Le 24 j’allai chez Ahmadou, et comme j’attendais, Mohamed Bobo et
Boubakar Mahmady Diam sortirent. Bobo me voyant vint à moi et me dit :
« Tu ne verras pas Ahmadou, il ne sort pas, mais _Ché Allaho_, tu vas
partir, je te donnerai un bon coup de main. »
Cette amabilité de Bobo m’étonnait à bon droit, et on verra comment il
me donna un coup de main.
Le lendemain je revins à la charge et fis demander à Ahmadou une
audience, en ne lui cachant pas mon mécontentement de tous ces retards.
Cette fois c’était du mil qui venait de lui arriver, et il le faisait
débarquer ; mais, comme j’insistais, il dit que, _Ché Allaho_, je le
verrais demain et que nous causerions de toutes les affaires.