Revenons aux _Tusculanes_. Cicéron les écrivait au coeur de cette Italie
en armes pour des ambitions qui se disputaient la liberté mourante de
Rome; il faisait abstraction des temps pour s'absorber dans les idées
éternelles. Faisons comme lui, et suivons-le jusqu'à son dernier trait
de plume et à son dernier soupir, dans ses méditations. Un homme
quelquefois a plus d'instinct qu'un monde. Lequel est le plus grand
après la mort, de César ou de Cicéron qui pense seul à Tusculum, ou de
la république qui tombe dépiécée entre les mains de trois ambitieux?
Pour moi, c'est Cicéron.