PRUNES DE REINE-CLAUDE ET MIRABELLE.

J'ai fait des prunes de reine-claude entières avec queue et noyau, ainsi

que d'autres grosses prunes, et même des perdrigons et des alberges,

qui m'ont très-bien réussi; mais l'inconvénient, c'est qu'il ne tient

que très-peu de ces grosses prunes dans un grand vase, parce qu'on ne

peut remplir les vides en les tassant, à moins de les écraser

totalement, et que lorsqu'elles ont reçu l'application du feu au

bain-marie, elles sont diminuées, et que les vases se trouvent à moitié

vides. En conséquence, j'ai renoncé à cette manière trop dispendieuse,

et j'ai pris le parti de ne conserver toutes les grosses prunes que

coupées par moitié, après en avoir ôté le noyau. Ce moyen est plus

facile et plus économique, les bouchons de calibre à boucher les gros

objets étant plus chers et très-rares en liége très-fin; d'un autre

côté, les vases de petite ou moyenne embouchure sont plus faciles à bien

boucher, et l'opération par conséquent plus sûre. Pour la prune de

mirabelle, et toutes autres petites prunes, je les prépare entières avec

le noyau, après leur avoir ôté la queue, parce qu'elles sont plus

faciles à tasser, et qu'elles ne laissent que très-peu de vide dans les

vases. Pour toutes ces prunes généralement, entières ou coupées par

moitié, j'emploie les mêmes procédés, les mêmes soins et les mêmes

attentions que pour l'abricot et la pêche.

Le livre de tous les ménages ou l'art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales · 第 69 / 161 题