4 mai 1865.

Le 4, Samba N’diaye alla trouver Ahmadou, qui était sur la place, et lui

parla. Ahmadou répondit, d’un ton de mauvaise humeur, qu’il fallait

venir quand il serait chez lui. Samba resta jusqu’à la rentrée

d’Ahmadou, mais celui-ci arrivé à sa porte, renvoya tout le monde.

Cette fois je ne savais que penser ; ne voulait-il plus me fournir le

nécessaire ? Était-il fâché contre moi ? Cependant je ne lui en avais

donné aucun motif, bien au contraire ; le lendemain de son arrivée en

m’envoyant un bœuf il avait témoigné de sa considération pour moi devant

Samba Yoro.

Le lendemain je lui avais fait demander à acheter parmi les Kouloulous

un des deux magnifiques boubous que Seïdou le courrier avait pris à Dina

et qu’il venait de remettre, et Ahmadou avait répondu qu’il m’en

donnerait un, car ces boubous venant d’un des chefs de captifs, et peut-

être de Niansong, lui revenaient de droit. Je ne pouvais comprendre à

côté de cela cette obstination à ne pas me donner de cauris. Je me

décidai à aller chez lui le lendemain.

Voyage dans le Soudan occidental (Sénégambie-Niger) · 第 194 / 368 题