Le lendemain j’étais assailli de demandes. Tu vas partir ? Quand ?
Qu’est-ce qu’Amadou t’a dit ? etc., etc.
Je répondais à tous, suivant le désir d’Amadou : Oui, je vais partir,
_Ché Allaho_, mais je ne sais pas quand. Et le même jour Ahmadou me fit
recommander de ne promettre à aucun de l’emmener, parce qu’on lui avait
dit que bien du monde se ralliait à notre compagnie.
Le jour suivant j’allai voir Sidy Abdallah, et me plaignis à lui de
Bobo. Je pus alors voir l’inimitié, la jalousie qui séparaient ces deux
hommes, tous deux secrétaires d’Ahmadou, mais dont l’un, Sidy, avait une
grande supériorité d’instruction, et l’autre l’avantage de l’affection
sincère du maître.