11, +Plutarque+.--_De l’amitié fraternelle._

14, +Dilection+.--Tendresse, affection, du latin _dilectio_, qui a

même signification.

15, +Alliance+.--Ce terme de «frère» était souvent employé à cette

époque pour marquer les relations d’affection entre personnes que

n’unissait aucun lien du sang. C’est dans ce même ordre d’idées que

Montaigne appelait Mademoiselle de Gournay sa fille d’alliance; ne

dit-on pas dans le même sens des «frères d’armes» et «frères» et

«sœurs» dans les communautés religieuses. Cette appellation est d’usage

courant chez les peuples sémitiques, c’est à elle qu’est probablement

due cette assertion de RENAN, dans la _Vie de Jésus_, cette si

charmante idylle, que Notre-Seigneur avait des frères.

18, +Fraternelle+.--Allusion probable au droit d’aînesse qui

subsistait alors, d’après lequel l’aîné avait des privilèges et était

favorisé, souvent de la façon la plus abusive, dans la succession

des parents, et qui n’était pas sans avantage au point de vue de la

société. Il maintenait la famille en lui donnant un chef et à ce chef

une situation qu’il devait utiliser pour aider tous autres à se tirer

d’affaire. Ce droit, aujourd’hui aboli en France, survit encore dans

quelques majorats, immeubles ou dotations inaliénables attachés à la

possession d’un titre de noblesse et permettant au titulaire de garder

son rang. L’idée essentielle sur laquelle reposait le droit d’aînesse

était d’empêcher la noblesse de péricliter, l’idée de la famille

n’en était qu’une résultante; c’est au contraire exclusivement cette

dernière qui a donné naissance à la pensée récemment émise de permettre

de constituer des biens familiaux destinés à parer à la désagrégation

de la famille, amenée par les exigences de l’existence et les facilités

de se répandre au loin; biens de valeur restreinte, mais qui,

bénéficiant de certaines immunités, demeureraient, quoi qu’il arrive,

un centre à l’abri de toute éventualité.

20, +Souuent+.--«_Rara concordia fratrum_ (la concorde, chose rare

chez des frères)», est une maxime de jurisconsultes.

«Le frère est ami de nature,

Mais son amitié n’est pas sûre.»

28, +Amitié+.--«Le sort fait les parents, le choix fait les amis»

(DELILLE).

=302=,

15, +Vsage+.--L’abbé SAGETTE estime trop au-dessus de tout autre

sentiment cette amitié bien éthérée pour de simples mortels, et que son

culte pour la mémoire de son ami emporte l’auteur des Essais au delà

de l’humaine nature, incapable d’un sentiment platonique si pur et si

désintéressé.

25, +Fins+.--L’éd. de 80 aj.: _comme de la generation, alliances,

richesses_.

31, +Durable+.--Mais inversement. Les femmes haïssent mortellement

pour des sujets très légers. Mme DE GENLIS.

37, +Reietté+.--Contre cette opinion qui regarde les femmes comme

peu propres à l’amitié, THOMAS, littérateur français du XVIIIe siècle,

dans son _Essai sur les femmes_, 1773, dit: «Rien ne leur échappe,

elles devinent l’amitié qui se tait, encouragent l’amitié qui souffre»;

les rapports de Mme Récamier (1778 à 1849) avec de Chateaubriand et

Ballanche témoignent de la vérité de cette appréciation; en amour,

Thomas leur accorde les mêmes délicatesses.

38, +Grecque+.--Passage des plus curieux où est fort bien expliqué

ce que c’était que cet amour des Grecs pour les jeunes gens, dont on a

tant et si diversement parlé.

=304=,

33, +Achilles+.--Achille, roi des Myrmidons, peuple de Thessalie

(anc. Grèce); le plus fameux des héros grecs qui prirent part à la

guerre de Troie et immortalisé par Homère dans l’Iliade; célèbre en

particulier par sa liaison avec Patrocle, tué par Hector qu’Achille

tue à son tour pour venger la mort de son ami, et tué lui-même

par Pâris d’une flèche au talon, seule partie de son être qui fût

vulnérable (=XIIIe= siècle). Son nom, dans toutes les langues, est

synonyme de bravoure et d’intrépidité.

=306=,

7, +Aristogiton+.--Aristogiton était l’amant de Harmodius. Hipparque,

qui gouvernait Athènes, conjointement avec son frère Hippias, cherchant

à s’imposer à Harmodius, celui-ci et Aristogiton le tuèrent. D’autres

disent qu’Hipparque, insulté par Harmodius, s’en vengea en insultant

la sœur de ce dernier, qui avec l’aide de son ami tua l’insulteur. Ce

faisant, Harmodius tomba lui-même sous les coups des gardes de son

ennemi, tandis qu’Aristogiton, arrêté, périssait peu après dans les

tortures. Leur mort fut le point de départ d’un mouvement populaire qui

délivra Athènes du joug de la tyrannie, =509=.

14, +Equable+.--C.-à-d. «d’une espèce d’amitié plus juste et plus

égale» que celle dont il vient d’être parlé.

19, +Parle+.--Ce qui suit est une peinture des plus touchantes de

l’amitié, condensée en quelques lignes.

25, +Fatale+.

«Il est des nœuds secrets, il est des sympathies

Dont, par le doux rapport, les âmes assorties

S’attachent l’une à l’autre, et se laissent piquer

Par un je ne sais quoi qu’on ne peut expliquer.» CORNEILLE.

33, +L’autre+.--Il y a dans saint Ambroise pleurant la mort de son

frère, et répandant sur sa tombe les fleurs de son éloquence, des mots

d’une tendresse charmante, des pensées d’un raffinement de sensibilité

bien rare, que rappellent certaines pensées et certaines expressions de

Montaigne. PAYEN.--Il en est de même dans les lettres de saint Jérôme à

l’occasion de la mort de Népotien.--Quant à ce passage même des Essais,

on en retrouve l’imitation suivante dans LAMARTINE:

«Par l’infaillible instinct, le cœur soudain frappé,

Ne craint pas de retour, ni de s’être trompé.

On est plein d’un attrait qu’on n’a pas senti naître;

Avant de se parler, on croit se reconnaître;

Pour tous les jours passés on n’a plus un regard;

On regrette, on gémit de s’être vus trop tard;

On est d’accord sur tout avant de se répondre;

L’âme, de plus en plus, aspire à se confondre.»

34, +Publiée+.--Dans le recueil déjà cité plus haut, Paris, 1574; et

plus récemment.

36, +Durer+.--Montaigne et La Boétie avaient lié connaissance en

1559; leurs relations durèrent donc quatre ans, ainsi du reste qu’il

est dit un peu plus loin; lorsqu’ils se connurent, La Boétie avait 29

ans et Montaigne en avait 26.

=308=,

11, +Pareille+.--C.-à-d. avec un désir et un empressement égaux de

part et d’autre.

15, +Intelligence+.--Tiberius Gracchus avait obtenu le vote d’une

loi agraire qui distribuait aux citoyens pauvres les richesses

qu’Attale, roi de Pergame, avait laissées au peuple romain; devant

la résistance qu’y fit le sénat, un mouvement populaire se produisit

dont les adversaires de Tiberius, qui redoutaient son influence,

profitèrent pour le faire assassiner au milieu de ses partisans, contre

lesquels, lui mort, des poursuites furent exercées, =133=. CICÉRON, _De

l’Amitié_, 11; PLUTARQUE, _Vie des Gracques_, 5; VALÈRE MAXIME, IV, 7.

20, +Lælius+.--A semblables questions insidieuses, que dans leur

ardeur judiciaire les accusateurs publics sont trop souvent portés

à adresser, une seule réponse est à faire, c’est celle que fit

Monseigneur Turinaz, évêque de Nancy, poursuivi en justice à l’occasion

de faits amenés en France par la loi de séparation de l’Église et de

l’État. Le Président du tribunal lui disant à un moment donné: «Et

qu’auriez-vous fait, si vous n’aviez été évêque?»--«La question ne se

pose pas, répondit le prélat, puisque je suis évêque.»

24, +Gracchus+.--Les éd. ant. aj.: _de laquelle il se pouuoit

respondre comme de la sienne_.--A la suite de cet événement, Blosius,

qui ne fut pas autrement inquiété, quitta Rome pour retourner en Asie;

mais peu après, il se donna la mort.

29, +Commis+.--Abandonné, confié; du latin _committere_, s’en

remettre.

36, +Plus+.--C.-à-d. n’est pas plus déplacée que ne le serait la

mienne.

=310=,

13, +Deffier+.--«L’adversité est la pierre de touche de l’amitié.»

_Maxime indienne._--«Les faux amis sont comme les hirondelles, qui

paraissent dans la belle saison, et disparaissent dans la mauvaise.»

CICÉRON.--«Le faux ami ressemble à l’ombre d’un cadran qui se

montre quand le soleil brille et disparaît quand les nuages le

voilent.»--Réflexion d’OVIDE exilé, que Ponsard traduit ainsi:

«Heureux, vous trouverez des amitiés sans nombre;

Mais vous resterez seul, si le temps devient sombre.»

«Les amis de l’heure présente

Ont le naturel du melon;

Il faut en essayer cinquante,

Avant que d’en trouver un bon.» MERMET.

«L’ami de tous et d’aucun, c’est tout un.»

15, +L’aymer+.--AULU-GELLE, I, 3, qui attribue cette maxime à Chilon.

Elle l’est à Bias, par Aristote, Diogène Laërce et Cicéron; elle l’a

été à Thalès; elle se retrouve dans l’_Ajax_ de Sophocle.--Elle a

donné lieu à bien des controverses: les anciens, en général, abondent

dans ce sens: «Je blâme l’homme qui, en exerçant l’hospitalité, fait

d’excessives démonstrations d’amitié, comme aussi celui qui traite

mal son visiteur; toutes choses sont mieux qui demeurent dans la

mesure convenable.» HOMÈRE, _Odyssée_.--«Les leçons d’une longue

expérience nous ont appris que les mortels devraient nouer leurs

amitiés par des attaches légères, faciles à rompre ou à serrer, et

qui ne pénètrent pas jusqu’à l’âme (mot à mot: jusqu’à la pire moelle

de l’âme). D’une affection trop tendre qui trouble la vie, naissent,

dit-on, plus de tourments que de charmes; aussi, je préfère en tout

la modération à l’excès et j’aurai pour moi l’opinion des sages.»

EURIPIDE, _Hippolyte_.--CICÉRON, dans son dialogue sur l’amitié, est du

même avis.--MARC-AURÈLE disait avoir appris de son père à «éviter les

fureurs dans les attachements, même les plus purs».--Les vers suivants

sont la contrepartie de cette même thèse:

«Ah! périsse à jamais ce mot affreux d’un sage,

Ce mot, l’effroi du cœur et l’effroi de l’amour:

«Songez que votre ami peut vous trahir un jour.»

Qu’il me trahisse, hélas! sans que mon cœur s’offense,

Sans qu’une douloureuse et coupable prudence,

Dans l’obscur avenir, cherche un crime douteux,

S’il cesse un jour d’aimer, qu’il sera malheureux!»

--DE SACY l’a aussi combattue dans son traité _De l’Amitié_.--De

JOUBERT enfin est cette pensée, commentaire en quelque sorte de

celle qui nous occupe: «Il n’y a plus aujourd’hui d’inimitiés

irréconciliables, parce qu’il n’y a plus de sentiments désintéressés;

c’est un bien né d’un mal.»

En somme cette maxime, appliquée à la vie privée, est très discutable;

elle l’est beaucoup moins dans la vie publique et doit être de règle

absolue dans les relations de peuple à peuple; ce n’est pas, comme dit

La Bruyère, un principe moral, c’est un axiome politique.--C’est ce

qui fait que l’Angleterre, malgré l’entente cordiale que présentement

on s’efforce d’établir entre elle et nous, et les grands avantages

économiques qu’elle en retirerait, se refuse obstinément et à bien

juste raison à laisser construire le tunnel sous la Manche. Ne sachant

ce que sera demain, elle ne veut pas mettre une chance contre elle,

une chance d’invasion, si faible soit-elle, alors que de par sa

position insulaire elle est inexpugnable. (Ce tunnel projeté de

Sangatte (Pas-de-Calais) à Douvres aurait une longueur de 24 milles

(44 kil. ½) sous la mer et 30 milles (55 kil. ½) avec les

raccordements à fleur du sol; la dépense est évaluée approximativement

à 400 millions).--C’est en vertu de ce même principe que notre attitude

boudeuse et hargneuse depuis 1870-71 est si inepte; nous aurions

dû accepter de bonne grâce les conditions que nous avons signées à

Francfort, jusqu’au moment où nous nous serions crus en mesure de le

rompre et résolus à le faire; c’était ce à quoi nous invitait Gambetta

quand à propos de la revanche il disait qu’il fallait y penser sans

cesse et n’en parler jamais; c’est du reste sous cette réserve que sont

conclus tous les traités de paix quels qu’ils soient. Nous avons fait

et continuons à faire tout le contraire; sans y penser, c’est-à-dire

alors que nous sommes pour la paix à tout prix, que si la guerre

survient c’est qu’elle nous sera imposée, qu’il nous sera impossible

de nous y dérober, nous en parlons toujours, d’où une situation

constamment tendue, et nous nous étonnons de trouver l’Allemagne,

que par surcroît notre presse est sans cesse à exciter, en travers

de toutes nos intentions. Une semblable attitude, peu digne, n’a que

des inconvénients, celui entre autres de nous mettre à la remorque de

quiconque a intérêt à attiser notre rancune.

19, +Amy+.--DIOGÈNE LAERCE, V, 21.--Dans _Don Quichotte_ se trouve

ce proverbe espagnol: «Il n’y a point d’ami; pour ami, les cannes

deviennent des lances.»--Autre proverbe: «Il faut se dire beaucoup

d’amis et s’en croire peu.»

29, +Eux+.--«Tout est commun entre nous, l’amitié est commerce

d’égalité.» _Maxime pythagoricienne._

32, +Aristote+.--DIOGÈNE LAERCE, V, 20.

=312=,

1, +Ensemble+.--Cette interdiction a pour unique objet d’empêcher

que, lors du décès, ces donations ne lèsent les héritiers naturels du

défunt.

5, +Le liberal+.--Les éd. ant. port.: _l’honneste et le courtois_.

8, +Demandoit+.--DIOGÈNE LAERCE, VI, 16.

10, +Singulier+.--Extrait du _Toxaris_ de LUCIEN, 22.

16, +Suruiure+.--LE POUSSIN a consacré par son pinceau cette action

sublime; il a représenté Eudamidas dictant ses dernières volontés; la

gravure a reproduit ce tableau.

21, +Talens+.--Le talent n’avait pas une valeur uniforme, celle du

talent attique était de 5.720 francs.

24, +Iour+.--«On chercherait en vain dans les temps modernes un

pareil trait à citer, et les filles sans dot de notre époque ne

sauraient s’en prévaloir pour concevoir des espérances.» VICTOR

THIERRY.--On cite bien un fait s’en rapprochant, mais déjà les

conditions sont autres: Eulalius qui, de fort riche, était devenu

fort pauvre, institua son héritier Justin I, empereur d’Orient; il le

chargeait de faire élever ses filles, de les doter et aussi de payer

ses dettes; Justin accepta et remplit les clauses du testament, Ve

siècle.--Charlotte Corday, condamnée à mort, chargea son défenseur

Chauveau-Lagarde de payer, de sa bourse, ce qu’elle devait dans sa

prison, 1793.

=314=,

2, +Moy+.--Cette façon de penser n’est pas celle de tous: «Une

confidence faite à un ami, sur ce qui touche l’honneur d’autrui, est

une atteinte à la charité.» S. AMBROISE.--BOURDALOUE a exprimé la même

idée en la développant.

20, +Alliance+.--XÉNOPHON, _Cyropédie_, VIII, 3.

24, +Reste+.--C.-à-d. sans exception, ni restriction aucune.

28, +Doiuent+.--Un évêque de Cracovie avait pour marchand un Juif;

pour fermier, un socinien (adhérent à la secte de Sozzini, hérésiarque

italien du XVIe siècle, qui repoussait le dogme de la Sainte Trinité

et en particulier la divinité de Jésus-Christ); pour intendant, un

protestant, et disait: «Ces gens-là seront damnés dans l’autre monde,

mais ils me sont nécessaires dans celui-ci.»

=316=,

1, +Cil+.--Celui; cil est un joli mot qu’on aurait dû conserver,

quand ce n’eût été qu’à cause des services qu’il peut rendre à la

poésie. COSTE.

5, +Action+.--Il s’agit ici d’Agésilas. PLUTARQUE, _Agésilas_, 9.--On

raconte un fait analogue de Henri IV qui, surpris par l’ambassadeur

d’Espagne, à quatre pattes, promenant ses enfants à cheval sur son dos,

lui dit: «Vous êtes père, Monsieur l’Ambassadeur, vous me comprenez et

m’excusez.»

13, +Menander+.--Le même qui a dit: «Celui-là meurt jeune qui est

aimé des dieux.»

14, +Amy+.--PLUTARQUE, _De l’Amitié fraternelle_, 3.

20, +Années+.--De 1559 à 1563. Les éd. ant. port.: _quatre ou cinq

années_, au lieu de «quatre».

31, +Particeps+.--Montaigne, comme il fait souvent, a changé

plusieurs mots dans cette citation.

33, +Demy+.

«Pleurez, mes yeux, et fondez-vous en eau:

La moitié de moi-même a mis l’autre au tombeau.» CORNEILLE.

=318=,

7, +Amabo+.--La lecture de ce chapitre qui, de fait, se termine

ici, est à compléter par celle du chapitre des œuvres de BOURDALOUE

intitulé _des Amitiés humaines_, dans lequel il examine le danger des

amitiés trop ardentes, aveugles, partiales ou trop tendres, et où il

repousse les entraînements du cœur qui offensent la justice, faussent

la conscience et pervertissent la charité.

8, +Seize+.--Les éd. ant. port.: _dixhuict_.

9, +Ouurage+.--Le _Discours sur la servitude volontaire_ que

Montaigne renonce à insérer contrairement à ce qu’il s’était proposé au

commencement de ce chapitre, parce qu’il venait d’être partiellement

publié en Suisse par les Protestants (1578), dans le but de s’en faire

une arme contre la royauté. V. N. =I=, 296: _Contre-vn_.

18, +Iouant+.--C’est ce que dit CORNELIUS NEPOS d’Épaminondas: «Il

était tellement respectueux de la vérité, qu’il ne mentit jamais même

en jouant.»

29, +Autre+.--Les vingt-neuf sonnets qui font l’objet du chapitre

suivant.

30, +Enioué+.--Les éd. ant. aj.: _Ce sont 29 sonnets que le sieur de

Poiferré homme d’affaires et d’entendement, qui le connoissoit long

temps auant moy, a retrouué par fortune chez lui, parmy quelques autres

papiers, et me les vient d’enuoyer: dequoy ie luy suis tres obligé,

et souhaiterois que d’autres qui detiennent plusieurs lopins de ses

escris, par-cy, par-là, en fissent de mesme_.

Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV · 第 388 / 504 题