11 décembre 1863.

Après une journée comme celle-là, on a besoin de repos, et cependant le

11, au matin, on repartait à la recherche de l’âne. A onze heures, on

l’avait retrouvé, ainsi que la peau de bouc de Mamboye. Le reste de la

journée fut employé à installer des branches pour faire sécher de la

viande, à nettoyer le camp et mettre de l’ordre dans nos bagages. Puis,

ayant trouvé, en rôdant aux alentours, des traces fraîches d’hommes qui

se préparaient à prendre le miel d’une ruche, et sans doute avaient fui

au bruit des coups de fusils dont nous accompagnions souvent notre

marche, il fallut songer à la prudence, et je fis disposer autour de

notre campement des épines au milieu des herbes, de manière à former une

défense à l’abri de laquelle nous eussions pu tenir tête à une centaine

d’hommes.

Voyage dans le Soudan occidental (Sénégambie-Niger) · 第 29 / 368 题