Le 19, on se mit en route pour aller à Nioro, vers six heures. Huit
lieues droit à l’O. nous en séparaient, mais la route qui passe par de
nombreux villages, n’a pas mal de sinuosités, et quand on arriva en vue
de Nioro, vers quatre heures du soir, des cavaliers vinrent de la part
de Mustaf et du père de Mahmadou Abi, ainsi que de ses oncles, prier ce
jeune prince de camper à Dianwéli pour la nuit, afin qu’on pût le
recevoir le lendemain matin. A mon grand regret donc on entra au village
de Dianwéli, et pour me consoler de ce retard, il ne fallut rien moins
qu’un superbe mouton que m’envoya Mahmadou Abi, et qui fut tellement
apprécié, qu’entre nous et nos parasites on le dévora jusqu’au dernier
morceau.