MORT (MAUX, SUICIDE, VIE).

Le premier iour de vostre naissance vous achemine à mourir comme à

viure. Tout ce que vous viués, vous le desrobés à la vie: c’est à ses

despens. Le continuel ouurage de vostre vie, c’est bastir la mort,

=I=, 126.

La mort se mesle et confond par tout à nostre vie: le declin præoccupe

son heure, et s’ingere au cours de nostre auancement mesme, =III=, 674.

Faictes place aux autres, comme d’autres vous l’ont faite. L’equalité

est la premiere piece de l’equité. Qui se peut plaindre d’estre

comprins où tous sont comprins? Aussi auez vous beau viure, vous n’en

rabattrez rien du temps que vous auez à estre mort: c’est pour neant:

aussi long temps serez vous en cet estat là, que vous craingnez, comme

si vous estiez mort en nourrisse, =I=, 128.

Nul ne meurt auant son heure. Ce que vous laissez de temps, n’estoit

non plus vostre que celuy qui s’est passé auant vostre naissance: et ne

vous touche non plus, =I=, 128.

Le sault n’est pas si lourd du mal estre au non estre, comme il est

d’vn estre doux et fleurissant, à vn estre penible et douloureux,

=I=, 124.

Et ce n’est pas la recepte à vne seule maladie, la mort est la recepte

à tous maux. C’est vn port, tresasseuré, qui n’est iamais à craindre,

souuent à rechercher, =I=, 630.

Quelle sottise, de nous peiner, sur le point du passage à l’exemption

de toute peine! =I=, 142.

La mort, dit-on, nous acquitte de toutes nos obligations. I’en sçay qui

l’ont prins en diuerse façon, =I=, 54.

Elle s’appesantit souuent en nous, de ce qu’elle poise aux autres: et

nous interesse de leur interest, quasi autant que du nostre: et plus et

tout par fois, =III=, 452.

Nous pensons tousiours ailleurs quand elle vient: l’esperance d’vne

meilleure vie nous arreste et appuye: ou l’esperance de la valeur de

nos enfans: ou la gloire future de nostre nom: ou la fuitte des maux de

cette vie: ou la vengeance qui menasse ceux qui nous causent la mort,

=III=, 166.

La mort ne se sent que par le discours, d’autant que c’est le mouuement

d’vn instant. Mille bestes, mille hommes sont plustost morts, que

menassés, =I=, 452.

La mort est moins à craindre que rien, s’il y auoit quelque chose de

moins, que rien. Elle ne vous concerne ny mort ny vif. Vif, par ce que

vous estes: mort, par ce que vous n’estes plus, =I=, 128.

Combien a la mort de façons de surprise? Ces exemples si frequents et

si ordinaires nous passans deuant les yeux, comme est-il possible qu’on

se puisse deffaire du pensement de la mort, et qu’à chasque instant il

ne nous semble qu’elle nous tienne au collet? Qu’importe-il, me direz

vous, comment que ce soit, pourueu qu’on ne s’en donne point de peine?

Tout cela est beau: mais aussi quand elle arriue, ou à eux ou à leurs

femmes, enfans et amis, les surprenant en dessoude et au descouuert,

quels tourments, quels cris, quelle rage et quel desespoir les accable?

Vistes vous iamais rien si rabaissé, si changé, si confus? Il y faut

prouuoir de meilleure heure: et cette nonchalance bestiale, quand elle

pourroit loger en la teste d’vn homme d’entendement, ce que ie trouue

entierement impossible, nous vend trop cher ses denrees, =I=, 114.

Les ieunes et les vieux laissent la vie de mesme condition. Nul n’en

sort autrement que si tout presentement il y entroit, ioinct qu’il

n’est homme si décrepite tant qu’il voit Mathusalem deuant, qui ne

pense auoir encore vingt ans dans le corps, =I=, 112.

Quand nous iugeons de l’asseurance d’autruy en la mort, il se faut

prendre garde d’vne chose, que mal-aisément on croit estre arriué à ce

poinct. Peu de gens meurent resolus, que ce soit leur heure derniere,

=II=, 420.

Or de iuger la resolution et la constance, en celuy qui ne croit pas

encore certainement estre au danger, quoy qu’il y soit, ce n’est pas

raison: et ne suffit pas qu’il soit mort en cette desmarche, s’il ne

s’y estoit mis iustement pour cet effect, =II=, 422.

La veue esloignee de la mort aduenir, a besoing d’vne fermeté lente,

et difficile par consequent à fournir. Si vous ne sçauez pas mourir,

ne vous chaille. Nature vous en informera sur le champ, plainement

et suffisamment; elle fera exactement cette besongne pour vous, n’en

empeschez vostre soing, =III=, 574.

Nous faisons trop de cas de nous. Il semble que l’vniuersité des

choses souffre aucunement de nostre aneantissement, et qu’elle soit

compassionnée à nostre estat, =II=, 420.

Et n’est rien dequoy ie m’informe si volontiers, que de la mort des

hommes: quelle parole, quel visage, quelle contenance ils y ont eu: ny

endroit des histoires, que ie remarque si attentifuement. Si i’estoy

faiseur de liures, ie feroy vn registre commenté des morts diuerses:

qui apprendroit les hommes à mourir, leur apprendroit à viure, =I=, 120.

Comme la vie n’est pas la meilleure, pour estre longue, la mort est la

meilleure, pour n’estre pas longue, =III=, 426.

La plus souhaitable est la moins premeditée et la plus courte,

=II=, 424.

Tout ainsi que les choses nous paroissent souuent plus grandes de loing

que de pres: i’ai trouué que sain i’auois eu les maladies beaucoup plus

en horreur, que lors que ie les ay senties. Par imagination ie grossis

ces incommoditez de la moitié, et les conçoy plus poisantes, que ie

ne les trouue, quand ie les ay sur les espaules. I’espere qu’il m’en

aduiendra ainsi de la mort, =I=, 122.

Ie croy à la vérité que ce sont ces mines et appareils effroyables,

dequoy nous l’entournons, qui nous font plus de peur qu’elle: vne toute

nouuelle forme de viure: les cris des meres, des femmes, et des enfans:

la visitation des personnes estonnees, et transies: l’assistance d’vn

nombre de valets pasles et éplorés: vne chambre sans iour: des cierges

allumez: nostre cheuet assiegé de medecins et de prescheurs: somme tout

horreur et tout effroy autour de nous. Nous voyla des-ia enseuelis

et enterrez. Les enfans ont peur de leurs amis mesmes quand ils les

voyent masquez; aussi auons nous. Il faut oster le masque aussi bien

des choses, que des personnes. Osté qu’il sera, nous ne trouuerons

au dessoubs, que cette mesme mort, qu’vn valet ou simple chambriere

passerent dernierement sans peur. Heureuse la mort qui oste le loisir

aux apprests de tel equipage! =I=, 132.

Quoique la philosophie nous conduise aussi à mespriser la douleur,

la pauureté, et autres accidens, à quoy la vie humaine est subiecte,

ce n’est pas d’vn pareil soing: ces accidens ne sont pas de telle

necessité, la pluspart des hommes passent leur vie sans gouster de la

pauureté, et tels encore sans sentiment de douleur et de maladie, et au

pis aller, la mort peut mettre fin, quand il nous plaira, et coupper

broche à tous autres inconuenients, tandis que la mort est ineuitable;

par consequent, si elle nous faict peur, c’est vn subiect continuel de

tourment, et qui ne se peut aucunement soulager. Il n’est lieu d’où

elle ne nous vienne, =I=, 110.

Pourquoy craindrions nous de perdre vne chose, laquelle perduë ne peut

estre regrettée? Puis que nous sommes menacez de tant de façons de

mort, que chaut-il, quand ce soit, puis qu’elle est ineuitable? Quelle

sottise, de nous peiner, sur le point du passage à l’exemption de toute

peine? Comme nostre naissance nous apporta la naissance de toutes

choses: aussi fera la mort de toutes choses, nostre mort. Parquoy c’est

pareille folie de pleurer de ce que d’icy à cent ans nous ne viurons

pas, que de pleurer de ce que nous ne viuions pas, il y a cent ans. La

mort est origine d’vne autre vie: ainsi pleurasmes nous, et ainsi nous

cousta-il d’entrer en cette-cy. Rien ne peut estre grief, qui n’est

qu’vne fois. Est-ce raison de craindre si long temps, chose de si brief

temps? Le long temps viure, et le peu de temps viure est rendu tout vn

par la mort. Car le long et le court n’est point aux choses qui ne sont

plus, =I=, 124.

L’extreme degré de traitter courageusement la mort, et le plus naturel,

c’est la veoir, non seulement sans estonnement, mais sans soucy:

continuant libre le train de la vie, iusques dedans elle, =II=, 550.

Nul ne se peut dire estre resolu à la mort, qui craint à la marchander,

qui ne peut la soutenir les yeux ouuerts, =II=, 424.

Quelquefois la fuitte de la mort, faict que nous y courons: Comme ceux

qui de peur du precipice s’y lancent eux-mesmes, =I=, 634.

A combien peu, tient la resolution au mourir? La distance et difference

de quelques heures: la seule consideration de la compagnie, nous en

rend l’apprehension diuerse, =III=, 568.

Pour euiter vne pire mort, il y en a qui sont d’aduis de la prendre à

leur poste, =I=, 638.

Les tyrans Romains pensoient donner la vie au criminel, à qui ils

donnoient le choix de sa mort, =III=, 452.

Le but de nostre carriere c’est la mort, c’est l’obiect necessaire

de nostre visee: si elle nous effraye, comme est-il possible d’aller

vn pas auant sans fiebure? Le remede du vulgaire c’est de n’y penser

pas. Mais de quelle brutale stupidité luy peut venir vn si grossier

aueuglement? =I=, 112.

On se peut par vsage et par experience fortifier contre les douleurs,

la honte, l’indigence, et tels autres accidens: mais quant à la mort

nous ne la pouuons essayer qu’vne fois: nous y sommes tous apprentifs,

quand nous y venons, =I=, 664.

Ce n’est pas sans raison qu’on nous fait regarder à nostre sommeil

mesme, pour la ressemblance qu’il a de la mort. Combien facilement nous

passons du veiller au dormir, auec combien peu d’interest nous perdons

la connoissance de la lumiere et de nous! A l’aduenture pourroit

sembler inutile et contre Nature la faculté du sommeil, qui nous

priue de toute action et de tout sentiment, n’estoit que par iceluy

Nature nous instruict, qu’elle nous a pareillement faicts pour mourir,

que pour viure, et dés la vie nous presente l’eternel estat qu’elle

nous garde apres icelle, pour nous y accoustumer et nous en oster la

crainte, =I=, 666.

Nous troublons la vie par le soing de la mort. Vn quart d’heure de

passion sans consequence, sans nuisance, ne mérite pas des preceptes

particuliers, =III=, 574.

Toute mort doit estre de mesmes sa vie. Nous ne deuenons pas autres

pour mourir. I’interprete tousiours la mort par la vie. Et si on m’en

recite quelqu’vne forte par apparence, attachée à vne vie foible: ie

tiens qu’ell’ est produitte de cause foible et sortable à sa vie,

=II=, 90.

La mort a des formes plus aisées les vnes que les autres, et prend

diuerses qualitez selon la fantasie de chacun, =III=, 450.

Il n’y a pas beaucoup de mal de mourir de loing, et à part. Si estimons

nous à deuoir de nous retirer pour des actions naturelles, moins

disgratiées que cette-cy, et moins hideuses. Ceux qui en viennent

là, de trainer languissans vn long espace de vie, ne deuroient à

l’aduanture souhaiter, d’empescher de leur misere vne grande famille.

A qui ne se rendent-ils en fin ennuyeux et insupportables? les offices

communs n’en vont point iusques là. Vous apprenez la cruauté par force,

à vos meilleurs amis: durcissant et femme et enfans, par long vsage, à

ne sentir et plaindre plus vos maux. Et quand nous tirerions quelque

plaisir de leur conuersation (ce qui n’aduient pas tousiours, pour

la disparité des conditions), n’est-ce pas trop, d’en abuser tout vn

aage? Plus ie les verrois se contraindre de bon cœur pour moy, plus ie

plaindrois leur peine. Nous auons loy de nous appuyer, non pas de nous

coucher si lourdement sur autruy: et nous estayer en leur ruyne. La

decrepitude est qualité solitaire, =III=, 446.

Si ie craingnois de mourir en autre lieu, que celuy de ma naissance:

si ie pensois mourir moins à mon aise, esloingné des miens: à peine

sortiroy-ie hors de France, ie ne sortirois pas sans effroy hors de

ma paroisse. Mais la mort m’est vne par tout. Si toutesfois i’auois

à choisir: ce seroit plustost hors de ma maison, et loing des miens.

Il y a plus de creuecœur que de consolation, à prendre congé de ses

amis. Des offices de l’amitié, celuy-là est le seul desplaisant: et

oublierois ainsi volontiers à dire ce grand et eternel adieu. S’il

se tire quelque commodité de cette assistance, il s’en tire cent

incommoditez. I’ay veu plusieurs mourans bien piteusement, assiegez

de tout ce train; cette presse les estouffe. C’est contre le deuoir,

et est tesmoignage de peu d’affection, et de peu de soing, de vous

laisser mourir en repos. L’vn tourmente vos yeux, l’autre vos oreilles,

l’autre la bouche: il n’y a sens, ny membre, qu’on ne vous fracasse. Le

cœur vous serre de pitié, d’ouïr les plaintes des amis; et de despit à

l’aduanture, d’ouïr d’autres plaintes feintes et masquées, =III=, 438.

Lors de ma santé, ie plains les malades beaucoup plus, que ie ne

me trouue à plaindre moy-mesme, quand i’en suis; la force de mon

apprehension encherit pres de moitié l’essence et verité de la chose.

I’espere qu’il aduiendra de mesme de la mort, =I=, 668.

Ceux qu’on void défaillans de foiblesse, en l’agonie de la mort, ie

tiens que nous les plaignons sans cause, estimans qu’ils soyent agitez

de griéues douleurs, ou auoir l’ame pressée de cogitations penibles.

Ç’a esté tousiours mon aduis, contre l’opinion de plusieurs, que ceux

que nous voyons ainsi renuersez et assoupis auoient et l’ame et le

corps enseueli, et endormy: et que par ainsin ils n’auoient aucun

discours qui les tourmentast, et qui leur peust faire iuger et sentir

la misere de leur condition, et que par consequent, ils n’estoient pas

fort à plaindre, =I=, 670.

Ie me contente d’vne mort recueillie en soy, quiete, et solitaire,

toute mienne, conuenable à ma vie retirée et priuée. Au rebours de la

superstition Romaine, où on estimoit malheureux, celuy qui n’auoit ses

plus proches à luy clorre les yeux. I’ay assez affaire à me consoler,

sans auoir à consoler autruy; assez de pensées en la teste, sans que

les circonstances m’en apportent de nouuelles: et assez de matiere

à m’entretenir, sans l’emprunter. Cette partie n’est pas du rolle

de la societé: c’est l’acte à vn seul personnage. Viuons et rions

entre les nostres, allons mourir et rechigner entre les inconnuz. On

trouue en payant, qui vous tourne la teste, et qui vous frotte les

pieds: qui ne vous presse qu’autant que vous voulez, vous presentant

vn visage indifferent, vous laissant vous gouuerner, et plaindre à

vostre mode. Ie me deffais tous les iours par discours, de cette

humeur puerile et inhumaine, qui faict que nous desirons d’esmouuoir

par nos maux, la compassion et le dueil en nos amis. Nous faisons

valoir nos inconueniens outre leur mesure, pour attirer leurs larmes.

Et la fermeté que nous louons en chacun, à soustenir sa mauuaise

fortune, nous l’accusons et reprochons à nos proches, quand c’est en

la nostre. Nous ne nous contentons pas qu’ils se ressentent de nos

maux, si encores ils ne s’en affligent. Il faut estendre la ioye, mais

retrancher autant qu’on peut la tristesse, =III=, 440.

Mourir de vieillesse, c’est vne mort rare, singuliere et

extraordinaire, et d’autant moins naturelle que les autres: c’est la

derniere et extreme sorte de mourir: c’est bien la borne, au delà de

laquelle nous n’irons pas, et que la loy de Nature a prescript, pour

n’estre point outre-passée: mais c’est vn sien rare priuilege de nous

faire durer iusques là. C’est vne exemption qu’elle donne par faueur

particuliere, à vn seul, en l’espace de deux ou trois siecles, =I=, 596.

Celuy qui meurt en la meslee, les armes à la main, il n’estudie pas

lors la mort, il ne la sent, ny ne la considere: l’ardeur du combat

l’emporte, =III=, 166.

C’est vne genereuse enuie, de vouloir mourir mesme vtilement et

virilement: mais l’effect n’en gist pas tant en nostre bonne resolution

qu’en nostre bonne fortune. Mille ont proposé de vaincre, ou de mourir

en combattant, qui ont failli à l’vn et à l’autre: les blessures, les

prisons, leur trauersant ce dessein, et leur prestant vne vie forcée.

Il y a des maladies, qui atterrent iusques à noz desirs, et nostre

cognoissance, =II=, 546.

Pourquoy crains-tu ton dernier iour? Il ne confere non plus à ta mort

que chascun des autres. Le dernier pas ne faict pas la lassitude: il la

declaire. Tous les iours vont à la mort: le dernier y arriue, =I=, 130.

Les faueurs et disgraces de la fortune ne tiennent rang, ny d’heur ny

de malheur, et sont les grandeurs, et puissances, accidens de qualité

à peu pres indifferente: le bon-heur de nostre vie dépend de la

tranquillité et contentement d’vn esprit bien né, et de la resolution

et asseurance d’vne ame reglee et ne se doit iamais attribuer à

l’homme, qu’on ne luy ayt veu ioüer le dernier acte de sa comedie: et

sans doute le plus difficile, =I=, 104.

Il est certain, qu’à la plupart, la preparation à la mort, a donné

plus de torment, que n’a faict la souffrance. Le sentiment de la mort

presente, nous anime par fois de soy mesme, d’vne prompte resolution,

de ne plus euiter chose du tout ineuitable, =III=, 572.

En tout le reste il y peut auoir du masque: mais à ce dernier rolle de

la mort et de nous, il n’y a plus que faindre, il faut parler François;

il faut montrer ce qu’il y a de bon et de net dans le fond du pot.

Voyla pourquoy se doiuent à ce dernier traict toucher et esprouuer

toutes les autres actions de nostre vie. C’est le maistre iour, c’est

le iour iuge de tous les autres, =II=, 104.

On a tort, de dire, celuy-là craint la mort, quand il veut exprimer,

qu’il y songe, et qu’il la preuoit. La preuoyance conuient egallement

à ce qui nous touche en bien et en mal. Considerer et iuger le danger,

est aucunement le rebours de s’en estonner, =III=, 290.

Si nous auons sçeu viure, constamment et tranquillement, nous sçaurons

mourir de mesme, =III=, 574.

La vie despend de la volonté d’autruy, la mort de la nostre, =I=, 630.

Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV · 第 278 / 504 题