Ainsi, que le Piémont, tenu si longtemps dans l'asservissement de
l'Autriche ou de l'Église par la maison de Savoie jusqu'en 1848, reçoive
ou se donne des institutions représentatives ou républicaines si le pays
le veut, et que l'Autriche l'en punisse par une invasion des principes
rétrogrades représentés par ses baïonnettes, nous devons voler au
secours de l'indépendance du Piémont.
Que la Toscane, pays le plus mûr pour la liberté, parce qu'il a été mûri
par les institutions de Léopold Ier, s'affranchisse d'une dynastie
qu'elle aime, mais qu'elle suspecte, et se donne les lois de son
ancienne république, nous devons regarder avec respect cette résolution
spontanée de Florence, et empêcher qu'une intervention autrichienne ne
vienne contester ce mouvement de vie dans une terre toujours vivante.