22 octobre 1865.

Les choses allèrent ainsi jusqu’au 22, jour où nous recevions de bonnes

nouvelles du Bakhounou. On annonçait que Falel, le frère de feu

Sambouné, avait repris le pouvoir à Hofara, après avoir fait assassiner

Amadi Sambouné, son neveu. En enregistrant cette nouvelle, favorable au

succès du voyage de Seïdou, je me demandais si nous n’allions pas

partir. La veille, en effet, j’étais allé tenter un coup de théâtre chez

Ahmadou. Après avoir attendu une audience toute la journée, je l’avais

arrêté au passage dans un des hangars que Samba N’diaye lui avait fait

construire peu avant de partir pour Sansandig, et le forçant, pour ainsi

dire, à m’écouter sous ce hangar, et seul à seul, je lui avais redemandé

de me laisser partir, lui alléguant les nouveaux retards qu’il apportait

à l’envoi du courrier et toutes les raisons que je lui avais si souvent

données. A mon grand étonnement, il n’avait pas dit non et avait remis

sa réponse au lundi 23 octobre.

Voyage dans le Soudan occidental (Sénégambie-Niger) · 第 249 / 368 题