Coquille déprimée, orbiculaire, étroitement ombiliquée, spire brièvement

conique (sommet obtus), composée de 5 tours convexes, légèrement étagés,

à croissance régulière assez rapide ; dernier tour relativement

médiocre, légèrement comprimé à sa naissance, très légèrement subcaréné,

bien plus convexe dessous que dessus ; sutures peu profondes, ouverture

très oblique, semi-lunaire, obtusément subanguleuse vers le milieu du

bord externe ; péristome mince, fragile, légèrement réfléchi sur

l’ombilic.

Diamètre maximum : 12 millimètres ; diamètre minimum : 10 1/2

millimètres ; hauteur maximum : 7 1/2 millimètres ; hauteur de

l’ouverture : 5 1/4 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 5 3/4

millimètres.

Test mince, fragile, presque transparent, d’un corné légèrement ambré,

plus pâle dessous que dessus ; stries fines, irrégulières, onduleuses,

un peu obliques, beaucoup plus fines dessous que dessus.

Cette variété, qui est avec le _Thapsia nyikana_ la plus grande coquille

du genre, diffère de cette dernière :

Par sa spire notablement moins haute bien que ses tours soient

sensiblement plus convexes et assez nettement étagés ; par son dernier

tour proportionnellement plus développé, présentant, en dessus, une

convexité beaucoup plus grande ; par son ouverture encore plus oblique ;

enfin par son test encore plus finement strié.

Téte, 28 décembre 1902.

*

* *

Le genre _Thapsia_ renferme des espèces ressemblant beaucoup aux

_Hyalinia_ de la faune européenne appartenant à la série de l’_Hyalinia

cellaria_ Müller. Ce sont des coquilles particulièrement répandues dans

les régions côtières, aussi bien sur la côte orientale (Abyssinie, Choa,

Zanguebar, etc.), que sur la côte occidentale (Sénégal, Guinée, Gabon et

îles voisines de ces régions). Les deux espèces précédemment décrites

sont, jusqu’ici, les seules qui aient été signalées aussi loin à

l’intérieur du continent. Le Dr ED. A. SMITH a également décrit et

figuré quelques Thapsies de l’Afrique centrale ; elles proviennent

toutes des montagnes qui s’étendent au N.-O. du lac Nyanza, c’est-à-dire

d’une région relativement éloignée de celle dont nous étudions en ce

moment la faune. Ces Thapsies, qui vivent à des altitudes variant entre

5.000 et 7.000 pieds (1.500 à 2.200 mètres), sont les _Thapsia mixta_

Smith, _Th. masukuensis_ Smith, _Th. simulata_ Smith et _Th. decepta_

Smith, dont on trouvera les descriptions, accompagnées de très exactes

figurations, dans le travail du savant malacologiste anglais[320].

Genre TROCHONANINA Mousson[321].

_Trochonanina Adansoniæ_ Morelet.

1848 _Helix Adansoniæ_ Morelet, _Revue zoolog._, p. 351.

1858 _Helix Adansoniæ_ Morelet, _Séries conchyliolog._, I, p. 13, pl. I,

fig. 4.

1878 _Conulus Adansoniæ_ Pfeiffer, _Nomenclat._, p. 74.

1886 _Nanina (Trochozonites) Adansoniæ_ Pilsbry, _in_ Tryon, _Manual of

Conchology_, 2e série, _Pulmon._, II, p. 52, pl. XXIV, fig. 3.

1889 _Trochonanina Adansoniæ_ Bourguignat, _Mollusques Afrique

équator._, p. 16.

1896 _Trochozonites Adansoniæ_ d’Ailly, _Mollusques terr. eau douce

Kaméroun_, p. 46.

M. le Dr DECORSE a recueilli, à Téte, un seul exemplaire de cette

espèce. Cet échantillon ne diffère du type, tel qu’il a été figuré par

MORELET, que par sa forme un peu moins élevée et ses sutures un peu plus

profondes séparant des tours notablement plus convexes. La taille est la

même ainsi que la forme de l’ouverture et la sculpture du test qui est

représentée par des stries obliques, un peu onduleuses, bien apparentes

et paraissant assez profondément sculptées. L’ombilic est étroit, un peu

évasé, partiellement recouvert par le péristome qui est réfléchi

triangulairement.

Il est particulièrement intéressant de retrouver cette espèce, avec

seulement quelques modifications secondaires, aussi loin à l’intérieur

du continent, alors que MORELET la signale « au _Gabon_, où elle est peu

commune, sur le tronc d’un Baobab ».

_Trochonanina mesogæa_ Martens.

1895 _Trochonanina mesogæa_ Martens, _Nachrichts. deut. Malakoz.

Gesell._, p. 178, no 10.

1898 _Trochonanina mesogæa_ Martens, _Beschalte Weichth. Ost. Afrik._,

p. 50, taf. III, fig. 15.

Coquille ombiliquée, trochiforme-déprimée ; spire conique composée de 6

tours convexes à croissance lente et assez régulière séparés par des

sutures bien marquées ; dernier tour médiocre, un peu plus convexe

dessous que dessus, possédant une carène médiane blanche très accusée ;

ouverture oblique, semi-lunaire, péristome simple et aigu, bord

columellaire réfléchi triangulairement sur l’ombilic.

Diamètre : 19-20 millimètres, hauteur 11-12 millimètres.

Test assez solide, corné fauve, plus brillant dessous que dessus ;

stries irrégulièrement et obliquement disposées, plus accentuées dessus

que dessous.

Ndellé. Sous l’écorce des arbres, 4 janvier 1903, 6 échantillons.

*

* *

Le genre _Trochonanina_ a été créé, par MOUSSON, aux dépens des

_Trochomorpha_, pour des espèces _coniques, nettement carénées_,

toujours plus striées dessus que dessous, et à péristome réfléchi

_triangulairement_ sur l’ombilic. Les Trochonanines sont surtout des

espèces côtières qui paraissent particulièrement abondantes dans les

régions orientales et, plus spécialement, au Mozambique et dans

l’Afrique orientale allemande. Les espèces jusqu’ici signalées dans le

centre du continent sont très peu nombreuses.

_Trochonanina permanens_ Smith[322]. Coquille déprimée, étroitement

ombiliquée ; spire brièvement conique, composée de 6 1/2 tours à

croissance lente et régulière ; dernier tour orné d’une carène

saillante, chez les jeunes, émoussée chez les individus adultes,

beaucoup plus bombé dessous que dessus ; ouverture oblique, semi-

lunaire. Diamètre maximum : 21 millimètres, hauteur : 12 millimètres. Le

test est d’un brun pâle orné de zonules un peu plus sombres dirigées

dans le même sens que les stries d’accroissement. Les deux premiers

tours de spire présentent une striation spirale caractéristique.

Cette espèce a été recueillie dans l’Uganda par M. WILLIAM DOHERTY

(septembre 1900-avril 1901).

_Trochonanina mesogæ_ von Martens var. _nseudweensis_ Dupuy et

Putzeys[323]. Cette variété se distingue du type tel que je l’ai décrit

précédemment :

Par ses tours un peu plus bombés ; par sa carène plus saillante ; par

son ombilic un peu moins ouvert ; enfin par ses stries un peu moins

régulières.

M. le lieutenant DUPUIS a constaté que cette coquille vivait abondamment

dans les régions boisées du Lualaba, ainsi que sur les rives du Haut-

Congo, entre Stanley-Falls et Kasongo.

_Trochonanina percostulatus_ Dupuis et Putzeys[324]. Coquille

subglobuleuse-conoïde ; spire conique, composée de 6-7 tours convexes à

croissance lente et régulière ; dernier tour médiocre, nettement

caréné ; sutures profondes ; ouverture oblique, subarrondie, bords

marginaux réunis par une faible callosité. Hauteur : 5 millimètres. Test

peu solide, d’un fauve-corné, régulièrement et obliquement costulé.

Cette espèce se rapproche surtout du _Trochonanina Adansoniæ_, mais s’en

distingue : par ses tours plus convexes, par ses sutures plus profondes

surmontées d’une petite carène ; par sa spire plus étagée, enfin par son

ombilic plus grand. Elle habite les environs de Nseudwe, sur les bords

du Lualaba[325].

=Famille des ENNEIDAE=

Genre ENNEA H. et A. Adams.[326]

=_Ennea Gravieri_= Germain[327] _nov. sp._

PLANCHE V, fig. 1.

1907 _Ennea Gravieri_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur. Paris_, no

1, p. 65.

Coquille subcylindrique, à peine ovalaire ; spire composée de 6 tours

médiocrement convexes (les 3 premiers tours étant les plus convexes) ;

dernier tour relativement peu développé, subcylindrique ; sutures assez

profondes, nettement marginées ; sommet très obtus ; ouverture peu

oblique, subquadrangulaire, dépourvue de denticulations ; péristome

encrassé et légèrement réfléchi ; bord columellaire nettement réfléchi

sur l’ombilic qui est relativement large, entouré d’une angulosité assez

émoussée.

Longueur : 6 millimètres, largeur max. : 2 1/2 millimètres.

Test assez solide, blanc jaunâtre très clair, orné de flammules blanches

obliques, un peu onduleuses et parallèles aux stries qui sont fines,

sauf aux environs de l’ombilic où elles sont irrégulières et

relativement fortes.

Cette espèce se rapproche de l’_Ennea latula_ découvert par le Dr

STUHLMANN, à Butumbi, au S. du lac Albert-Edouard, et décrit par le Dr

von MARTENS[328]. On l’en séparera :

Par sa taille beaucoup plus petite (l’_E. latula_ mesure 13-15

millimètres de hauteur pour 9 millimètres de diamètre maximum) ; par sa

forme plus cylindrique et plus élancée ; par ses tours plus convexes et,

par suite, séparés par des sutures plus profondes ; par son dernier tour

proportionnellement plus développé ; enfin par son ombilic beaucoup plus

large.

Cercle de Krébedjé, octobre 1902 [Dr DECORSE].

*

* *

Bien que la Mission n’ait recueilli qu’une seule espèce du genre, les

_Ennea_ sont des coquilles fort abondantes en Afrique, surtout dans les

régions côtières. On en connaît également d’assez nombreuses dans le

bassin des grands Lacs[329] et dans le Haut-Congo[330]. Il en est de

même des Mollusques de la famille des STREPTAXIDÆ[331], inconnus

jusqu’ici dans la région du Chari bien qu’un certain nombre de

_Streptaxis_ habitent l’Afrique équatoriale et plus spécialement le

Bassin du Congo[332]. Comme les _Ennea_, ces espèces vivent dans la

grande forêt équatoriale où on les rencontre soit à terre, sous les

détritus de feuilles mortes, soit sous l’écorce des grands arbres.

Il est à présumer que de nouvelles recherches feront découvrir de

nombreuses espèces d’_Ennea_ et de _Streptaxis_ dans les pays parcourus

par la Mission et, principalement, le long des cours d’eau qui, comme

l’Oubangui, sont bordés d’une épaisse végétation.

=Famille des ACHATINIDÆ=

Genre LIMICOLARIA Schumacher[333]

_Limicolaria rectistrigata_ Smith.

1880 _Achatina (Limicolaria) rectistrigata_ Smith, _Proceed. zoolog.

society London_, p. 346, pl. XXXI, fig. 2 (seulement).

1881 _Limicolaria rectistrigata_ Crosse, _Journal de Conchyliologie_,

XXIX, p. 138 et p. 297.

1885 _Limicolaria rectistrigata_ Grandidier, _Bullet. soc. malacolog.

France_, II [juillet 1885], p. 162.

1885 _Limicolaria rectistrigata_ Bourguignat, _Mollusques Giraud

Tanganika_ [août 1885], p. 28.

1889 _Limicolaria rectistrigata_ Bourguignat, _Mollusques Afrique

équatoriale_, p. 103.

1898 _Limicolaria rectistrigata_ Martens, _Beschalte Weichth. Ost.

Afrikas_, p. 110.

1904 _Limicolaria rectistrigata_ Pilsbry _in_ : Tryon, _Manual of

Conchology_, 2e série, _Pulmonata_, XVI, p. 292, no 33, pl. XXXIII, fig.

27, 28, 31.

1905-1906 _Limicolaria rectistrigata_ Germain, _Bullet. muséum hist.

natur. Paris_, XI, no 4, p. 249, et p. 255 ; XII (1906), no 3, p. 167.

BOURGUIGNAT et GRANDIDIER ont séparé, de l’espèce de Smith, deux autres

coquilles sous les noms de _Limicolaria Bridouxi_[334] et _Limicolaria

Burtoni_[334]. La première, qui serait l’espèce figurée par SMITH[335]

dans les _Proceedings_ de la Société zoologique de Londres comme une

variété de son _Limicolaria rectistrigata_ ne saurait se distinguer

autrement du type, ainsi que je l’ai montré en étudiant les riches

matériaux rapportés du lac Tchad par M. le lieutenant L. LACOIN[336].

Quant au _Limicolaria Burtoni_[337], il paraît en effet assez distinct

du type _rectistrigata_ dont il se sépare : par sa forme générale moins

élancée, relativement très ventrue inférieurement ; par son dernier tour

plus arrondi et par son ouverture moins nettement ovalaire. De nouveaux

matériaux seraient nécessaires pour décider de la valeur de cette

coquille que je considère, actuellement, comme une mutation _ventricosa_

du _Limicolaria rectistrigata_.

Le _Limicolaria rectistrigata_ est une espèce polymorphe. La spire qui,

normalement, possède 8 tours à croissance lente et _très régulière_,

s’allonge plus ou moins, donnant parfois à la coquille une apparence

très élancée. D’ailleurs, dans beaucoup des exemplaires recueillis sur

les bords du Tchad, il y a tendance très nette à l’élongation.

L’épiderme est brillant, orné, sur un fond corné pâle, de flammules

rougeâtres devenant jaunes après la mort de l’animal.

Dimensions Longueur Largeur Hauteur de Diamètre

maximum l’ouverture de l’ouverture

Échantillon _a_) 43 mill. 17 mill. 16 mill. 8 mill.

— _b_) 44 — 17 — 16 — 8 1/4 —[338]

— _c_) 40 — 16 — 16 — 8 —

— _d_) 42 1/2 — 16 — 17 — 8 1/2 —

— _e_) 38 — 16 — 15 — 7 —

Découverte sur les bords du lac Tanganika où cette espèce serait

abondante, elle paraît encore plus commune dans le bassin du Tchad où

elle semble particulièrement répandue dans les archipels qui couvrent

une partie de la région Ouest du lac.

Lac Tchad, archipel Kouri [octobre 1903] ; 10 exemplaires.

_Limicolaria Charbonnieri_ Bourguignat.

1889 _Limicolaria Charbonnieri_ Bourguignat, _Mollusques Afrique

équator._ (mars 1889) ; p. 102 et p. 104, pl. VI, fig. 7-8.

1898 _Limicolaria Charbonnieri_ Martens, _Beschalte Weichth. Ost-

Afrikas_, p. 112, taf. V, fig. 2.

1904 _Limicolaria Charbonnieri_ Pilsbry _in_ : Tryon, _Manual of

Conchology_, 2e série, _Pulmonata_, XVI, p. 293, no 65, pl. XXXI, fig.

1-2-3 [Copie des fig. de Bourguignat].

1905-1906 _Limicolaria Charbonnieri_ Germain, _Bullet. Muséum hist.

natur. Paris_, XI, no 4, p. 225 ; et XII, no 3, p. 167.

Un seul échantillon conforme à la figuration donnée par von MARTENS. Il

a été recueilli sur la terre humide, en juin 1903, entre le lac Iro et

le pays de Corbol (territoire du Chari).

=_Limicolaria centralis_= Germain.

1904 _Limicolaria centralis_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur.

Paris_, X, no 7, p. 466.

Coquille de grande taille, assez étroitement perforée, glandiniforme ;

spire allongée, conique, composée de neuf tours très peu convexes, à

profil presque plan, séparés par des sutures peu profondes quoique très

nettement indiquées ; sommet très obtus ; dernier tour grand,

médiocrement convexe, formant les 64/100 de la hauteur totale de la

coquille ; ouverture très peu oblique, très anguleuse en haut, bien

arrondie en bas, largement convexe extérieurement ; péristome droit et

aigu ; bord columellaire à peine arqué, un peu oblique, réfléchi sur

l’ombilic ; bords marginaux réunis par une très faible callosité

blanche.

Longueur : 79 millimètres ; largeur maximum : 33 1/2 millimètres ;

hauteur de l’ouverture : 37 millimètres ; largeur de l’ouverture : 18

millimètres.

[Illustration : FIG. 85. — _Limicolaria centralis_ Germain. Réduit de

1/3.]

Test médiocrement épais, solide, orné de stries très fines et très peu

onduleuses, légèrement obliques, régulières, à peine plus saillantes aux

environs de l’ouverture, coupées de quelques rares stries spirales fort

peu visibles et très espacées. Couleur d’un jaune paille clair, uniforme

du côté de l’ouverture, marqué, du côté opposé, de quelques rares

flammules légèrement plus sombres que le reste de la coquille.

Ce nouveau _Limicolaria_ se distingue du _L. turriformis_ Martens :

Par sa forme relativement moins haute pour une égale largeur maximum ;

par sa spire à tours moins nombreux et à croissance plus rapide ; par

son dernier tour relativement beaucoup plus grand puisqu’il atteint les

64/100 de la hauteur totale alors qu’il n’en est que les 57/100 chez le

_L. turriformis_ ; par ses sutures moins profondes ; par son ouverture

relativement plus grande (elle atteint 37 millimètres pour une coquille

de 74 millimètres de hauteur ; un _L. turriformis_ possédant la même

ouverture aurait 92 millimètres de hauteur) ; par sa columelle plus

fortement plissée ; etc...

Le Soudan français, à travers la boucle du Niger (Mission du général DE

TRENTINIAN, 1898), 2 exemplaires.

_Limicolaria Kambeul_ Adanson.

1757 _Le Kambeul_ Adanson, _Hist. natur. Sénégal, Coquillages_, p. 14,

pl. I, fig. 1.

1791 _Bulimus Kambeul_ Bruguière, _Encyclop. méthod._, Vers, I, p. 322,

no 40.

1819 _Bulimus Kambeul_ de Lamarck, _Anim. sans vertèbres_, VI, p. 121,

no 15.

1820 _Bulimus Kambeul_ de Férussac et Deshayes, _Hist. natur. Mollusques

terr. fluv._, II, p. 109, pl. 141A, fig. 1-2 (_seulement_).

1838 _Bulimus Kambeul_ de Lamarck, _Anim. sans vertèbres_, édition IIe

par Deshayes, VIII, p. 227, no 15 (_excl. synony._).

1848 _Bulimus Adansoni_ Pfeiffer, _Monogr. Heliceorum vivent._, II, p.

179 (_excl. synony. Cailliaud_, etc.).

1886 _Limicolaria Kambeul_ Jousseaume, _Bullet. soc. zoologique France_,

XI, p. 475 (à part, p. 5).

1890 _Limicolaria Kambeul_ Dautzenberg, _Mémoires soc. zoolog. France_,

III, p. 130.

1904 _Limicolaria Kambeul_ Pilsbry _in_ : Tryon, _Manual of Conchology_,

2e série, _Pulmonata_, XVI, p. 251, no 7, pl. XXIV, fig. 4.

Parmi les assez nombreux échantillons de cette espèce recueillis au

cours de la Mission Chari-Tchad, trois seulement sont adultes. Leur test

est assez épais, très solide, d’un brun fauve maculé d’élégantes

flammules jaunâtres.

Hauteur : 74-76 millimètres ; diamètre maximum : 36-38 millimètres ;

hauteur de l’ouverture : 35-38 millimètres ; diamètre de l’ouverture :

20 millimètres[339]. Les échantillons jeunes ont, en moyenne, les

dimensions suivantes : hauteur : 59 millimètres ; diamètre : 29

millimètres ; hauteur de l’ouverture : 32 millimètres ; diamètre de

l’ouverture : 15 millimètres.

Le Soudan français, à travers la boucle du Niger [Mission du général DE

TRENTINIAN, 1898] ; 3 exemplaires.

M’Baô [Sénégal moyen] [Mission du général DE TRENTINIAN, 7 décembre

1898] ; 1 échantillon jeune recueilli dans la brousse.

Carabane (Casamance) [A. CHEVALIER, janvier 1900] ; 1 exemplaire jeune

trouvé dans la brousse.

Région avoisinant le N.-E. du lac Tchad [M. A. CHEVALIER, octobre

1903] ; 1 échantillon jeune.

_Limicolaria turris_ Pfeiffer.

1860 _Limicolaria turris_ Pfeiffer, _Proceed. zoolog. society London_,

p. 25, pl. II, fig. 3.

1866 _Limicolaria turris_ Pfeiffer, _Novitates Concholog., ser. prima,

Mollusca extramarina_, II, p. 162, pl. XLIV, fig. 1-3.

1873 _Achatina turris_ Martens, _Malakozoolog. Blätter_, XXI, p. 38.

1874 _Limicolaria Adansoni_ Jickeli, _Land- und Süsswass. Mollusk.

Nordostafr._, p. 154, taf. VI, fig. 3-4 [_excl. syn._].

1897 _Limicolaria turris_ Martens, _Beschalte Weichth. Ost-Afrik._, p.

103.

1904 _Limicolaria Kambeul_ var. _turris_. Pilsbry _in_ : Tryon, _Manual

of Conchology_, 2e série, _Pulmonata_, XVI, p. 252, pl. XXV, fig.

9-10-11 [Copie des figures de Pfeiffer].

1906 _Limicolaria turris_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur. Paris_.

XII, no 3, p. 168.

Le test est, chez cette espèce, orné de stries longitudinales très

serrées coupées par des stries spirales fortes et plus espacées. La

coloration est marron, présentant le plus souvent quelques flammules

rousses peu apparentes, plus foncées que le reste de la coquille.

Longueur : 99-101-115 millimètres ; diamètre maximum : 43-45-46

millimètres ; hauteur de l’ouverture : 47-50-54 millimètres ; diamètre

de l’ouverture : 20-23-25 millimètres.

Kaga Pongourou (territoire du Chari), dans les rochers [A. CHEVALIER, 6

décembre 1902] ; 2 échantillons.

Dans le Baguirmi, au sud-ouest du Dekakiré (territoire du Chari) [A.

CHEVALIER, juillet 1903] ; 1 échantillon.

Région avoisinant le nord-est du lac Tchad ; octobre 1903 ; 1

échantillon.

Les bords du Gribingui [A. CHEVALIER et DECORSE, mars 1904] ; 1

échantillon.

Variété =_Duperthuisi_= Germain[340].

1906 _Limicolaria turris_ var. _Duperthuisi_ Germain, _Bullet. Muséum

hist. natur. Paris_, XII, no 3, p. 168.

Coquille de très grande taille, différant en outre du type :

Par sa forme plus notablement élancée ; par sa spire composée de 11 à 12

tours (on n’en compte que 10 dans le type _turris_) ; par son dernier

tour relativement moins développé en hauteur ; par sa columelle plus

tordue ; par son ouverture plus petite ; enfin par son test beaucoup

plus épais, crétacé, d’un jaune rougeâtre, orné de quelques rares

flammules plus sombres, surtout visibles sur les premiers tours de

spire, très fortement atténuées sur le dernier. Le mode de sculpture du

test est le même que chez le _L. turris_, mais il est beaucoup plus

accentué : les stries longitudinales fortes, un peu saillantes, bien

onduleuses, sont coupées de stries spirales également très fortes mais

un peu espacées ; la coquille présente ainsi une apparence réticulée

nettement accentuée.

Longueur max. : 123 millimètres ; diamètre max. : 50 millimètres ;

hauteur de l’ouverture : 55 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 23

millimètres.

Pays de Corbol, entre le lac Iro et le moyen Chari, juillet 1903 ; 1

exemplaire recueilli sur le sol, dans la savane.

Variété =_pallida_= Germain, _nov. var._

Même forme que le type ; test à sculpture un peu plus délicate, d’une

couleur jaune paille uniforme.

C’est cette variété que Pfeiffer a fait très exactement représenter, pl.

XLIV, fig. 3, dans le tome II de ses _Novitates Conchologicæ_.

Les bords du Gribingui [A. CHEVALIER et DECORSE, mars 1904] ; 1

exemplaire.

_Limicolaria turriformis_ Martens.

1893 _Limicolaria turriformis_ Martens, _Nachrichts. deutsch.

Malakozool. Gesellsch._, décembre, p. 181.

1898 _Limicolaria turriformis_ Martens, _Beschalte Weichth. Ost-Afrik._,

p. 102, Taf. IV, fig. 11.

1904 _Limicolaria turriformis_ Pilsbry _in_ : Tryon, _Manual of

Conchology_, 2e série, _Pulmonata_, XVI, p. 296, pl. XXXII.

1906 _Limicolaria turriformis_ Germain, _Mémoires soc. zoolog. France_,

XIX, p. 221.

1906 _Limicolaria turriformis_ Germain, _Bullet. Muséum hist. natur.

Paris_, XII, no 3, p. 168.

[Illustration : FIG. 86. — _Limicolaria turriformis_ Martens, var.

_obesa_ Germain.]

Tous les échantillons rapportés par la mission Chari-Tchad se rapportent

au type décrit et figuré par von MARTENS. L’un d’eux passe à la variété

_obesa_ Germain[341] [Figure 86], mais la plupart ont, au contraire,

tendance à l’élongation de la spire.

Environs du fort de Yelimane (Soudan français), avril 1893 [Mission du

général de TRENTINIAN] ; 1 exemplaire.

Loya, dans le sable, 1895 (M. le général de TRENTINIAN) ; 1 exemplaire.

Le Chari, aux environs de Fort-Lamy (Dr DECORSE) ; 2 échantillons.

*

* *

Le _Limicolaria connectens_ Martens[342] est, en dehors des espèces

mentionnées précédemment, la seule coquille de ce genre signalée dans

ces régions. C’est une espèce très voisine du _Limicolaria

rectistrigata_ Smith et qui s’en distingue par sa forme plus allongée,

mais surtout par son test unicolor, généralement d’un corné jaunâtre

subtransparent. Hauteur : 39 millimètres ; diamètre : 16 millimètres.

Environs de Sabaukafi, dans le Damergou (M. F. FOUREAU), 1899.

Archipel Kilewa, lac Tchad, juin 1902 (M. le lieutenant L. LACOIN).

*

* *

La grande famille des ACHATINIDÆ paraît, en dehors du genre

_Limicolaria_, assez mal représentée dans le bassin du Chari-Tchad. On

n’y connaît, jusqu’ici, aucun représentant des genres _Serpæa_

Bourguignat et _Perideris_ Shuttleworth, bien que d’assez nombreuses

espèces du premier aient été signalées dans la région des grands lacs et

même dans le Haut-Congo. Les _Perideriopsis_ sont plus répandus : MM.

DUPUIS et PUTZEYS en ont décrit plusieurs qui vivent sur les rives du

Congo, notamment dans la partie de la grande forêt équatoriale qui

s’étend aux environs de Stanley-Falls[343]. D’autre part, MM. A.

CHEVALIER et le Dr DECORSE ont recueilli, aux environs de Krebedjé et

dans le Mamoun (pays de Senoussi), une vingtaine d’échantillons d’un

_Perideriopsis_ malheureusement trop jeune pour être déterminé

spécifiquement. Il est donc très probable que de nouvelles recherches

conduiront à la découverte d’espèces de ce genre dans le Bassin du

Chari, et notamment le long des rives boisées de l’Oubangui.

Par contre, divers explorateurs, et surtout MM. F. FOUREAU et

DUPERTHUIS, ont rapporté les quelques espèces suivantes appartenant aux

genres _Burtoa_ et _Achatina_.

Genre BURTOA Bourguignat[344].

L'Afrique centrale française · 第 42 / 66 段