XIV. LA VEGLIA.

À Rome, métropole des inquisiteurs, on raffinait sur les tortures. On

faisait chauffer une chambre par des brasiers ardents; on rasait le

patient et on ne lui laissait aucun poil sur le corps. Au milieu de la

chambre, s'élevait un poteau qui se terminait en une pointe de

l'épaisseur du pouce à peu près. On plaçait le patient sur ce poteau et,

au moyen de cordes, on le maintenait dans la position nécessaire pour

que le poids du corps portât sur l'anus; et on approchait les brasiers

ardents.

Comme idée digne des inquisiteurs, nous remarquerons qu'ils avaient

imaginé de placer au-dessus du misérable une glace qui lui montrait son

état et le lui rendait plus atroce encore.

* * * * *

--L'assassinat, chez les Hurons, est puni d'une étrange manière. Ils

étendent le corps mort sur des perches au haut de la cabane, et le

meurtrier est placé pendant plusieurs jours, immédiatement au-dessous,

pour recevoir ce qui découle du cadavre, non-seulement sur soi, mais

encore sur ses aliments, à moins que, par faveur spéciale, il n'obtienne

des parents que ses vivres en soient garantis.

* * * * *

--En Corée, un homme libre, surpris avec une femme mariée, est exposé nu

dans tous les carrefours, le visage barbouillé de chaux, chaque oreille

percée d'une flèche et une sonnette sur le dos.

Peines, tortures et supplices · 第 40 / 104 题