IX. LA BASTONNADE.

En Chine, lorsque le mandarin tient son audience, il est assis gravement

devant une table, sur laquelle est un étui rempli de petits bâtons longs

d'un demi-pied et larges de deux doigts. Plusieurs huissiers armés de

bâtons ou _pant sées_ l'environnent. Au signe qu'il donne en tirant et

jetant ces bâtons, on saisit le coupable, on l'étend ventre contre

terre, on lui abaisse le haut de chausse jusqu'aux talons; et autant de

petits bâtons le mandarin tire son étui et jette par terre, autant

d'huissiers qui se succèdent, et appliquent chacun cinq coups sur les

reins du patient.

Si le nombre des coups ne passe pas vingt, ils sont regardés comme une

correction paternelle qui n'imprime aucune tache. L'Empereur, lui-même,

l'a fait quelquefois subir aux personnes d'un rang distingué, et ne les

voit pas moins après cette humiliation.

Peines, tortures et supplices · 第 35 / 104 题