2 janvier 1911.

98.

(Loire-Inférieure), 17 août 1910.

Une pauvre vieille femme infirme, Mme V., âgée de 84 ans, ne peut

marcher. Elle demeure seule toute la journée. Sa vie toute de privation

était bien triste avant qu'elle connût Sr Thérèse. Mais un jour je

lui portai une image de la petite sainte. Ce fut alors le bonheur qui

entra dans sa maison; sa tristesse a disparu, elle ne s'ennuie plus et

quand, le matin, je la quitte pour aller à mes autres pauvres et

malades, elle me dit en souriant: «Vous me quittez, ma Sœur, mais je

ne suis plus seule, je cause avec la petite sainte qui me garde et ne me

quitte pas.» Le soir, je la trouve à la même note. La chère sainte a

apporté avec elle dans ce pauvre réduit la paix de l'âme, la joie du

cœur, elle y a comblé toutes les absences.

Tous mes malades auxquels j'ai pu donner son portrait ont éprouvé de sa

présence un bien-être évident que je constate avec reconnaissance.

Sr St-P.,

_religieuse garde-malade_.

99.

N., Belgique, 30 août 1910.

Je soussigné, F. F., avocat, me fais un devoir d'attester l'exactitude

des faits suivants:

Je souffrais depuis plusieurs années d'eczéma étendu et permanent à la

partie inférieure des jambes, depuis la cheville jusqu'au genou.

Fréquemment il se produisait des poussées inflammatoires douloureuses,

quelquefois des abcès ou furoncles. Cette affection cutanée ne

paraissait guère laisser d'espoir de guérison, et le traitement

consistait uniquement dans l'emploi de simples palliatifs:

enveloppements humides, compresses, poudres adoucissantes telles que

talc ou autres du même genre.

Aucune amélioration ne se produisait, lorsque, dans mon entourage, on

eut la pieuse pensée de recourir à l'intercession de la petite Sr

Thérèse de l'Enfant-Jésus, envers qui ma femme et ma fille professaient

une dévotion particulière.

Aux bandages qui entouraient la partie malade, on attacha une relique

provenant d'objets ayant appartenu à cette sainte religieuse, et des

neuvaines de prières eurent lieu pour obtenir ma guérison.

Bientôt l'inflammation disparut avec les rougeurs, rugosités, pustules

et tous les phénomènes douloureux ou pénibles par lesquels le mal

n'avait cessé de s'accuser depuis des années. La peau a repris

complètement son aspect normal, et il ne reste aucune trace, soit

externe, soit interne, des désordres passés. Il en est ainsi depuis un

an environ et, à en juger par les apparences, il n'y a, semble-t-il,

aucune raison de supposer que la guérison, qui est complète, n'ait pas

le caractère d'une guérison durable et définitive.

Je fais la présente déclaration pour rendre hommage à la vérité, et je

serais heureux si l'autorité compétente pouvait un jour en faire état,

en vue de la glorification de la pieuse carmélite à l'intercession de

laquelle nous avons eu, en famille, la confiance d'avoir recours[275].

F. F., _avocat_.

Signature légalisée à l'Evêché de N...

100.

Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face Histoire d'une âme écrite par elle-même · 第 294 / 403 题