25, +Pendet+.--Add. de 80: _Et ne mourés iamais trop tost_.
27, +Mort+.--«Nous allons sans cesse au tombeau, ainsi que des eaux
qui se perdent sans retour.» BOSSUET, _Oraison funèbre de Madame la
duchesse d’Orléans_.
«Le moment où je parle est déjà loin de moi.» BOILEAU.
«Dans tout berceau germe une tombe.» VICTOR HUGO.
=128=,
3, +Disposition+.--Terme d’astronomie; c’est l’état des astres et
leur aspect.
11, +Mesme+.--«Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est
fait, c’est ce qui se fera; il n’y a rien de nouveau sous le soleil.»
ECCLÉSIASTE, I, 9.
38, +Videmus+.--La phrase qui précède est la traduction de ces deux
vers.
45, +Vsage+.--«La durée de la vie se compte réellement, non par le
nombre des années, mais par celui des pensées et des actions.» DE SÉGUR.
46, +Vescu+.--«Quelque jeune qu’on soit, quand on a bien su vivre, on
a toujours assez vécu.» Mme DESHOULIÈRES.»
=130=,
1, +Issue+.--A Saint-Antoine de Padoue (Italie), on voit dans le
cloître une tombe française, datant de 1595, dont l’épitaphe se termine
par ce vers:
«Car il n’est si beau jour qui n’amène sa nuit.»
23, +Donnée+.--«Si Dieu avait donné le choix, ou de mourir, ou de
toujours vivre; après avoir médité profondément ce que c’est, que de ne
voir nulle fin à la pauvreté, à la dépendance, à l’ennui, à la maladie;
ou de n’essayer des richesses, des plaisirs et de la santé que pour les
voir changer inévitablement en leurs contraires par la révolution du
temps, et être ainsi le jouet des biens et des maux, l’on ne saurait
guère à quoi se résoudre. La nature nous fixe et nous ôte l’embarras de
choisir; et la mort qu’elle nous rend nécessaire, est encore adoucie
par la religion.» LA BRUYÈRE.--«Si nous étions immortels, nous serions
des êtres très misérables. Il est dur, sans doute, de mourir; mais il
est doux d’espérer qu’on ne vivra pas toujours et qu’une meilleure vie
finira les peines de celle-ci. Si on nous offrait l’immortalité sur
la terre, qui est-ce qui voudrait accepter ce triste présent? quelles
ressources, quels espoirs, quelles consolations nous resteraient contre
les rigueurs du sort et les injustices des hommes?» J.-J. ROUSSEAU,
_Émile_, II.
24, +Priué+.--LE TASSE, près de rendre le dernier soupir, disait: «Si
la mort n’était pas, il n’y aurait au monde rien de plus misérable que
l’homme.»
«La vie n’est qu’un amas de craintes, de douleurs,
De travaux, de soucis, de peines;
Pour qui connaît les misères humaines,
Mourir n’est pas le plus grand des malheurs.» Mme DESHOULIÈRES.
«Celui-là qui meurt jeune, est aimé des dieux.»--«J’aurais bien aimé à
mourir entre les bras de ma nourrice, cela m’aurait ôté bien des ennuis
et m’aurait donné le ciel bien sûrement et bien aisément» (Mme DE
SÉVIGNÉ).
30, +Indifférent+.--DIOGÈNE LAERCE, I, 35.
=132=,
1, +Arriue+.--C’est de cette même idée que s’inspire cette
inscription qui se lit fréquemment sur les cadrans solaires:
«_Vulnerant omnes, ultima necat (Toutes les heures nous blessent, la
dernière nous tue)_», que certains trouveraient plus juste si elle
était rédigée: «_Vulnerant omnes, ultima sanat (la dernière guérit)_»,
puisque cette dernière met fin à nos maux.
2, +Nature+.--Tout ce discours de la nature est imité de LUCRÈCE,
III, du vers 945 jusqu’à la fin du livre. Les deux dernières phrases
sont traduites de SÉNÈQUE, _Epist._ 20; le traité de ce même
philosophe, _De brevitate vitæ_, a aussi fourni à Montaigne quelques
imitations. LE CLERC.
14, +Prescheurs+.--«Qui demandent: Où voulez-vous, Monsieur, qu’on
vous enterre?» VOLTAIRE, _La Pucelle_.
17, +Nous+.--Cette idée et celle de la phrase suivante appartiennent
à SÉNÈQUE, _Epist._ 24.--«C’est moins la mort qui est horrible, que le
fantôme sous lequel on nous la fait envisager.» CHILON.
17, +Masque+.--«La mort est belle; elle est notre amie. Néanmoins,
nous ne la reconnaissons pas, parce qu’elle se présente à nous masquée
et que son masque nous épouvante.» CHATEAUBRIAND.
20, +Mort+.--Les éd. ant. aj.: _et heureuse trois fois_.
21, +Equipage+.--«Mon ami, je mourrai aujourd’hui. Quand on en est
là, il ne reste plus qu’une chose à faire, c’est de se parfumer, de
se couronner de fleurs, de s’environner de musique, afin d’entrer
agréablement dans ce sommeil dont on ne se réveille plus.» Paroles de
MIRABEAU _à Cabanis_, le jour de sa mort.--«Le dernier plaisir de la
vie, a dit CÉSAR, est de mourir sans y penser.»