M. H., _couturière_.

Suit la signature de M. le Curé et de plusieurs autres personnes.

69.

X., 17 janvier 1910.

J'étais souffrante depuis plusieurs jours d'un grand mal de tête,

j'avais de plus mal aux jambes et ne pouvais me tenir debout, de sorte

que ma maîtresse m'avait envoyée coucher. Bientôt je fus prise d'une

sueur froide et, au bout de deux jours, me sentant de plus en plus

malade, je mis la relique de votre chère petite sainte sur mon front. A

l'instant même je me sentis guérie. Je me levai et je repris mon travail

sans éprouver aucune fatigue.

Mais voici une autre grâce que j'estime bien autrement grande. J'ai

demandé à mon confesseur si je pouvais vous la faire connaître. Il m'a

répondu que non seulement je le pouvais, mais que c'était un devoir de

le faire.

Depuis environ 22 ans, je n'avais pas cessé d'éprouver des doutes contre

la foi. J'en étais réduite, la plupart du temps, à aimer le bon Dieu, à

le servir, _au cas où il existerait_. En même temps, j'avais une grande

soif de Dieu; de sorte que cette soif de Dieu, avec l'impossibilité de

le trouver, me faisait quelquefois penser aux souffrances des damnés

dans l'enfer.

Mais depuis que j'ai lu, dans la vie de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus,

ce qu'elle dit de l'Amour miséricordieux du Seigneur, les doutes se sont

enfuis, la reconnaissance et la confiance ont pris tout mon cœur.

Pour remercier la chère petite sainte, j'ai l'intention de prélever sur

mes gages ce qui me sera possible, pour aider à faire connaître sa

«petite voie d'amour et d'abandon»; ce sera mon humble merci.

A. F., _servante à X_.

De la même; quelques mois plus tard.

Je viens de faire la donation complète de moi-même à votre chère petite

sainte. Voici comment: je connais une âme qui, dans son enfance, s'est

livrée au démon. Songeant à l'influence que celui-ci avait exercé sur

elle, je me suis dit qu'en me donnant à Sr Thérèse, elle n'aurait pas

moins de zèle pour ma sanctification que le diable n'en avait eu pour la

perte de cette âme.

Après avoir soumis ce projet à mon confesseur qui l'a pleinement

approuvé, je me suis livrée totalement et irrévocablement à ma chère

sainte pour qu'elle me donne au bon Dieu.

Depuis ce jour, je ne cesse d'éprouver sa bienfaisante influence.

70.

N. (Oise), 17 janvier 1910.

Mon petit garçon avait été pris de fièvre, points dans le dos,

vomissements et violents maux de tête.

Il était ainsi depuis deux jours, quand, lui ayant posé sur la poitrine

la relique de votre chère sainte, il se trouva guéri _à l'instant même_.

Il s'est mis alors à tousser et à chanter pour me prouver qu'il n'avait

plus aucun mal. Depuis, il ne s'est ressenti de rien.

Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face Histoire d'une âme écrite par elle-même · 第 277 / 403 题