AVARICE.

L’auarice n’a point de plus grand destourbier que soy-mesme. Plus elle

est tendue et vigoureuse, moins elle en est fertile. Communement elle

attrape plus promptement les richesses, masquée d’[vn=vne] image de

liberalité, =III=, 494.

Ce n’est pas la disette, c’est plustost l’abondance qui produict

l’auarice, =I=, 466.

Non la vieillesse seulement, mais toute imbecillité, est promotrice

d’auarice, =II=, 24.

L’auarice, folie si commune aux vieux, est la plus ridicule de toutes

les humaines folies, =I=, 472.

Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV · 第 166 / 504 题