 1/2

millimètres.

=Famille des MELANIIDÆ=

Genre MELANIA de Lamarck.

_Melania tuberculata_ Müller.

1774. _Nerita tuberculata_ Müller, _Verm. terr. et fluv. hist._, p. 191.

1779. _Strombus tuberculatus_ Schröter, _Geschichte d. flusconchyl._, p.

373.

1779. _Strombus costatus_ Schröter, _loc. cit._ ; p. 373, Taf. VIII,

fig. 14.

1804. _Melanoïdes fasciolata_ Olivier, _Voyage empire Ottoman_, II, p.

40, Pl. XXXI, fig. 7.

1822. _Melania fasciolata_ de Lamarck, _An. sans vertèbres_ ; VI, 2e

part., p. 174.

1847. _Melania pyramis_ Buch _in_ : Philippi, _Abbild. Conchyl._, II, p.

172, Taf. IV, fig. 16.

1852. _Vivipara fasciolata_ Raymond, _Journ. Conchyl._, III, p. 326.

1853. _Melania tuberculata_ Bourguignat, _Catal. rais. Mollusques

Orient_, p. 65.

1861. _Melania Rothiana_ Mousson, _Coq. Roth_, p. 61.

1864. _Melania tuberculata_ Bourguignat, _Malacol. terr. fluv. Algérie_,

II, p. 251, Pl. XV, fig. 1-11.

1865. _Melania tuberculata_ Dohrn, _Proceed. zoolog. soc. London_, p.

234.

1865. _Melania rubropunctata_ Tristam, _Proceed. zoolog. soc. London_,

p. 541.

1865. _Melania tuberculata_ Martens, _Malakozool. Blätter_, XI, p. 205.

1869. _Melania tuberculata_ Martens, _Nachrichtsbl. d. Malak. ges._, I,

p. 154.

1874. _Melania tuberculata_ Jickeli, _Land- und Süssw. Mollusk.

Nordostafrik._, p. 251.

1874. _Melania abyssinica_ Ruppel _in_ : Jickeli, _loc. cit._ ; p. 253.

1877. _Melania tuberculata_ Smith, _Proceed. zoolog. soc. London_ ; p.

712.

1879. _Melania tuberculata_ Martens, _Sitz. ber. d. ges. natur. Freunde

in Berlin_, p. 104.

1881. _Melania tuberculata_ Smith, _Proceed. zoolog. soc. London_ ; p.

291.

1882. _Melania tuberculata_ Bourguignat, _Mollusq. terr. fluv. mission

Revoil au pays Çomalis_, p. 90.

1883. _Melania Rothiana_ Locard, _Malacol. lacs Tibériade, Antioche_,

etc., p. 32.

1883. _Melania tuberculata_ Bourguignat, _Hist. malacol. Abyssinie_ ; p.

102 et 131.

1884. _Melania tuberculata_ Bourguignat, _Hist. Melaniens syst. europ._,

p. 5 et _Ann. malacologie_, II, p. 5.

1887. _Melania tuberculata_ Bourguignat, _Bullet. soc. malacol.

France_ ; IV, p. 267.

1888. _Melania tuberculata_ Pollonera, _Bollettino della Società

malacologica Italiana_ ; XIII, part. II, p. 34.

1888. _Melania tuberculata_ Smith, _Proceed. zool. soc. London_ ; p. 52.

1888. _Melania tuberculata_ Bourguignat, _Iconogr. malacol. lac

Tanganika_ ; p. 27. Pl. XI, fig. 26-27.

1889. _Melania tuberculata_ Bourguignat, _Bullet. soc. malacol. France_,

VI, p. 5 et 51.

1889. _Melania tuberculata_ Bourguignat, _Mollusq. Afrique équator._ ;

p. 182.

1890. _Melania tuberculata_ Smith, _Ann. magaz. natur. history_ ; 6e

série, VI, p. 149.

1890. _Melania tuberculata_ Bourguignat, _Hist. malacol. lac

Tanganika_ ; p. 163, Pl. XI, fig. 26-27 ; et _Ann. sc. natur._ ; 7e

série, X, _même paginat._

1891. _Melania tuberculata_ Smith, _Proceed. zoolog. soc. London_ ; p.

310.

1892. _Melania tuberculata_ Martens, _Sitz. bericht. d. ges. nat.

Freunde Berlin_, p. 173.

1893. _Melania tuberculata_ Bourguignat, _Mollusques Nyanza-Oukéréwé_,

p. 4.

1894. _Melania tuberculata_ Ancey, _Mém. soc. zoolog. France_ ; VII, p.

224.

1896. _Melania tuberculata_ Sturany _in_ : Baumann, _Durch Massailand

zur Nilquelle_, p. 10.

1898. _Melania tuberculata_ Martens, _Beschalte Weichth. Ost-Afrik._ ;

p. 193.

1898. _Melania tuberculata_ Pollonera, _Bollet. Musei zoolog. anat.

comp. R. univers. Torino_, XIII, no 313, p. 12 (4 mars 1898).

1904. _Melania tuberculata_ Smith, _Proceed. malacolog. soc. London_ ;

VI, p. 100.

1904. _Melania tuberculata_ de Rochebrune et Germain, _Mém. soc. zoolog.

France_ ; XVII, p. 7.

1904-1906. _Melania tuberculata_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur.

Paris_ ; X, p. 353 ; XI, p. 257 et p. 328 ; XII, p. 54, p. 59 et p. 297.

Cette espèce cosmopolite est extrêmement abondante dans certaines

régions de l’Afrique. Elle habite particulièrement le lac Tchad où tous

les voyageurs qui ont exploré ces régions en ont recueilli de nombreux

exemplaires. Le plus souvent on trouve le _Melania tuberculata_ sur les

plages sableuses où l’accumulation des individus forme parfois une

couche atteignant plusieurs centimètres d’épaisseur. Les échantillons

ont, dans ce cas, entièrement perdu leur épiderme. Il est d’ailleurs

relativement rare de trouver des exemplaires vivants ou simplement en

bon état de conservation.

Région de Tombouctou, abords des lacs Daouna. [Mission du général de

TRENTINIAN] août 1899.

Lac Tchad, archipel Kouri, octobre 1903. Une centaine d’exemplaires.

*

* *

_Melania (Plotia) scabra_ Müller[449]. — Bien qu’elle n’ait pas été

recueillie, au cours de la Mission, cette coquille est si répandue dans

l’O. africain qu’on la rencontrera sans doute un jour dans le Chari.

Sous le nom de _Plotia Leroyi_, Bourguignat[450] a décrit une espèce qui

ne diffère pas du _M. scabra_. Quant au _Plotia Bloyeti_ du même auteur,

ce n’est qu’une variété _minor_ de la même espèce. Elle n’en diffère en

effet, dit BOURGUIGNAT, que « par sa taille moitié plus petite, par sa

forme plus ventrue, moins oblongue, par sa spire moins allongée »[451].

Un assez grand nombre de Mélanies ont été découvertes, dans ces

dernières années, dans le cours du Haut-Congo et de quelques-uns de ses

affluents. Elles ont été décrites et figurées par DUPUIS et PUTZEYS dans

un travail auquel je renvoie le lecteur, aucune de ces espèces n’ayant

été signalée dans le Chari ou ses tributaires[452].

PÉLÉCYPODES

=Famille des UNIONIDÆ=

Genre UNIO Philippsson[453].

§ 1. — _UNIO_ sensu stricto.

L'Afrique centrale française · 第 46 / 66 段