_Tout le monde dit que vous êtes fort mal; peut-être n'est-ce
que pour m'affliger. L'on dit aussi que vous êtes inquiet de
ce dernier bruit[58]: dans ces troubles, je vous demande la
vie de mon amant et j'abandonne l'État et_ _tout le monde même.
Pourquoi, si vous m'aimez comme l'on dit, ne me vouloir point
voir? Adieu, envoyez-moi quérir demain, c'est-à-dire si mon
inquiétude me permet de vivre jusqu'à ce jour-là._
[Note 50: Manque dans la copie de Conrart.]
[Note 51: En 1661, l'ambassadeur d'Espagne à Londres avoit insulté notre
ambassadeur, le comte d'Estrades. Le 24 mars 1662, l'ambassadeur
d'Espagne vint protester en audience solennelle, devant vingt-sept
ambassadeurs et envoyés des princes de l'Europe, que le Roi son maître
ne disputeroit jamais le pas à la France. La réception dont il s'agit
ici concorde parfaitement, par sa date, avec ce que dit Mademoiselle sur
la retraite de La Vallière, qui eut lieu pendant l'hiver. Moreri se
trompe en reportant au mois de mai cette audience fameuse. (Voy. la
Gazette.)]
[Note 52: Charles d'Escoubleau, marquis de Sourdis et d'Alluye,
gouverneur de l'Orléanois, mort à 78 ans, en 1666. Voy. notre édit. du
_Dict. des Pretieuses_, t. 2, p. 375.]
[Note 53: «Pendant tout cet hiver (de 1661 jusque vers Pâques de 1662)
il y eut beaucoup d'intrigues et de tracasseries. La Reine Mère étoit
dans de grandes inquiétudes de l'amour du Roi pour La Vallière; elle
étoit chez Madame, elle logeoit au Palais-Royal chez Monsieur, et les
scènes se passoient chez eux sans qu'ils en sussent rien. Je ne sais
quel chagrin il prit un jour à La Vallière; elle partit de bon matin et
s'en alla sans que l'on pût découvrir où elle étoit. C'étoit un jour de
sermon; le Roi, qui devoit y assister, étoit occupé à la chercher, et il
ne s'y trouva pas. La Reine Mère appréhendoit que la Reine ne découvrît
la raison de l'absence du Roi; elle étoit dans un chagrin mortel. Après
le sermon, la Reine alla à Chaillot, et le Roi, avec un manteau gris sur
le nez, alla à Saint-Cloud, dans un petit couvent de religieuses où il
avoit appris que s'étoit jetée La Vallière. La tourière ne voulut pas
lui parler; après avoir essuyé quelques refus, il parvint à voir la
supérieure et ramena La Vallière dans son carrosse. Cette retraite fit
grand bruit et attira beaucoup d'affaires à ceux qui y pouvoient avoir
pris part, dont je ne dois ni ne veux parler.» (Mém. de Madem., édit.
citée, V, 209.) D'après la version de Mademoiselle, la jeune Reine
auroit encore ignoré l'intrigue du Roi: c'est la seule différence
importante des deux récits. Sur cette première retraite de mademoiselle
de La Vallière, Cf. La Fayette, _Hist. d'Henriette d'Angleterre_,
collect. Petitot, t. 64, p. 412-415; _Mém. de Conrart_, t. 63, p. 282;
_Motteville_, t. 60, p. 170, 179.]
[Note 54: C'étoit un des plus beaux hôtels du faubourg Saint-Germain.]
[Note 55: Jean François de La Baume Le Blanc, marquis de La Vallière,
homme d'un esprit peu cultivé et de lourdes manières (c'est ce qu'entend
l'auteur en disant qu'il n'étoit pas honnête homme), étoit gouverneur et
grand sénéchal de la province de Bourbonnois, capitaine commandant les
chevau-légers du jeune dauphin, maréchal des camps et armées du Roi.]
[Note 56: Gabrielle Glay de la Cotardaye. Elle mourut dame du palais de
la reine, le 21 mai 1707, à l'âge de cinquante-neuf ans. (Voy. la
_Gazette_), Elle étoit donc née en 1648.]
[Note 57: Le prince de Condé.]
[Note 58: _Var._: Au lieu de cette phrase on lit dans la copie de
Conrart: «On dit aussi que vous estes inquiet de ce qui se passe à
Marseille.»]
Le Roi baisa cette lettre devant elle mille et mille fois, lui dit qu'il
lui devoit la vie et sa joie; mais quelque excès que son amante lui fit
faire le fit tomber malade presque comme devant. Cependant ils ne furent
pas sans effet, puisqu'au bout de neuf mois mademoiselle de La Vallière
paya ses plaisirs par des douleurs, en mettant au monde une petite fille
faite comme le père[59].
[Note 59: Marie-Anne de Bourbon, née en octobre 1666.--Le Roi avoit eu
déjà un autre enfant naturel, dont la mère est restée inconnue. Nos
recherches pour la découvrir nous ont fait connoître, dans les registres
de l'église de Saint-Germain-l'Auxerrois, conservés à l'Hôtel-de-Ville,
le document suivant, qui explique combien il est difficile d'éclaircir
ce mystère.
«_Du samedi 5 janvier 1664._
«Fut baptisé Louis, filz de M. Laurent Limosin, sergeant à verge au
Chastellet de Paris, et de Claude Lescuier, sa femme, et ouvriers de
Monseigneur le Daulphin, rue du Cocq. Le Parein Mre Alexandre Bontemps,
premier vallet de chambre du Roy, tenant pour Louis quatorzième, Roy de
France et de Navarre; la mareine dame Catherine du Tost, dame de
Braguemont, femme de chambre de la Reyne Mère, tenant pour Anne
d'Autriche, Reyne Mère de Sa Majesté. COLOMBEL.»
Dans ce Louis, fils d'un sergent à verge, qui est baptisé le 5 janvier
1664, et qui a pour parrain le Roi, pour marraine la Reine Mère, il nous
semble impossible de ne pas reconnoître cet enfant que les généalogies
nomment Louis de Bourbon, qu'elles font naître le 27 décembre 1663 et
mourir le 15 juillet 1666.--Les gazettes n'ont parlé d'ailleurs ni de sa
naissance ni de sa mort.]
Mais pour en revenir à la maladie du Roi, qui fut plus violente que
longue, il faut savoir qu'au retour de sa santé il n'y eut pas de femme
à la cour qui ne travaillât à lui donner de l'amour. Madame de
Chevreuse, dont la personne est le tombeau des plaisirs, après en avoir
été le temple, ne pouvant plus rien pour elle, produisit madame de
Luynes[60], qui est une des plus belles femmes de France, mais peu ou
point d'esprit. Madame la duchesse de Soubise[61], dont les yeux vont
tous les jours à la petite guerre, n'y réussit pas mieux que la
Princesse Palatine[62] et madame de Soissons[63]; mais en vérité le Roi
en fit confidence à La Vallière et s'en divertit avec elle; aussi
alla-t-elle voir sans façon la Princesse Palatine et lui fit beaucoup de
civilité et d'amitié[64]. Le Roi le sut et en eut du chagrin. «Quoi! lui
dit-il, si peu de jalousie? Ah! Mademoiselle, il y a peu
d'amour.--Excusez-moi, lui répondit-elle, j'ai le cœur plus jaloux en
amitié que qui que ce puisse être, mais j'ai trop bonne opinion de votre
esprit pour croire que vous aimassiez une grande statue (et une grande
masse de neige[65]). Cela ne satisfit point le roi, qui est le plus
incommode de tous les hommes sur ce chapitre[66], de manière que, sans
avoir nulle bonne raison, il picota cette fille un mois durant. Elle en
souffrit quelque temps avec une patience extrême, mais enfin elle le
traita mal à Vincennes; il le souffrit assez patiemment, quoiqu'il lui
parût un désespoir épouvantable dans les yeux. Il vit Belfonds[67], à
qui il dit qu'il étoit le plus heureux de tous les hommes de n'aimer
plus que la gloire[68]. «Ah! Sire, répliqua spirituellement Belfonds, la
gloire[69] est une maîtresse plus difficile à servir qu'une femme; et
plût au ciel m'avoir donné un cœur aussi sensible à l'amour[70] comme il
est à cette autre passion, je serois bien plus heureux.» Le Roi soupira
sans lui répondre rien; mais le jour suivant il vit mademoiselle de la
Motte[71], qui est une beauté enjouée, fort agréable et qui a beaucoup
d'esprit, à qui il dit beaucoup de choses obligeantes, et fut toujours
auprès d'elle; soupira souvent et en fit assez pour faire dire dans le
monde qu'il en étoit amoureux, et pour le persuader[72] à Madame sa
mère, qui grondoit sa fille de ne pas répondre à la passion d'un si
grand monarque. Toutes les amies de la Maréchale s'assemblèrent pour en
conférer (et, après lui avoir bien dit que nous n'étions plus dans la
sotte, simplicité de nos pères, où une simple galanterie passoit pour
une injure et où une fille n'entendoit parler d'amour que le jour de ses
noces; aujourd'hui le monde est plus fin et plus raisonnable, et, par
une heureuse vicissitude, l'amour et la galanterie se sont introduits
partout[73]); enfin ils querellèrent à outrance cette aimable fille,
qui, dans son cœur ayant une secrète attache pour le marquis de
Richelieu[74], voyoit sans joie la passion du Roi (et reçut mal les avis
de ses parens[75]). Cependant le Roi continuoit d'aller chez La
Vallière; mais il y rêvoit et lisoit, ou sortoit sans lui avoir presque
parlé. Il n'y eut que monsieur de Vardes et de Bussy qui ne s'y
trompèrent point, et qui dirent toujours que ce n'étoit qu'un dépit
amoureux. En effet, le Roi devint jaune, n'alla plus à la chasse, rioit
par force et se donnoit mille maux à plaisir. Il s'en ouvrit au duc de
Saint-Aignan en des termes qui faisoient bien connoître qu'il étoit pris
pour sa vie. «Oui, disoit-il au Duc, si jamais homme fut à plaindre,
c'est moi; je ne fais rien qui ne me coûte et qui ne me gêne, et la
couronne, en de certains momens, m'incommode. J'aime, Saint-Aignan,
autant qu'on peut aimer, et ne connois que trop que l'on ne m'aime
point, ou si foiblement que je ne serai jamais content. Cependant, que
n'ai-je point fait pour me bien faire aimer? Parle, Saint-Aignan, mais
parle sincèrement: suis-je indigne d'être aimé? Ne voyez-vous pas que
tous ceux qui ont aimé de cette cour sont incomparablement plus aimés
que je ne suis?» Le duc, qui a de l'esprit, connut bien que le Roi
n'étoit en cet état que par son extrême passion, et parla si
obligeamment pour La Vallière que le Roi l'en aima encore mieux, et lui
dit qu'il prétendoit avoir pour sa maîtresse une foi inviolable, mais
qu'il vouloit en être aimé. C'étoit sur les deux heures que le Roi
disoit tout ceci au Duc, et sur les sept heures du soir il fut pris
d'étranges maux de tête et de vomissemens furieux. Le Duc alla trouver
La Vallière, et lui raconta mot pour mot tout ce que le Roi lui avoit
dit. La Vallière lui répondit que le caprice du Roi l'avoit affligée,
mais qu'après tout elle n'étoit pas d'humeur à lui demander des pardons
(pour un mal qu'elle n'avoit pas fait[76]), qu'elle avoit lieu de se
plaindre de lui et qu'il n'en avoit point de se plaindre d'elle, et que
ce n'étoit point parce qu'il étoit son roi qu'elle avoit pris soin de
lui plaire; qu'elle en auroit usé tout de même pour un autre qu'elle
auroit aimé.
[Note 60: Jeanne Marie Colbert, fille aînée du ministre, épousa, le 3
février 1667, Charles Honoré d'Albert, duc de Luynes, fils de Louis
Charles d'Albert, duc de Luynes, de Chevreuse et de Chaulnes, et de sa
première femme, Marie Seguier, fille du chancelier. Louis Charles
d'Albert, le beau père de Jeanne Marie Colbert, étoit fils de Charles
d'Albert, duc de Luynes, et de Marie de Rohan, la fille aînée d'Hercule
de Rohan-Montbazon, depuis duchesse de Chevreuse. Les Mémoires de
Brienne regardent la disgrâce de Fouquet comme «la dernière affaire» de
madame de Chevreuse. Il répugneroit par trop de penser que cette affaire
ait été suivie d'une intrigue aussi odieuse que celle dont il s'agit, et
aussi improbable, dans la première année, dans les premiers mois, du
mariage de son petit-fils.]
[Note 61: Anne de Rohan-Chabot, qui épousa en 1663 François de Rohan,
prince de Soubise, fils aîné de la seconde femme d'Hercule de
Rohan-Montbazon: il étoit donc, par son père, frère de la duchesse de
Chevreuse. Anne de Rohan-Chabot étoit fille de Henri Chabot et de cette
Marguerite de Rohan dont la mère, née Sully, soutint contre elle un si
scandaleux procès au sujet de Tancrède, «vil enfant de la terre, fruit
du libertinage de quelque valet», comme dit Patru dans son plaidoyer.
(Voy. notre édit. de Saint-Amant, I, 457, _Bibliot. elzev._)]
[Note 62: La Princesse Palatine dont il est ici question n'étoit pas
Anne Marie de Gonzague, sœur de la reine de Pologne, âgée alors de
cinquante ans, et qui avoit épousé, en 1645, Édouard, prince palatin du
Rhin, mais sa fille aînée, alors âgée de vingt ans, dont la sœur cadette
avoit épousé Henri Jules de Bourbon, prince de Condé. Cette fille aînée
de la princesse Anne devint, en 1671, femme de Charles Théodore Othon,
prince de Salm. Elle avoit vingt ans en 1666.]
[Note 63: Olympe Mancini, nièce du cardinal, pour qui le roi avoit eu
une inclination avant d'aimer Marie de Mancini: elle étoit alors
surintendante de la maison de la jeune reine. Voy. Amédée Renée, _les
Nièces de Mazarin_.]
[Note 64: _Var_.: La copie de Conrart porte:
«Madame de Chevreuse, ne pouvant rien pour elle, produisit madame de
Luynes, qui est une des plus belles du royaume, avec peu ou point
d'esprit. La princesse Palatine, madame de Soissons et madame la
duchesse de Soubize, tout cela y fit ses efforts; mais, en vérité, le
roy en fit des trophées à La Vallière et s'en divertit avec elle. Aussi
alla-t-elle voir sans façon la Princesse Palatine et lui fit cent
civilitez.»]
[Note 65: Manque dans la copie de Conrart.]
[Note 66: _Var_.: On lit dans la copie de Conrart:
«De manière que, durant un mois, il pressa La Vallière sans avoir bonne
raison d'elle; elle en souffrit quelque temps, mais enfin elle perdit
patience et traita le roy à Vincennes comme un Basque.»]
[Note 67: Bernardin de Gigault, marquis de Bellefonds, premier maître
d'hôtel du roi depuis trois ans à cette époque (1666), et deux ans plus
tard maréchal de France. Il avoit alors trente-six ans et le Roi
vingt-huit. Le marquis de Bellefonds se distingua par sa piété et
contribua beaucoup à la retraite définitive de mademoiselle de La
Vallière.]
[Note 68: _Var._: de n'aimer que sa fortune. (Ms. de Conrart.)]
[Note 69: _Var._: la fortune. (_Ibid._)]
[Note 70: _Var._: que le mien l'est à la gloire, je le serois bien plus
souvent. (_Ibid._)]
[Note 71: Mademoiselle de La Mothe-Houdancourt (Françoise Angélique),
fille de Philippe de La Mothe-Houdancourt, duc de Cardonne, maréchal de
France, et de mademoiselle de Toussy, fille de Louis de Prie, marquis de
Toussy, dont le mariage eut lieu en novembre 1650, et dont elle étoit la
seconde enfant. Elle ne pouvoit donc être née avant 1652; en 1666 à
peine avoit-elle quatorze ans. Elle étoit déjà en 1663 fille d'honneur
de la reine Marie-Thérèse, comme mademoiselle de La Mothe-Argencourt
l'étoit de la Reine-Mère. Il y a souvent confusion entre ces deux noms.
Ainsi mademoiselle de Montpensier dit dans ses _Mémoires_ (édit.
Maestricht, IV, 143): «Mademoiselle de La Mothe-Houdancourt qui étoit
entrée chez la Reine-Mère comme fille d'honneur à la place de
mademoiselle de La Porte.» Or, mademoiselle de La Porte épousa en 1657
(voy. Loret) le chevalier Garnier, et c'est par mademoiselle de la
Mothe-Argencourt qu'elle fut remplacée. Au tome 5, p. 222-223, elle
parle encore de mademoiselle de La Mothe-Houdancourt. Cette fois le nom
est exact, et un trait que rapporte Mademoiselle nous paroît plutôt une
boutade de petite fille qu'un acte de dépit d'une maîtresse jalouse: «Le
bruit courut que le Roi alloit toujours à ses fenêtres pour parler à La
Mothe et qu'il lui avoit porté un jour des pendants d'oreille de
diamant, qu'elle les lui avoit jetes au nez, et lui avoit dit: «Je ne me
soucie ni de vous, ni de vos pendants, puisque vous ne voulez pas
quitter La Vallière.»]
[Note 72: _Var._: À la maréchale de la Mothe, qui grondoit sa nièce de
ne pas repondre à l'amitié d'un si grand monarque.» (Ms. de Conrart.)]
[Note 73: Manque dans la copie de Conrart.]
[Note 74: Armand Jean du Plessis, né en 1629, substitué au nom et aux
armes de du Plessis par le cardinal de Richelieu, son grand-oncle, dont
il prit le nom et le titre de duc. Il étoit marié depuis 1649 avec
madame veuve de Pons. Peut-être, puisque le titre n'est pas indiqué,
s'agit-il du marquis de Richelieu, son père, né en 1632, et qui avoit
épouse dès 1652 la fille de cette Catherine Bellier, dame de Beauvais
(_Cathau la Borgnesse_), qui avoit été le premier caprice de Louis
XIV.--Cf. t. 1, p. 71.]
[Note 75: Manque dans le ms. de Conrart.]
[Note 76: Manque dans le ms. de Conrart.]
Cependant le Roi passa une fort méchante nuit, et toute la cour le fut
voir le lendemain; de Vardes[77] lui dit mille équivoques sur son mal
fort spirituellement[78]; enfin, ce malade amoureux pria son confident
d'aller trouver de sa part sa maîtresse, de lui apprendre la cause de
son mal. Elle le reçut avec une mélancolie extrême et lui avoua qu'elle
souffroit des maux inconcevables, et qu'il lui feroit plaisir de porter
ce billet au Roi, dont voici les paroles[79]: