[Note 260 : Dr J. PELLEGRIN, _Cyprinodontidés nouveaux du Congo et de

l’Oubanghi_ (_Bull. Mus. Paris_, 1904, p. 221) ; — _Poissons du Chari et

du lac Tchad, récoltés par la mission Chevalier-Decorse_ (_ibid._, 1904,

p. 309) ; — _La Faune ichtyologique du lac Tchad et du Chari_ (_C. R. 6e

Congr. Zool. Berne_, 1904, p. 605) ; — _Les Poissons d’eau douce de

l’Afrique tropicale française_ (_Bull. Soc. Acclim._, 1905, p. 209-225,

avec une planche d’après les clichés communiqués par le Dr Decorse) ; —

_Les Poissons du lac Tchad_ (_Rev. scient._, 18 mai 1907, p. 614).]

[Note 261 : A. GÜNTHER, _An Introduction to the Study of Fishes_ (1880),

p. 217.]

[Note 262 : G. A. BOULENGER, _Les Poissons du Bassin du Congo_ (1901),

p. v.]

[Note 263 : G. A. BOULENGER, _Address to the zoological Section_ (_Brit.

Ass. Adv. Sc. South Africa_, 1905, p. 14).]

[Note 264 : CH. GRAVIER, La Méduse du Tanganyika et du Victoria Nyanza ;

sa dispersion en Afrique. (_Bull., Mus. Paris_, 1907, p. 218).]

[Note 265 : F. FOUREAU, _Documents scientifiques de la mission

saharienne_ (1905), t. II. p. 1054.]

[Note 266 : _Ibid._, p. 1048.]

[Note 267 : G. A. BOULENGER, _Pr. Zool. Soc. Lond._, August 1905, p.

151.]

[Note 268 : Dr DECORSE, _Mission Chari-Lac-Tchad_ (1902-1904), _Du Congo

au lac Tchad_ (1906).]

[Note 269 : _Bull. Soc. Acclimat._, 1905, pl. I (hors texte).]

[Note 270 : _Bull. Mus. Paris_, 1904, p. 311.]

[Note 271 : _Loc. cit._, p. 312.]

[Note 272 : _Pr. Zool. Soc._, 1905, p. 151.]

[Note 273 : _Ann. Mag. Nat. Hist._, ser. 7, vol. XII, 1903, p. 359.]

[Note 274 : _Pr. Zool. Soc._, 1905, p. 151.]

[Note 275 : _Bull. Mus. Hist. nat._, 1904, p. 311.]

[Note 276 : _Bull. Mus. Paris_, 1906, p. 473.]

[Note 277 : Le dernier divisé en deux.]

[Note 278 : _Ann. Mag. Nat. Hist._ (6), XX, 1897, p. 424.]

[Note 279 : Dans la première de ces deux espèces le nombre des dents

mandibulaires antérieures est de 8-9, dans la seconde de 24.]

[Note 280 : _Bull. Mus. Hist. nat._, 1904, p. 222.]

[Note 281 : _Ann. Mus. Congo, Zool._, I, p. 113, pl. XLVII, fig. 1

(1899).]

[Note 282 : _Ann. Mag. N. H._, 7 (XII), 1903, p. 440.]

[Note 283 : _Bull. Mus. Hist. nat._, 1904, p. 223.]

[Note 284 : Sur les 3 exemplaires types, d’Auguste Duméril, mesurant

respectivement 47, 37 et 36 millimètres, le diamètre de l’œil est

contenu 2 fois 1/2 dans la longueur de la tête.]

LES MOLLUSQUES

TERRESTRES & FLUVIATILES

DE L’AFRIQUE CENTRALE FRANÇAISE

PAR

LOUIS GERMAIN

INTRODUCTION[285]

I

Les nombreux voyageurs de toutes les nations de l’Europe qui ont, depuis

plus d’un siècle, parcouru le continent africain, ont rapporté des

documents constituant, au point de vue faunique, un ensemble déjà

considérable.

Les premiers explorateurs, mal outillés pour les recherches d’histoire

naturelle, ne purent recueillir que peu de matériaux. Cependant, le

capitaine SPEKE, d’abord en 1858, puis en 1861-1862, SAMUEL BAKER en

1864, HILDEBRANDT en 1875-1878 firent parvenir en Europe quelques

Mollusques qui, ajoutés à ceux récoltés plus tard par le Dr

SCHWEINFURTH, par STANLEY et par EMIN PACHA, donnèrent une première idée

de la faune malacologique de l’Afrique équatoriale.

A partir de 1879 les expéditions se multiplient et se dirigent

principalement vers la région des grands lacs. L’Anglais THOMSON explore

le Nyassa, sir EDWARD COODE HORE les rives du Tanganika, bientôt

visitées par le Français VICTOR GIRAUD. Les nombreux missionnaires,

établis sur les rives de ces lacs, expédient en Europe tous les

échantillons d’histoire naturelle qu’ils réussissent à se procurer.

Puis, deux grandes expéditions, commandées par J. S. MOORE et

subventionnées par la Société royale de géographie de Londres, explorent

en grand le Tanganika et les lacs voisins. Enfin, un peu plus tard, le

regretté E. FOÀ parcourt les mêmes régions et recueille les documents

qui ont servi de base à l’important ouvrage, en ce moment sous presse,

consacré à son voyage.

Entre temps les Anglais J. L. BISCHOF, CRAWSHAY, F. SCOTT ELLIOT,

etc... ; les Allemands STUHLMANN, BAUMANN, NEUMANN, etc... ; les

Français V. GIRAUD, SOLEILLET, BLOYET, etc... ; exploraient l’Afrique

orientale, entre la mer et la région des grands lacs.

Les bassins du Congo et du Sénégal recevaient également la visite de

nombreux voyageurs parmi lesquels il convient de citer : S. DE BRAZZA,

DUPONT, DORR, etc...[286].

Tous ces efforts, en procurant d’importants matériaux d’études aux

naturalistes, leur ont permis d’indiquer les principales

caractéristiques de la faune malacologique des régions équatoriales de

l’Afrique.

*

* *

Cependant, toute la région située entre le Bahr-el-Ghazal et le lac

Tchad restait entièrement inexplorée. Il était réservé à de savants

voyageurs français de rapporter les premiers documents fauniques

recueillis dans ces vastes contrées.

En 1892, le colonel MONTEIL[287], parti de Saint-Louis, parvient à

Kouka, explore le lac Tchad, parcourt le Sahara et aboutit à Tripoli.

GENTIL[288] reconnaît, en 1899, l’embouchure du Chari.

La mission FOUREAU-LAMY quitte Sedrata le 23 octobre 1898, traverse tout

le Sahara, débouche, le 10 janvier 1900, sur les bords de la rivière

Komadougou-Yobé et campe le 20 un peu au delà d’Arégué, sur les rives

mêmes du lac[289].

Enfin la mission conduite par M. A. CHEVALIER explore tout le bassin du

Chari et les tributaires de cette importante rivière. On trouvera, dans

le bel ouvrage écrit par le chef de la mission, le récit détaillé de

cette expédition si riche en documents scientifiques.

Je n’aurai garde d’oublier ici les officiers qui, au cours de leurs

travaux de reconnaissance, ont recueilli de précieux documents

malacologiques. Je citerai M. le colonel LENFANT, MM. les lieutenants

LACOIN, HARDELET et MOLL qui ont levé les nombreux archipels du lac,

tandis que M. le capitaine DUPERTHUIS explorait le Kanem et atteignait

Kologo, Bol et Kanassarom sur la rive orientale.

Enfin, en 1903, le lieutenant allemand GLAUNING recueillait, aux

environs de Kouka, quelques Mollusques qui furent étudiés par le Dr E.

von MARTENS[290].

II

La mission conduite par M. AUG. CHEVALIER est celle qui, au point de vue

malacologique, a fourni les données les plus importantes[291]. Le nombre

considérable de Mollusques recueillis dans des localités fort diverses

notées avec une grande précision, constituent un ensemble suffisant pour

que l’on puisse indiquer les principaux caractères fauniques des pays

traversés[292].

§ 1.

Comparée à celle de l’Afrique orientale, la faune terrestre du

territoire du Chari parait pauvre.

L’absence des Mollusques nus et des Helicarions, la rareté des

Vitrines[293], la pauvreté des Helixarionidées représentées seulement

par deux _Thapsia_ et deux _Trochonanina_[294], contrastent avec les

riches suites d’espèces signalées dans la région des grands lacs.

La famille des Ennéidées n’est représentée que par le seul _Ennea

Gravieri_, bien que de nombreuses espèces appartenant aux genres

_Ennea_, _Enneastrum_, _Edentulina_, _Ptycotrema_, _Marconia_,

_Streptaxis_, etc..., doivent habiter ces contrées et, plus

spécialement, les rives boisées du Gribingui et de l’Oubangui. Mais,

généralement terrées à une profondeur assez grande, cachées sous les

amas de feuilles mortes ou sous l’écorce des arbres, ces très petites

Coquilles échappent facilement à la vue. Aussi est-il possible que la

pauvreté relative de la faune terrestre du Chari ne soit qu’apparente et

due à la difficulté de pénétrer l’habitat particulier des Mollusques qui

y vivent.

La Mission n’a rapporté qu’un seul Mollusque du genre _Helix_. C’est un

exemplaire de l’_H. pomatia_ Linné, recueilli aux environs de

Tombouctou, où il a certainement été introduit avec des marchandises

européennes[295]. Le fait n’a donc qu’un intérêt médiocre. Je crois

qu’il ne faut pas attacher beaucoup plus d’importance à la découverte,

aux environs de Faguibine, de nombreuses coquilles marines appartenant

aux genres _Marginella_ et _Columbella_ dont voici la nomenclature :

_Marginella marginata_ Born[296]. C.C.C. 60 exemplaires.

— _pyrum_ Gronovius[297]. Rare. 2 —

— _cingulata_ Dillwyn[298]. 3 —

_Columbella rustica_ Linné[299] 4 —

On voit tout d’abord que, seule, la _Marginella marginata_ est

abondante. Les autres coquilles sont rares et lui ressemblent assez pour

être confondues avec elle par une personne étrangère à l’histoire

naturelle. Comme, d’autre part, ces Mollusques sont très communs sur les

côtes du Sénégal[300], je crois qu’ils ont été apportés à Faguibine par

les indigènes de la côte pour faire des échanges avec les habitants de

la région du Tchad[301]. Ces Marginelles auraient ainsi servi de monnaie

à la façon de certaines espèces de _Cypræa_[302].

Les Cyclostomidées, toujours rares dans les contrées équatoriales de

l’Afrique, ne paraissent pas habiter les contrées parcourues par la

Mission.

Les _Subulina_, _Opeas_, _Pseudopeas_, etc... sont également rares,

mais, comme pour les _Ennea_, cette apparente pauvreté tient à une

connaissance insuffisante du _modus vivendi_ de ces animaux[303].

Enfin les Achatinidæ se font remarquer par l’abondance des _Limicolaria_

de grande taille et la rareté des Achatines vraies. Le tableau suivant

précise, pour cette famille[304], les rapports de la faune du Chari avec

celle des régions avoisinantes :

=Bassin du Chari= | =Région du lac Tchad= | =Région des grands lacs

| | et Afrique orientale=

| |

_Limicolaria | _Limicolaria | _Limicolaria

rectistrigata_ Smith | rectistrigata_ Smith | rectistrigata_ Smith

| |

— | — | — _Martensi_ Smith

| |

— _connectens_ Mart. | — _connectens_ M. | — _connectens_ Mart.

| |

— _turris_ Pfeiff. | — _turris_ Pfeiffer. | — _turris_ Pf.

| |

| — — var. |

| |

| — _Duperthuisi_ Germ.|

| |

— _turriformis_ Mart. | — _turriformis_ Mart.| — _turriformis_

| | Martens

| |

_Achatina marginata_ | | _Achatina

Swainson. | | marginata_ Sw.

| |

| _Achatina | — _Schweinfurthi_

| Schweinfurthi_ Pf. | Pfeiffer.

| var. _Foureaui_ Germ.|

| |

| — _Weynsi_ Dautz. |

| var. _Duperthuisi_ |

| Germ. |

On voit que l’analogie est presque complète et que la faune du

territoire du Chari ne diffère pas de celle des autres régions de

l’Afrique équatoriale.

§ 2.

La faune fluviatile semble beaucoup plus riche que la faune terrestre.

Les Limnées, mais surtout les Planorbes et les Physes[305], sont

extrêmement abondants aussi bien dans le lac Tchad que dans le Chari et

ses tributaires.

Les Cleopatra, les Bythinies, les Ampullaires et les Lanistes, partout

très répandus, sont assez variés en espèces. Par contre, je n’ai eu à

signaler jusqu’ici que le seul _Melania tuberculata_, espèce cosmopolite

fort abondante dans presque toute l’Afrique équatoriale[306].

Les Acéphales sont particulièrement répandus. Les _Spatha_ surtout, très

nombreux en espèces, doivent vivre en colonies fort populeuses dans tous

les cours d’eau ; les _Mutela_, les _Mutelina_ et les _Unio_, bien que

plus rares, sont néanmoins assez variés ; enfin les Æthéries forment, en

certains endroits du Chari, des bancs épais, largement exploités par les

indigènes pour la fabrication de la chaux.

Comparée à celle du Nil, la faune fluviatile du Chari présente de

grandes analogies, mises en évidence par le tableau suivant[307] :

=Bassin du Chari.= | =Bassin du Nil.=

|

_Limnæa humerosa_ Martens. |

|

— _undussumæ_ Martens. | _Limnæa africana_ Ruppell.

|

_Physa (Pyrgophysa) Forskali_ | _Physa (Pyrg.) Forskali_ Ehr.

Ehr. |

|

— (—) _Dunkeri_ Germ. | — (—) _Dunkeri_ Germ.

|

_Planorbis sudanicus_ Martens. | _Planorbis sudanicus_ Martens.

|

— _adowensis_ Bourg. | — _adowensis_ Bourg.

|

— _Bridouxi_ Bourg. | — _Bridouxi_ Bourg.

|

_Vivipara unicolor_ Oliv. | _Vivipara unicolor_ Oliv.

|

_Cleopatra cyclostomoides_ | _Cleopatra cyclostomoides_ Küst.

Küst. |

|

— _bulimoides_ Oliv. | — _bulimoides_ Oliv.

|

— _mweruensis_ Smith. |

|

_Bythinia (Gabbia) Neumanni_ |

Mart. |

|

— (—) _Martreti_ Germ. |

|

_Ampullaria speciosa_ Phil. | _Ampullaria speciosa_ Phil.

|

— _Wernei_ Phil. | — _Wernei_ Phil.

|

— _Chevalieri_ Germain. |

|

— _ovata_ Oliv. | — _ovata_ Oliv.

|

_Ampullaria gradata_ Smith. |

|

— _Rucheti_ Billotte. |

|

— _chariensis_ Germain. |

|

| _Ampullaria lucida_ Parreys.

|

| — _Reymondi_ Bourg.

|

_Lanistes procerus_ Mart. |

|

— _ovum_ Peters. |

|

— _ellipticus_ Mart. |

|

— _gribinguiensis_ Germain. |

|

| _Lanistes boltenianus_ Chemnitz.

|

_Melania tuberculata_ Mart. | _Melania tuberculata_ Martens.

|

| _Unio ægyptiaca_ de Féruss.

|

| — _Cailliaudi_ de Féruss.

|

_Unio æquatoria_ Morel. |

|

— _Chivoti_ Germain. |

|

— _bangoranensis_ Germain. |

|

— _Lacoini_ Germain. |

|

_Ætheria elliptica_ Lam. | _Ætheria elliptica_ Lam.

|

_Spatha rubens_ Lam. | _Spatha rubens_ Lam.

|

— — var. _Cailliaudi_ Martens. | — — var. Cailliaudi Martens.

|

— — var. _rotundata_ Martens. |

|

— — var. _Chudeaui_ Germain. |

|

— — var. _Wismani_ Mart. |

|

| _Spatha rubens_ var. _Lepsii_,

| Jick.

|

_Spatha chaiziana_ Rang. |

|

— _tawai_ Rang. |

|

— _Decorsei_ Germain. |

|

— _Bourguignati_ Ancey. | — _Bourguignati_ Ancey.

|

— _cryptoradiata_ Putz. |

|

— _divaricata_ Mart. |

|

_Mutela angustata_ Sowerby. | _Mutela angustata_ Sow.

|

— _Chevalieri_ Germain. |

|

_Mutelina rostrata_ Rang. |

|

— _complanata_ Jouss. |

|

— — var. _curta_ Germ. |

|

— _Joubini_ Germain. |

|

_Corbicula Fischeri_ Germain. | _Corbicula consobrina_ Caill.

|

_Eupera parasitica_ Parreys. | _Eupera parasitica_ Parreys.

Ce tableau montre combien la faune du Chari se rapproche de celle du

Haut Nil. Non seulement les genres, mais un grand nombre d’espèces se

retrouvent dans les deux régions. Quant aux Mollusques qui, jusqu’ici,

semblent particuliers au Chari et à ses affluents ils constituent, pour

la plupart, des espèces représentatives de celles du bassin du Nil.

Les analogies avec la faune du Congo ne sont pas moins évidentes. On

retrouve, dans les deux bassins, les mêmes espèces d’_Ampullaria_, de

_Lanistes_, de _Spatha_, de _Mutelina_, etc., et si le genre

_Chelidonopsis_ n’a pas encore été signalé dans le Chari, il est

probable que de nouvelles recherches l’y feront découvrir.

Enfin, un certain nombre d’espèces du Chari vivent également dans le

Sénégal et le Gabon. Telles sont notamment :

_Physa (Pyrgophysa) Dunkeri_ Germ. (= Ph. scalaris Dunk).

_Vivipara unicolor_ Oliv.

_Cleopatra bulimoides_ Oliv.

_Melania tuberculata_ Müll.

_Unio æquatoria_ Morelet.

_Ætheria elliptica_ Lam.

_Spatha rubens_ et ses variétés, _Sp. tawai_ Rang, _Sp. chaiziana_ Rang,

_Sp. Pfeifferi_ Bern.

_Mutelina rostrata_ Rang, _Mut. complanata_ Jousseaume, etc.

Les développements précédents permettent de conclure à l’existence, dans

l’Afrique équatoriale, d’une seule grande province malacologique

parfaitement homogène s’étendant du Nil au Sénégal. Nous allons voir que

la faune du lac Tchad n’en diffère pas essentiellement.

III

Les Mollusques suivants sont, jusqu’ici, les seuls signalés dans le

Tchad. Nous constaterons, qu’à l’exception de 4 espèces recueillies par

le lieutenant allemand GLAUNING, toutes proviennent des recherches

entreprises par les voyageurs français.

=Liste des espèces.= | =Voyageurs qui les ont

| découvertes.=

|

_Limnæa africana_ Ruppell. | F. FOUREAU, 1900.

|

— _exserta_ Martens[308]. | ROHLFS, 1866 ; F. FOUREAU, 1900.

|

— _Chudeaui_ Germain. | R. CHUDEAU, 1905.

|

— _tchadiensis_ Germain. | CHEVALIER, 1902.

|

_Physa (Isodora) trigona_ | CHEVALIER, 1902 ; R. CHUDEAU,

Martens. | 1905.

|

— — _strigosa_ Martens. | CHEVALIER, 1902 ; LACOIN, 1902.

|

— — _truncata_ Ferus. | CHEVALIER, 1902.

|

— — _tchadiensis_ Germain. | CHEVALIER, 1902 ; LACOIN, 1902 ;

| R. CHUDEAU, 1905.

|

— — _Vaneyi_ Germain. | CHEVALIER, 1902.

|

— — _Joubini_ Germain. | R. CHUDEAU, 1905.

|

— — _Rohlfsi_ Clessin. | ROHLFS, 1866.

|

— — _Randabeli_ Bourg. | F. FOUREAU, 1900.

|

_Physa (Pyrgophysa) | CHEVALIER, 1902 ; R. CHUDEAU,

Dautzenbergi_ Germ. | 1905.

|

_Physopsis Martensi_ Germain. | CHEVALIER, 1902.

|

_Planorbis sudanicus_ Martens. | F. FOUREAU, 1900 ; CHEVALIER,

| 1900 ; LACOIN, 1902 ; R.

| CHUDEAU, 1905.

|

— _tetragonostoma_ Germain. | CHEVALIER, 1902.

|

— _adowensis_ Bourguignat. | F. FOUREAU, 1900.

|

— _Bridouxi_ Bourguignat. | F. FOUREAU, 1900 ; CHEVALIER,

| 1902 ; R. CHUDEAU, 1905.

|

— _Chudeaui_ Germain. | R. CHUDEAU, 1905.

|

_Planorbula thadiensis_ Germain.| F. FOUREAU, 1900 ; CHEVALIER,

| 1902 ; LACOIN, 1902 ; R.

| CHUDEAU, 1905.

|

_Segmentina Chevalieri_ Germain.| CHEVALIER, 1902.

|

_Vivipara unicolor_ Olivier. | F. FOUREAU, 1900 ; CHEVALIER,

| 1902 ; LENFANT, LACOIN, MOLL ;

| R. CHUDEAU, 1905.

|

— — var. _Lenfanti_ Germ. | CHEVALIER, LACOIN, LENFANT.

|

— _gracilior_ Martens. | GLAUNING, 1903.

|

_Cleopatra cyclostomoïdes_ | LENFANT, LACOIN.

Küster. |

|

— — var. _tchadiensis_ Germ. | CHEVALIER.

|

_Bythinia Neumanni_ Martens. | CHEVALIER, LENFANT ; R. CHUDEAU.

|

— _neothaumæformis_ Germ. | CHEVALIER.

|

_Ampullaria speciosa_ Philippi. | LACOIN ; MOLL ; DUPERTHUIS.

|

— _chariensis_ Germain. | CHEVALIER ; DUPERTHUIS.

|

— _Rucheti_ Billotte. | CHEVALIER.

|

— _gradata_ Smith. | CHEVALIER.

|

_Lanistes Vignoni_ Bourguignat. | F. FOUREAU.

|

_Melania tuberculata_ Müller. | F. FOUREAU, CHEVALIER, LENFANT,

| LACOIN, DUPERTHUIS, HARDELET,

| MOLL, ROHLFS, R. CHUDEAU.

|

_Unio mutelæformis_ Germain. | CHEVALIER, LACOIN.

|

— _Lacoini_ Germain. | CHEVALIER, LACOIN.

|

— _Unio (Grandidieria) | GLAUNING.

tsadianus_ Martens. |

|

_Mutela angustata_, Sow. var. | LACOIN, HARDELET, MOLL, R.

_ponderosa_ Germain. | CHUDEAU.

|

_Mutelina rostrata_ Rang. | LACOIN, MOLL, GLAUNING.

|

_Cameronia tchadiensis_ Germain.| MOLL.

|

— _Hardeleti_ Germain. | HARDELET.

|

— — var. _Molli_ Germ. | HARDELET.

|

_Corbicula Lacoini_ Germain. | CHEVALIER, LENFANT, LACOIN, R.

| CHUDEAU.

|

— _tsadiana_ Martens. | GLAUNING.

|

_Eupera parasitica_ Parreys. | CHEVALIER.

Le premier caractère important de cette faune est sa pauvreté relative

en Acéphales[309] : les Unionidæ sont peu nombreux et les _Spatha_

entièrement absents. Par contre, les genres _Physa_, _Planorbis_,

_Bythinia_ et _Cleopatra_ sont représentés par de riches suites

d’espèces qui vivent, en colonies populeuses, dans les régions peu

profondes du lac. Les Vivipares, qui toutes se rattachent au _V.

unicolor_ du Nil, paraissent également fort communes.

L’analogie presque complète de cette faune avec celle du Nil en est le

second caractère important. J’ai déjà signalé ce fait[310] qui se

retrouve dans la faune ichthyologique du lac, ainsi que l’a montré M. le

Dr PELLEGRIN[311].

Comparée à celle des autres grands lacs du centre africain, la faune du

Tchad n’en diffère pas autant qu’on pourrait le croire. On observe même,

entre le Tchad et le Tanganika, de curieux points de contact. C’est

ainsi que MARTENS a constaté la présence d’un _Grandidieria_[312], dans

le Tchad et que j’y ai moi-même signalé une petite série d’espèces de

_Pliodon_ appartenant tous à la section _Cameronia_ si répandue dans les

eaux du Tanganika.

Aucune espèce dite _thalassoïde_ n’a été jusqu’ici recueillie dans le

Tchad, bien que ces coquilles ne soient pas, comme on l’a cru longtemps,

spéciales au Tanganika. MOORE[313] a, en effet, observé que tous les

lacs voisins du Tanganika possèdent la même faune que lui et les eaux du

Nyassa nourrissent, non seulement des _Viviparidæ_ et des _Melanidæ_ à

faciès thalassoïde, mais encore des Méduses[314].

Les Gastéropodes du Tchad et du Tanganika ont du reste les plus grandes

affinités, ainsi que l’indique le tableau comparatif suivant :

=Lac Tchad.= | =Lac Tanganika.=

|

_Limnæa africana_ Ruppel. | _Limnæa africana_ Ruppell.

|

— _exserta_ Martens. | — _exserta_ Martens.

|

| — _Debaizei_ Bourguignat.

|

| — _Lavigeriei_ Bourguignat.

|

| — _alexandrina_ Bourguignat.

|

| — _Jouberti_ Bourguignat.

|

| — _Laurenti_ Bourguignat.

|

— _Chudeaui_ Germain. |

|

— _tchadiensis_ Germain. |

|

_Physa trigona_ Martens. |

|

— _strigosa_ Martens. |

|

— _tchadiensis_ Germain. |

|

— _Joubini_ Germain. |

|

— _Randabeli_ Bourguignat. | _Physa Randabeli_ Bourguignat.

|

| — _Coulboisi_ Bourguignat.

|

_Planorbis sudanicus_ Martens. | _Planorbis sudanicus_ Martens.

|

— _tetragonostoma_ Germain. |

|

| — _tanganikanus_ Bourguignat.

|

— _adowensis_ Bourguignat. | — _adowensis_ Bourguignat.

|

— _Bridouxi_ Bourguignat. | — _Bridouxi_ Bourguignat.

|

| — _Lavigeriei_ Bourguignat.

|

_Planorbis Chudeaui_ Germain. |

|

_Planorbula tchadiensis_ Germain. | _Planorbula tanganika_ Bourguignat.

|

_Vivipara unicolor_ Olivier. | _Vivipara unicolor_ Olivier[315].

|

_Ampullaria speciosa_ Phil. |

|

— _Rucheti_ Bill. |

|

— _chariensis_ Germain. | _Ampullaria ovata_ Olivier.

|

| — _Bridouxi_ Bourguignat.

Cette remarquable analogie se retrouve dans la faune des autres lacs

africains[316] : Mweru, Kivu, Albert-Nyanza, Edouard-Nyanza,

Victoria-Nyanza, Rodolphe, etc., ainsi que je l’ai montré dans un

récent travail[317].

*

* *

Ce mémoire est la mise en œuvre des riches matériaux recueillis par M.

A. CHEVALIER et les membres de sa mission : MM. COURTET, DECORSE et

MARTRET. Afin de le rendre aussi complet que possible et d’éviter aux

géographes qui le liront des recherches parfois longues, j’y ai joint

les résultats obtenus par les autres voyageurs et qui se trouvent, pour

la plupart, disséminés dans un certain nombre de mes publications. Mais,

pour ne pas prêter à confusion, ces additions sont placées à la fin de

chaque genre où elles forment un chapitre spécial. Les figures ont été

aussi multipliées que possible ; j’aurais voulu tout représenter ;

malheureusement une telle iconographie eût entraîné des frais

incompatibles avec le cadre de cette publication.

Enfin j’ai fait suivre le tout d’un index bibliographique assez étendu

pour qu’il soit de quelque utilité.

Il me reste à adresser mes remerciements les plus sincères à M. A.

CHEVALIER qui a bien voulu me confier l’étude des Mollusques de sa

mission ; à M. le Dr LOUIS JOUBIN, professeur au Muséum d’histoire

naturelle, dans le laboratoire duquel ce travail a été mené à bonne

fin ; à M. PH. DAUTZENBERG, qui m’a largement permis de consulter ses

riches collections ; enfin à M. COURTET qui, en l’absence de M. A.

CHEVALIER, parti de nouveau en mission, a pris la direction de cette

publication.

GASTÉROPODES PULMONÉS

=Famille des HELIXARIONIDÆ=

Genre THAPSIA Albers[318].

_Thapsia insimulans_ Smith.

1899. _Thapsia insimulans_ Smith, _Proceed. zoolog. society London_ (13

avril), p. 583, pl. XXXIII, fig. 16-18.

Coquille petite, déprimée, orbiculaire, étroitement perforée ; spire peu

haute (sommet obtus), légèrement conique, composée de 5 tours assez

convexes, à croissance lente et régulière ; dernier tour médiocre plus

convexe dessous que dessus, nettement subanguleux à sa naissance,

sutures bien indiquées ; ouverture oblique, semi-lunaire, plus haute que

large, bord columellaire légèrement réfléchi sur l’ombilic ; péristome

mince, fragile ; bords aperturaux réunis par une callosité blanche,

médiocrement accentuée.

Diamètre maximum : 5 millimètres ; diamètre minimum : 4 1/2

millimètres ; hauteur : 2 3/4-3 millimètres.

Test mince, fragile, d’un corné jaunâtre ou ambré assez brillant,

finement et irrégulièrement strié.

Cercle de Krébedjé [Dr DECORSE, octobre 1902], 3 échantillons.

Téte, 28 décembre 1902, 1 exemplaire jeune.

J’ai donné la description des exemplaires recueillis par la Mission

parce qu’ils diffèrent légèrement du type décrit et figuré par SMITH. Le

dernier tour notamment, parfaitement arrondi dans le type _insimulans_,

est, ici, nettement subanguleux à sa naissance ; en outre, l’ouverture

est plus étroite ; mais comme le test et les dimensions sont identiques

et que les autres caractères concordent, je crois qu’il est fort

difficile de séparer la forme recueillie par le Dr DECORSE de celle

figurée par SMITH.

_Thapsia nyikana_ Smith.

1899. _Thapsia nyikana_ Smith, _Proceed. zoolog. soc. London_, 13 avril

1899, p. 584, pl. XXXIII, fig. 24-25.

Le type de cette espèce n’a pas été trouvé par M. A. CHEVALIER qui a

seulement recueilli la variété suivante :

Variété =_Courteti_= Germain _nov. var._[319].

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