20 mai 1864.

Avec le jour j’envoyai Samba N’diaye à la recherche du porteur de la

lettre ; il revint vers dix heures, me disant qu’il l’avait vu, qu’il y

avait tout un paquet. Alors mes craintes furent calmées, ces lettres

étaient pour moi sans doute, et j’allais recevoir des nouvelles de ma

famille. L’impatience me gagna, je ne pouvais plus tenir en repos. On me

disait qu’Ahmadou était en palabre avec Oulibo et que le courrier ne

voulait pas remettre les lettres à d’autres qu’à lui. Mais je ne pouvais

rester ainsi ; nous passions, le docteur et moi, de la plus extrême

confiance aux plus graves appréhensions ; trois fois, je renvoyai Samba

N’diaye, et enfin, à cinq heures du soir, vingt quatre heures après

l’arrivée du courrier il m’amena celui-ci qui me remit une lettre, la

seule qu’il eût. Elle était du commandant de Bakel, le capitaine Faliu,

qui m’envoyait une copie d’instructions du gouverneur. Je reproduis ces

deux documents.

Voyage dans le Soudan occidental (Sénégambie-Niger) · 第 115 / 368 题