Autrefois, en Suède, on attachait les bras du patient derrière le dos,
puis on le faisait descendre dans un caveau souterrain pratiqué sur une
rivière et qui n'en était séparé que par une grille de fer. L'eau
coulait sous cette grille: le misérable, les jambes et les pieds nus,
était obligé de marcher sur la grille jusqu'à ce qu'il eût avoué son
crime. Ce supplice était très-douloureux; une lassitude extrême
s'emparait d'abord du malheureux; ce malaise général lui arrachait des
cris et des aveux souvent inexacts.
* * * * *
--Nous pourrions rendre cette énumération plus longue, mais, comme
presque toutes les tortures entraînaient la mort, le lecteur pourra
satisfaire sa curiosité en étudiant la quatrième partie de notre
travail, traitant des supplices suivis de mort.
_QUATRIÈME PARTIE_ LA PEINE DE MORT