[Note 264 : Béheyreh, dont la véritable prononciation est _bohhayrah_,

signifie _petite mer_. Le béheyreh de Tunis est une sorte d’étang entre

la ville et le port avec lequel il communique. Deux portes d’écluses en

ferment la communication. Le béheyreh est aussi une décharge où se

rendent les eaux et les immondices de la ville. Le fond est une vase

molle ; et la hauteur réelle de l’eau ne dépasse guère, aux endroits les

plus profonds, quatre à cinq pieds. De chaque côté de l’entrée du

béheyreh, sont les forts de Halq-el-Ouâd et des fortifications à ras de

terre.]

[Note 265 : Les Hafsides se prétendaient descendants d’Omar le khalife.

On sait que leur puissance s’étendit très-loin dans Maghreb. Les

Hafsides furent dépossédés par les Turks, à l’époque où passèrent dans

leurs mains Tunis et le reste du Maghreb. Le règne des Hafsides brilla

d’un éclat aussi remarquable que celui des Abbacides à Bagdad.]

[Note 266 : Tout à l’heure nous indiquerons en abrégé la manière de

trouver le chiffre des chronogrammes arabes.]

[Note 267 : On a cru devoir abréger un peu cette note et supprimer des

détails étrangers au sujet.]

[Note 268 : _Djaryéh_ signifie à la fois jeune fille et cange, barque.]

[Note 269 : La mer.]

[Note 270 : _Rahhab_, soyez le bien-venu.]

[Note 271 : _Harr_.]

[Note 272 : _Mass_ en arabe, sucer.]

[Note 273 : Les femmes brunes, telles que les Abyssiniennes, sont très-

recherchées (des Arabes).]

[Note 274 : _Bâhha_, trahir un secret.]

[Note 275 : _Ssabâhh_, le matin.]

[Note 276 : _Da_, la maladie.]

[Note 277 : _Mada_, d’où _moudyeh_, couteau.]

[Note 278 : _Dama_, durer.]

[Note 279 : Chaque cahier arabe a vingt pages.]

[Note 280 : Les anciens Germains, selon Tacite, préparaient aussi une

liqueur fermentée avec l’orge ou le blé. _Potui humor ex hordeo aut

frumento in quamdam similitudinem vini corruptus_.

P.]

[Note 281 : En 1842, au mois de février.]

[Note 282 : Sa résidence est près de la maison de Husseyn-Pacha-

Djokhadar.]

[Note 283 : Je les extrais de mon Aperçu sur l’histoire des Arabes du

paganisme, et sur les croyances musulmanes relatives aux vieilles

époques du monde génésiaque.]

EXPLICATION DES PLANCHES.

PLANCHES I ET II.

* * * * *

AVERTISSEMENT

SUR

L’ESSAI D’UNE CARTE DU DARFOUR,

=Par M. le Dr PERRON.=

L’essai de carte du Darfour, que je présente, est le résultat des

indications que j’ai obtenues du cheykh, auteur de ce Voyage. Les

positions ne sont déterminées qu’approximativement, notre voyageur

n’ayant eu pour mesure des distance que les journées de marche, et, pour

les situations relatives des lieux, que des directions vers chacun des

points cardinaux, directions estimées à peu près.

J’ai dû choisir pour point de départ, et pour établir les distances

d’une manière sûre, un repère qui fût en rapport avec les cartes

existantes. Ce repère, je l’ai posé vers Kôbeyh, lieu placé entre le 25e

et le 26e degré de longitude E. de Paris, et voisin du 14e degré de

latitude N. Browne, qui a fait des observations à Kôbeyh, place cette

ville à 14° 11′ latitude, et 28° 8′ à l’orient de Greenwich (25° 48′ E.

de Paris).

Partant du point d’intersection du méridien passant par le 25e degré et

du parallèle de 14° N., j’ai tracé des lignes parallèles à celles-là, et

construit des carrés dont le côté représente un trajet de quatre jours

de chemin. Chaque jour représente une _journée de voyage_ d’environ six

lieues communes. D’après toutes les informations que j’ai prises, cette

appréciation de chaque journée, terme général, m’a paru être voisine de

la vérité[284]. Ensuite j’ai posé les lieux d’après les indications du

cheykh et la durée des trajets qu’il a faits.

Il résulte de ces indications que le Dârfour présente, surtout du nord

au sud, une bien plus grande étendue que celle qui a été admise par les

géographes. Il me paraît qu’ils n’ont fixé les limites du Dârfour que

sur des données très-vagues. Il en est de même de ce que j’ai appelé les

_provinces adjointes_, et du Fertyt, et de vingt autres divisions

locales du Soudan méridional. Quels voyageurs européens, en effet, ont

pénétré dans ces régions du sud ? Combien ont vu le Dârfour et le Dâr-

Fertyt, le Ouadây et les Djénâkhérah ? En supposant qu’on pût pénétrer

jusqu’à ces latitudes, qui pourrait y aller avec les instruments

nécessaires pour déterminer exactement les positions géographiques ?

Une fois, le cheykh El-Tounsy était occupé, au milieu de la campagne

d’Abou-l-Djoudoul, à écrire quelques vers : plusieurs individus

l’aperçurent. Tout à coup ils crièrent au sorcier, au magicien, qui

voulait ensorceler tout le pays. On allait lui faire un mauvais parti :

le cheykh replia vite son papier, et partit en toute hâte. Que serait-ce

donc dans les pays plus éloignés au sud ? et que fût-il arrivé à un

Européen ?

Si l’on convertit en lieues les distances évaluées en journées de

chemin, on trouve que la limite sud du Dârfour, la position du Fertyt,

et par conséquent celle des Monts de la Lune, ou mieux les Monts de

_Coumr_ (De Sacy, traduction d’Abd-el-Lâtif.), doivent être reportées

beaucoup plus près de l’équateur que ne l’indiquent les cartes

géographiques. Notre cheykh, qui a pénétré très-loin dans le Dâr-Fertyt,

n’a jamais entendu parler des Monts de la Lune.

Dans l’essai de carte que je donne, le Dâr-Tâmah est exclu de la

circonscription du Dârfour. Le Dâr-Tâmah n’est point, comme l’indiquent

la plupart des géographes, une province du Dârfour, c’est un petit Etat

ayant son gouverneur spécial, qui se décore sans façon du titre de

sultan, et qui paie une redevance annuelle tantôt au sultan fôrien,

tantôt au sultan ouadâyen, pour obtenir leur protection. Ce pays, comme

on le verra dans l’histoire du Ouadây, fut conquis, après une vigoureuse

défense, par les Ouadâyens, qui le dévastèrent. Les habitants furent mis

en déroute et dispersés ; mais peu après ils rentrèrent en possession du

sol.

Dans la carte du Dârfour, je n’indique qu’une rivière, celle de Bâré :

le cheykh n’en a pas vu d’autre. Les eaux, il est vrai, sont abondantes

à l’ouest des monts Marrah d’où elles s’écoulent, et elles arrosent

partout les belles vallées du Dâr-Guimir et du Dâr-el-Maçâlyt, dont le

cheykh ne parle jamais qu’avec l’expression d’un sentiment d’admiration.

Les eaux sont plus riches encore à l’est de la chaîne des Marrah ; mais

elles ne forment pas de rivières : elles se réunissent seulement en

courants plus ou moins prolongés, qui abreuvent et fertilisent les

vallées et les autres terres cultivables.

Les plus belles contrées du Dârfour sont, en premier lieu, le Dâr

Noûrayn-Ouad-Neddjâm, puis le Dâr Bakr-el-Guérâb et le Dâr-Abâdymâ.

Les géographes accolent le Dârfour, par ses limites est et ouest, au

Kordôfal et au Ouadây ; mais, selon notre cheykh, il y a entre le Fôr et

le Kordofâl un espace d’environ _dix_ jours de marche, occupé et

parcouru par des tribus errantes. Entre le Dârfour et le Ouadây, est un

espace d’environ un jour : cet espace est inhabité. Les tribus arabes

craignent de s’y répandre, pour ne pas s’exposer à tout moment à être

rançonnées et harcelées par les sultans du Dârfour et du Ouadây,

auxquels elles ne pourraient échapper dans des limites aussi resserrées.

Le Dâr-Rau_n_ah, quoique placé assez haut dans le sud, est tourmenté par

l’un et par l’autre de ces princes. Chacun des deux États, prétendant

que ce Dâr lui appartient, y envoie de temps en temps des hommes armés

pour en arracher des impôts.

Le Toouycheh, et toute la lisière est, c’est-à-dire tout le Gauz,

forment un pays de terres couvertes de sables, la plupart sans eaux :

c’est, au reste, le sens originel du mot _gauz_ (cauz).

Le Baradjaub n’est indiqué dans aucune carte, que je sache ; c’est,

selon le cheykh, un vaste espace d’environ dix jours de marche,

généralement couvert d’eau jusqu’à la hauteur du pubis, parsemé de tous

côtés de forêts épaisses et difficiles à pénétrer. Quand les Arabes

Rézeygât, poursuivis par le sultan Tyrâb, s’y réfugièrent pour échapper

aux soldats fôriens, ceux-ci prirent leurs traces et marchèrent pendant

deux ou trois jours dans l’eau ; mais, forcés par la fatigue et la

difficulté des lieux, de renoncer à leur entreprise, harcelés et tués en

détail par les Rézeygât, ils quittèrent le Baradjaub sans avoir pu

atteindre leur but.

Les monts Marrah ne sont pas indiqués sur les cartes comme formant une

longue chaîne qui traverse le Dârfour : la carte nouvelle rectifie

encore sur ce point le tracé admis par les géographes[285].

La position de Ouârah, capitale du Ouadây, par rapport au Dârfour, est

tracée d’après le rapport du cheykh ; sorti du Dârfour vers les limites

communes des Guimir et des Maçâlyt, il marcha quatre jours pour arriver

à Ouârah ; d’autre part, il y a de Ouârah au Tâmah six jours de marche.

L’espace du Dârfour qui comprend le Dâr-Abâdymâ, le Dâdjo, le Bygo, le

Dâr-Faraougueh et la portion de contrée à l’ouest des monts Marrah,

depuis la station des Foullân ou Fellâtâ, c’est-à-dire depuis

l’interruption de la chaîne des Marrah ; tout cet espace, dis-je,

faisait originairement partie du Dâr-Fertyt. Ces contrées furent

conquises et _islamisées_ par les Fôriens, qui les incorporèrent alors à

leur pays.

Les provinces dites _provinces adjointes_ paient seulement une redevance

annuelle au sultan fôrien, et sont sous sa protection. Ces provinces

sont idolâtres, comme toutes les autres provinces du Dâr-Fertyt.

Selon le cheykh, les Soudaniens, ou nègres non musulmans, situés au sud

du Sennâr (ou Sinnâr) et du Fâzoglou, sont les seuls et vrais Noubah.

Ils s’étendent fort loin vers le sud, et sont de même origine que les

Fertytes[286] ou nègres idolâtres du sud du Dârfour. Les Nubiens

proprement dits, au nord du Sennâr, sont des Sennâriens pour les

habitants du Sennâr.

Quant au Sennâr même, les grands et chefs du pays (les mekks) prétendent

être d’origine arabe et d’une tribu appelée les Bény-al-Foun. Quand ils

s’emparèrent du Sennâr, ils y trouvèrent une population appelée les

Hémedj, qui se croient autochthones ; il faut entendre par là qu’ils

sont établis de temps immémorial dans ces contrées.

* * * * *

[Note 284 : Peut-être cette estimation est trop forte d’un sixième.

J.—D.]

[Note 285 : La chaîne des monts Marrah a été dessinée, ainsi que le

Tâmah, par mon ami M. Machereau, peintre français, maître de dessin à

l’École de cavalerie de Gyzeh.]

[Note 286 : Les Fôriens et les autres peuples du Soudan n’appellent

Fertytes que les tribus disséminées au sud du Dârfour, à quelque

distance que ce soit.]

LISTE ARABE DE NOMS DE LIEUX ET DE TRIBUS MENTIONNÉS DANS LE VOYAGE AU

DARFOUR.

Le tracé, en arabe, des noms de tribus et de lieux mentionnés dans ce

Voyage semblera ne pas toujours correspondre bien exactement à la

transcription donnée sur la carte en lettres françaises ; cela tient à

ce que certains sons qui diffèrent dans notre langue, tels que _o_ et

_ou_, _e_ et _a_, etc., n’ont qu’une même forme dans l’écriture arabe,

et même que ces sons ne s’écrivent pas quand ils ne représentent que des

voyelles simples. En arabe, en général, on n’écrit pas les voyelles.

La transcription en français, telle que je la donne, doit fournir la

prononciation la plus exacte possible de ces noms ; car je me suis

uniquement guidé sur la manière dont j’ai entendu prononcer ces mots,

non-seulement par le cheykh El-Tounsy, mais par les Fôriens, Ouadâyens,

Barnaouyens, etc., que j’ai vus au Kaire, et aussi par le sultan fôrien,

devant qui, lors de nos conversations, je les ai prononcés nombre de

fois.

Je dois faire cette observation, surtout pour les orientalistes qui

pourraient juger que ma transcription française s’éloigne souvent de ce

que paraît exiger la liste écrite en arabe. Ainsi, le nom de _Kôbeyh_ ou

_Kôbeih_ semble demander, d’après les caractères arabes qui le forment,

à être prononcés _Kôubayh_ ; mais je n’ai jamais entendu articuler que

_Kôbée_. Toutefois, pour conserver autant que possible la figure

originelle du mot arabe, j’écris _Kôbeyh_ ou _Kôbeih_. Cette terminaison

en _eyh_ ne doit généralement être énoncée ici que comme on la prononce

en français dans _Kôbée_.

L’_o_ final se prononce toujours extrêmement bref.

Nombre de mots arabes ont un _caf_ guttural dans leur composition, et

cependant j’ai donné à cette lettre, pour équivalent français, le _g_

dur ou _gu_, selon que la circonstance le réclame. La raison en est que

jamais les Fôriens ne prononcent le _caf_ autrement que par le _g_ dur.

C’est la prononciation du Hedjâz ; je n’en ai jamais entendu d’autre au

Kaire, chez le chérif de la Mecque. Quant au _guim_ d’Egypte, qui est le

_djim_ régulier, les Fôriens le prononcent _djim_ ou _gim_, comme les

Hedjâziens et les Mogrébins. Du reste, beaucoup de personnes dans le

peuple, au Kaire, prononcent ainsi l’articulation _caf_. D’autre part,

il y a dans la liste ci-dessous quelques noms dans lesquels se trouve le

_djim_, et dont la prononciation m’a été rendue par _guim_.

Le cheykh El-Tounsy préférait écrire par le _caf_.

En résumé, j’ai figuré en français, dans la carte, la prononciation

telle que je l’ai entendue[287].

Abâdymâ اباديما

Abâ omâ اباوُما

Abou-l-Djoudoul ابو الجدول

Abeyrys اَبِيرِيس

OBEYYD إِبَيِّد

Adiguiz أَدِقِز

Oumm Ba’oudhah امّ بعوضة

Baré بارَى

Baguirmeh باقِرْمه

Bâyâ بايا

Badeyât بِدَيات

Berty بَرْتِى

Baradjaub بَرَجَوب

Barazyb بَرْزَيب

Barguid بِرْقِدْ

Bargau بَرْقُو

Barnau بَرْنُو

Barny بِرْنِى

Bakr el-Guerâb بَكْر الجَراب

Bandalah بَنْدَله

Bendah بَنْدَه

Beny-A’dy بَنى عَدِى

Baououâ بَوّا

Bourou بُورُو

Boulâg _ou_ Boulâq بُولاق

Bygo بِيقُو

By_n_â بِيڭا

Târneyh تَارْنَيْه

Tâldaouâ Taldaouâ تَالْدَوَا — تَلْدَوَا

Tâmâ Tâmah تاما — تامه

Tebeldyeh تَبَلَدِيَّه

Touroudj تُرُوج

Takrour تَكْرُور

Tekenyâouy تَكَنْيَاوِى

Témourkeh تَمُورْكَه

TOUNBOUKTOU تُنْبُكْتُو

Toundjour تُنْجور

TENDELTY تَنْدَلْتى

Tou_n_ bâcy تُوڭْ باسِى

Tinneh تِنَّه

Tyneh تِينَه

Djâma’ جامع

Djibryl جِبْرِيل

Djedyd el-Sayl جَدِيد السَيْل

Djedyd Râs el-Fyl جديد راس الفِيل

Djedyd Keryo جديد كَرْيُو

Djerrâr جَرَّار

Djerioud جَريود

Djenâkherah جَناخرة

Djenguyeh جَنْقَيْه

Djoultou جُولْتُو

Djoukou جُوكو

Habbânyeh حَبّانِيَّهْ

Hereyz حَرَيْز

Helbeh حَلْبة

Khârdjeh خارجِة

Dâdjo داجُو

Dâr دار

Dabbeh دَبَّه

Doutou دُتُو

DOUNGOLAH دُنْقُله

Dengo دَنْقُو

Routou رُتُو

Rezeygât رَزَيقَات

Rechyd رَشيد

Rau_n_â رُوڭا

Ryhh رِيح

Zaghâouy زَغاوِى

Zaghâoueh زَغاوَه

Zayâdyeh زَياديه

Sarf el-Dadjâdj سَرْف الدَجَّاج

Silâ سِلا

Selymeh سَلِيمَة

SENNAR سَنّار

SOUDAN سُودان

Souwayneh سُوَيْنَه

Châlâ شالا

Châouâ شاوا

Châydjyeh شايجيّة

Chebb شبّ

Cha’yryeh شَعِيرِيّة

CHOULOUK شُلوك

Chaubah شَوْبَه

SELEYH صَلَيْح

Touwycheh طُوَيشه

A’reygât عَرَيْقات

O’kcheh عُكَاشه

A’mrân عَمْران

Fârâ فارا

Fâzâoughlou فازْاُوغْلُو

FACHER فاشر

Farâoudjeh فراوُجه

FERTYT فرتيت

Farich فَرِش

Fezârah فَزَارة

FELLATA Fellâta فَلّاتا — فَلّاته

Foullân فُلّان

Fangarau فنْقرو

Finyar فِنْيَر

Foutâ فُوتا

FOUR فُور

Foun فُون

Guirly قِرْلِى

Guerkau قَرْكُو

Greyoued قريود

Guelâ قلا

Guimir قِمِر

Gauz قُوز

Kârâ كارَا

Kabâbych كَبَابِيش

Kebkâbyeh كَبْكَابِيَّه

Ketkou كَتكُو

Karâkryt كَرَاكْرِيت

Korobât كُرُبات

Kerdjayât كَرْجَيَات

KORDOFAL كُرْدُفال

Kerguyât كَرْقَيَات

Keritcheh كَرَيْتْشَه

Kouçâ كُسَا

Koundjârah كُنْجَارة

KOBEYH كُوبَيْه

Kou’ كُوع

Leguyieh لَقِيّة

Madjânyn مجانين

Medja_n_â مَجَڭا

Mahhâmyd محاميد

Mahas مَحَس

Marboutah مرْبوطه

Marrah مَرّه

Mazroub مَزْرُوب

Maçâlyt مَسَالِيط

Macyryeh مَسِيرِيَّة

Mags مَقْس

Mellâ مَلّا

Mandarah مندرة

Mandalah منْدله

Manfalout مَنْفَلُوط

Mydaub مِيدَوب

Mymeh مِيمَه

Neddjâm نَجَّام

Noufeh نُفَه

Noumlyeh نُمْلَيْه

NOUBAH نُوبَه

Nourayn نَوْرَين

OUADAY, _Wâdây_ Ouadây وَادَاىْ — وَدَاىْ

OUARAH وَارَه

Ouadadây وَدَدَاىْ

Imym يَمْيَمْ

Hemedj هَمَجْ

Je ferai remarquer encore que pour les noms de la carte dans lesquels se

trouvent _aw_, _ow_, _ey_, ou _eih_, il faut prononcer respectivement

comme s’il y avait _au_, _ou_, _é_, et que l’_y_, au milieu des mots, a

la simple valeur d’un _i_ long ; mais que, si l’_y_ est devant la

dernière syllabe d’un mot, il se prononce comme deux _i_. La lettre _n_,

en italique, indique qu’il faut prononcer du nez la lettre qui la suit,

sans articuler l’_n_ elle-même. Ainsi, dans Raw_n_â, il faut prononcer

du nez l’_a_ final, et à peu près comme si le mot était Rau-a. Enfin, la

double lettre _gh_ s’articule comme l’_r_ grasseyé.

NOTA. L’explication des autres planches (III, IV, V, VI) est donnée dans

le cours de l’ouvrage, de manière à dispenser d’autres détails.

[Note 287 : Sur la transcription française suivie dans le texte de

l’ouvrage, voyez la Préface.]

TABLE

DES MATIÈRES CONTENUES DANS CE VOLUME.

* * * * *

DÉDICACE à S. A. MOHAMMED-ALY, vice-roi d’Égypte et dépendances.

PRÉFACE, par JOMARD ; — ÉTAT DES CONNAISSANCES, page i ; — LE NIL-BLANC,

p. xxii ; — LANGAGE, p. l.

AVANT-PROPOS, par M. le docteur PERRON, p. lxxii.

VOYAGE AU DARFOUR.

Invocation. — Eloge de Mohammed-Aly. — Motifs qui ont déterminé l’auteur

à écrire la relation de son voyage au Soudan. Pages 1 à 8

INTRODUCTION HISTORIQUE.

CHAPITRE Ier.

Causes qui ont amené le départ du cheykh Mohammed-el-Tounsy pour le

Soudan. — Pèlerinage de son aïeul ; naufrage après sa sortie de Tunis. —

Réflexions et vers sur la pauvreté et sur la richesse. — Circonstance

qui fit passer l’aïeul du cheykh de Djeddah au Sennâr. Retour au Kaire.

— Pèlerinage d’Omar, père du cheykh ; il est accompagné par un oncle du

cheykh. — Omar revient, et part pour le Sennâr. — Le cheykh au Kaire.

Pages 9 à 25

CHAPITRE II.

Embarquement sur le Nil. — Regrets. — Rencontre d’une troupe de ghouzz

ou mamelouks, à Minyéh. — Arrivée à Beny-Ady. — On dispose la caravane ;

traversée du désert. — Kharidjah ; ses dattiers. — Abrys ; ses débris. —

Boulâq ; ses dattiers peu élevés. — Macs, pays désolé ; désert. — El-

Chebb. — Salymah ou Sélymeh ; monts habités par des lutins. — Leguiyeh

ou Laguyéh. — Un courrier annonce la mort du sultan fôrien. — Puits de

Zaghâouy. — On envoie des lettres au Dârfour. — Le cheykh écrit à son

père. — Ahmed-Badaouy ; soin qu’il prit du cheykh. — Mazroub, sur la

limite du Dârfour. — Souwâynéh. — La caravane se sépare. — Séjour du

cheykh chez Ahmed. — Rencontre singulière de son oncle Zarrouq. — Lettre

et présent du père du cheykh à Ahmed-Badaouy. — Explication de la

conduite généreuse d’Ahmed envers le cheykh. — Présents d’Ahmed au

cheykh. — Départ du cheykh. — Marché de Kebkâbyéh ; campagnes. — Monts

Marrah. — Târneh. — Arrivée à Aboul-Djoudoul. — Le cheykh retrouve son

père. — Visite au sultan ; à Mohammed-Kourrâ ; à Mâlik El-Foutâouy. —

Caractère de Kourrâ et de Mâlik. — Le père du cheykh obtient la

permission d’aller à Tunis. — Biens qu’il reçut du sultan ; il les cède

au cheykh, et il part. — Lutte de Kourrâ contre le sultan ; guerre. —

Mort courageuse de Kourrâ. — Histoire de la jeunesse et de l’élévation

de Kourrâ. — Histoire des princes Tyrâb, Abd-el-Rahmân et Mohammed-

Fadhl. — Caractère de Tyrâb. — Anecdotes. — Expédition du Kordofâl

conduite par Tyrâb. — Conspiration contre ce prince. — Sa mort ; ses

dernières volontés. — Avénement d’Abd-el-Rahmân au trône des sultans. —

L’yâkoury Kinânah. — Mouvements dans la famille de Tyrâb, et parmi les

vizirs. Pages 26 à 85

CHAPITRE III.

Récit abrégé de l’histoire du sultan Abd-el-Rahmân, surnommé l’Orphelin.

— Ses qualités ; sa justice ; sa dévotion ; sa reconnaissance. — Sa

pauvreté avant d’arriver au trône. — Il part du Kordofâl pour le

Dârfour. — Sa lutte contre son neveu Ishâq le khalife ; guerre civile. —

Le parti d’Abd-el-Rahmân est d’abord vainqueur, puis il est vaincu.

Enfin, il reprend le dessus. — Bataille de Taldâoua. — Bataille de

Baououâ, de Guerkau. — Un fellah d’Egypte blesse le khalife d’un coup de

fusil ; mort du khalife. — Choix du fâcher actuel. — Anecdote. —

Elévation de Kourrâ à la dignité de père-cheykh. — Affection du sultan

pour les ulémas ; ses études. — Conspiration du mamelouk Zaouânah,

réfugié au Dârfour lors de l’expédition française. — Zaouânah est mis à

mort au milieu d’un repas chez le sultan. — Conspiration singulière de

l’yâkoury Kinânah ; cette femme est égorgée devant le sultan. — Le fakyh

Mâlik El-Foutâouy (ou de Foutâ.) — Kourrâ, accusé, est rappelé du

Kordofâl. — Kourrâ réussit à élever au sultanat Mohammed-Fadhl, après la

mort d’Abd-el-Rahmân. — Protestation des enfants des sultans. Leurs

déprédations dans les provinces. Ils rassemblent une armée. — Kourrâ

rétablit l’ordre. Il dirige l’éducation de son pupille Mohammed-Fadhl.

Pages 86 à 425

VOYAGE.

CHAPITRE Ier.

Division du Soudan en dix Etats principaux. — Description géographique

du Dârfour ; division en provinces. — Arabes environnants ; leurs tribus

principales. — Autorité du sultan fôrien sur la plupart de ces tribus. —

Expédition du sultan Tyrâb au Baradjaub. — Longueur et largeur du

Dârfour. — Etendue de chaque province du Dârfour. — Possesseurs des

terres. — Provinces adjointes. — Deux divisions principales du Dârfour.

— Division naturelle du pays par les monts Marrah. — Peuplades fôriennes

d’origine. — Caractère physique des principales peuplades du Dârfour. —

Divisions du Dârfour en apanages assignés aux hauts dignitaires. — Monts

Marrah ; voyage du cheykh au petit mont Marrah. Firman du sultan pour

cette excursion. — Sauvagerie des habitants des montagnes. — Environs

des monts ; vallées, etc. — Le Vieux de la Montagne. — Prisons des monts

Marrah. — Quelques habitudes des Fôriens montagnards. — Langue fôrienne.

— Lutins appelés damzôg. Croyances singulières sur la puissance de ces

lutins. — Comment on vend et achète les lutins. — Anecdotes. — Le fils

d’Ahmed-Badâouy tué par un damzôg. — Note statistique du docteur Perron

sur la population fôrienne. — Le sultan Abou-Madian présent au Kaire.

Pages 126 à 157

CHAPITRE II.

Mœurs et coutumes des souverains du Dârfour. — Leur autorité despotique.

— Investiture du sultanat ; cérémonial. — Les habbôbah. — Réception du

sultan au divan. — Le sultan en voyage. — Fête du renouvellement des

peaux des _cuivres_ ou grandes timbales. Repas d’épreuve. — Usage de la

chair humaine. — Revues. — Epreuve par l’eau de Kyly. — Fête des

semailles. Pages 158 à 170

CHAPITRE III.

Dignités et emplois. — Noms des dignités pris des noms des diverses

parties du corps humain. — L’orondolo_n_. — Le kâmneh. — L’abâ-oma_n_. —

L’abâdymâ. — Le tékényâouy. — L’ab-cheykh ou abou-cheykh. — Les émyn. —

Les korâyât. — Le soum-in-Dogolah. — Le ouarrébaya. — Le ouarrédayé —

_Roi_ des abydyeh ou esclaves. — _Roi_ des douaniers de l’octroi. —

_Roi_ des djebbâyeh ou percepteurs des contributions et dîmes. —

Chartây. — Doumledj. — Rétributions des emplois. — Corvées. — kôrkoa ;

musiciens. — Maugueh ou bouffons du sultan. — L’yâkoury. — Mère et

grand’mère du sultan Mohammed-Fadhl. Pages 171 à 185

CHAPITRE IV.

Assemblées publiques et particulières. — Construction des ligdâbeh ;

lieux de ces assemblées. — Le fâcher. — Tendelty. — Demeure ou _palais_

du sultan. Sa description. — Demeures des Fôriens ; leurs formes ; leur

construction. — Division de la ville et des habitants de Tendelty ; deux

quartiers seulement. Cette division se conserve partout où va le sultan.

Pages 186 à 202

CHAPITRE V.

Vêtements ; parures. — Parfums. — Jalousie. — Relations des sexes. —

Anecdotes à ce sujet. — Ivrognerie. — Fiançailles. — Résection ou

circoncision des filles. Pages 203 à 220

CHAPITRE VI.

Cérémonies du mariage ; noces ; festins ; chants ; danses. — Sept

espèces de danses, savoir : la dalloukah ; la gyl ; la lenguy ; la

chekkendéry ; la bendalah ; la touzy, la te_n_di_n_a. — Présentation du

marié à la mariée. — Jours qui suivent les noces. — Repas fournis par

les invités. — Moyen de subvenir aux repas des derniers jours de fête. —

Epoque à laquelle il est d’usage d’accomplir l’acte matrimonial. —

Raisons de cette coutume. — La femme ne mange jamais en présence d’un

homme, même de son mari. — La femme reste chez ses parents jusqu’à ce

qu’elle ait deux ou trois enfants. — Formes de respect de la femme pour

son mari. — Repas de nuit. — Circoncision. — Les Fôriens appellent les

femmes à tout ce qu’ils font. — Espèces de _zikr_. Pages 221 à 249

CHAPITRE VII.

Voyage au Darfour · 第 36 / 37 段