ODEURS.

La commune façon des corps et la meilleure condition qu’ils ayent,

c’est d’estre exempts de senteur. La douceur mesme des haleines plus

pures, n’a rien de plus parfaict, que d’estre sans aucune odeur, qui

nous offence: comme sont celles des enfans bien sains. La plus exquise

senteur d’vne femme, c’est ne sentir rien, =I=, 574.

Les medecins pourroient, ce crois-ie, tirer des odeurs, plus d’vsage

qu’ils ne font: car i’ay souuent apperçeu qu’elles me changent, et

agissent en mes esprits, selon qu’elles sont, =I=, 576.

Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV · 第 284 / 504 题