n'était parti qu'avec la permission de sa mère.--Sentiments de
Sévigné pour sa mère et sa sœur.--Son désintéressement.--Il
laisse en partant une procuration pour consentir au mariage de sa
sœur et pour signer le contrat.--Dot que madame de Sévigné donne
à sa fille en la mariant au comte de Grignan.--Signature du
contrat.--Liste de tous les personnages dénommés au
contrat.--Détails sur le comte de Grignan et sur sa famille.--Des
motifs qui faisaient désirer à madame de Sévigné de l'avoir pour
gendre.--De son impatience des délais apportés à la conclusion de
ce mariage.--Elle écrit à Bussy pour le lui annoncer et demander
son consentement.--Bussy le lui donne par lettre.--Elle lui envoie
une procuration à signer pour consentir, par-devant les notaires,
au contrat.--Il ne la signe pas.--Son nom ne paraît point au
contrat.--Par quelle raison.--Obstacles au mariage causés par les
hésitations de mademoiselle de Sévigné et par les conseils du
cardinal de Retz.--Madame de Sévigné lui écrit qu'elle ne peut
avoir aucun renseignement précis sur l'état de la fortune de M. de
Grignan et qu'elle s'en rapporte à cet égard à la
Providence.--Réflexions du cardinal à ce sujet.--Date de la
célébration du mariage, donnée par madame de Sévigné.--Son
imprévoyance.--Réflexions à ce sujet.
En écrivant à Bussy la nouvelle du départ du baron de Sévigné, dans sa
lettre en date du 28 août 1668, madame de Sévigné disait: «Je crois que
vous ne savez pas que mon fils est allé en Candie avec M. de Roannès et
le comte de Saint-Paul. Cette fantaisie lui est entrée fortement dans la
tête; il l'a dit à M. de Turenne, au cardinal de Retz, à M. de la
Rochefoucauld: voyez quels personnages! Tous ces messieurs l'ont
tellement approuvé que la chose a été résolue et répandue avant que j'en
susse rien. Enfin il est parti: j'en ai pleuré amèrement; j'en suis
sensiblement affligée. Je n'aurai pas un moment de repos pendant tout ce
voyage; j'en vois tous les périls, j'en suis morte; mais, enfin, je n'en
ai pas été maîtresse, et, dans ces occasions-là, les mères n'ont pas
beaucoup de voix au chapitre[257].»
[257] SÉVIGNÉ, _Lettres_ (18 août 1668), t. I, p. 148, édit. de
M.; _ibid._, t. I, p. 207, édit. de G. de S.-G.
Non sans doute, quand on a de pareilles inspirations et la ferme volonté
de les suivre, on ne consulte point sa mère. Mais, pourtant, Sévigné ne
partit pas sans avoir obtenu le consentement de la sienne. La
correspondance de celle-ci nous prouve que, malgré ses défauts et les
travers de sa jeunesse, Sévigné se montra toujours plein de tendresse et
de déférence pour sa mère; il savait apprécier ses aimables qualités, et
se trouvait heureux de lui prouver son affection par ses complaisances
et ses attentions. Bien souvent il préféra à tous les plaisirs de la
cour et du monde les longues journées de lectures et de promenades
passées en tête à tête avec cette mère chérie, dans la solitude des
Rochers. Frère aussi excellent qu'il était bon fils, la préférence
marquée que madame de Sévigné manifestait en toute occasion pour sa
fille ne lui inspira jamais ni jalousie ni envie. Il aimait tendrement
sa sœur, et le lui prouva surtout par son désintéressement.
Au commencement de l'année 1679, Sévigné n'était pas encore de retour de
son expédition de Candie, lorsque madame de Sévigné recevait quittance
de deux cent mille livres tournois par elle payées, à compte[258] des
trois cent mille livres de dot qu'elle donnait à sa fille en la mariant
au comte de Grignan. Sévigné, la veille du jour où il avait quitté sa
mère pour se rendre à Toulon[259], avait passé une procuration à l'effet
de signer en son nom et d'approuver tous les avantages pécuniaires qui
seraient faits à sa sœur par son contrat de mariage. Ce contrat fut
signé le 28 janvier 1669, et il est utile, pour l'intelligence de ces
Mémoires et des lettres de madame de Sévigné, de faire connaître, selon
l'ordre où ils sont mentionnés dans cet acte, tous les personnages qui y
comparurent alors, soit en personne, soit par procuration[260].
[258] «En louis d'argent, louis d'or et pistoles d'Espagne,» dit
la quittance annexée au contrat, dont la grosse originale, signée
des notaires GIGAULT et SIMONNET, est sous nos yeux. La dot de
mademoiselle de Sévigné était de plus de six cent mille francs,
monnaie actuelle.
[259] Le 22 août 1668.
[260] Nous avons laissé l'orthographe des noms telle qu'elle est
dans l'acte, quoique ce ne soit pas toujours celle qui a été
suivie dans cet ouvrage, d'après l'usage établi et les livres
imprimés.
C'est d'abord le futur époux:
«François Adhémar de Grignan, chevalier, comte dudit Grignan et autres
lieux, conseiller du roi, lieutenant général pour Sa Majesté en
Languedoc, demeurant à Paris, rue Béthizy, paroisse Saint-Germain
l'Auxerrois.»
Puis ensuite: «Marie de Rabutin-Chantal, veuve de Henri, marquis de
Sévigné, seigneur des Rochers, de la Haye-de-Torré, du Buron, Bodegat et
autres lieux, conseiller du roi, maréchal de ses camps et gouverneur
pour Sa Majesté des villes et châteaux de Fougères; stipulant pour
mademoiselle Françoise-Marguerite de Sévigné, sa fille, et demeurant rue
du Temple, paroisse Saint-Nicolas des Champs.»
Du côté de l'époux comparaissent, pour donner leur consentement au
mariage: «Jacques Adhémar de Grignan, évêque et comte d'Uzès, oncle
paternel[261].
[261] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 6 mars, 11 et 28 octobre 1671.
«Joseph Adhémar de Monteil de Grignan, chevalier, comte de Venosan,
capitaine d'une compagnie de chevau-légers[262]; et Louis, abbé de
Grignan, aussi frère (c'est-à-dire tous deux frères du comte de
Grignan)[263].
[262] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 9 juillet, 1er novembre 1671, 7 août
1675, 28 octobre 1676 (le chevalier de la Gloire), 1er novembre
1688; 6 juillet, 31 août 1689; 11 janvier 1690.
[263] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 30 mars 1672, 9 septembre 1675 (le plus
beau de tous les prélats); 21 août 1680, 9 janvier 1683, 22
septembre 1688 (M. de Carcassonne); 7 février, 16 juin, 17
juillet 1689 (_idem_); 17 août 1690.--Sur Louis-Joseph Adhémar de
Monteil de Grignan, dit _le bel abbé_, qui fut successivement
évêque d'Évreux et de Carcassonne; conférez encore les _Lettres
inédites et restituées de madame_ DE GRIGNAN _et de l'abbé_ DE
COULANGES, publiées par M. VALLET DE VIRIVILLE, t. IV, p. 320 de
la _Bibliothèque de l'École des Chartes_, 1843, in-8º (lettre du
22 décembre 1677), p. 5 du tirage à part.--_Catalogue des
archives de la maison de Grignan_, 1844, in-8º, p. 30-36.
«Charles de Sainte-Maure, duc de Montausier, pair de France, etc.; et
dame Julie d'Angennes, duchesse de Montausier, beau-frère et belle-sœur
(du comte de Grignan par le premier mariage de ce dernier avec la
deuxième fille de madame de Rambouillet)[264].
[264] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 4 septembre 1668, 16 mars 1672; 7 août,
24 novembre 1675; 21 février 1680, 1er décembre 1688, 15 février
1690.--LOUIS XIV, _OEuvres_, t. V, p. 373.--CONRART, _Mémoires_,
t. XLVIII, p. 64, 76.--MONGLAT, _Mémoires_, t. L, p. 393, sur
madame de Montausier.--SÉVIGNÉ, _Lettres_, 22 novembre 1671.
«Madame du Puy du Fou de Champagne, marquise de Mirepoix, belle-sœur
(par le second mariage de M. de Grignan avec Marie-Angélique, fille du
marquis du Puy du Fou et de Champagne et de Madeleine de
Bellièvre)[265].
[265] La marquise du Puy du Fou la mère mourut en mars 1696, à
l'âge de quatre-vingt-trois ans. Voyez le _Mercure galant_, mars
1696, p. 221. Cf. _Archives de la maison de Grignan_, p. 32, no
195.
«Pomponne de Bellièvre, chevalier, marquis de Grignan, conseiller du roi
en ses conseils et d'honneur en sa cour du parlement, oncle.
«De Crussol, comte dudit lieu, et dame Julie-Françoise de Sainte-Maure
son épouse, nièce[266].
[266] Conférez SÉVIGNÉ, _Lettres_, en date du 15 mai 1671, du 18
novembre 1671, du 22 janvier 1672, t. II, p. 71, 292 et 357,
édit. de G. de S.-G.--_Vie du duc de Montausier_, t. II, p. 15 et
17.--MONTPENSIER, _Mémoires_, t. XLIII, p. 196.--TALLEMANT,
_Hist._, t. II, p. 33, édit. in-8º.
«Henri de Lorraine, prince d'Harcourt, cousin germain maternel, et
Françoise de Brancas, princesse d'Harcourt, son épouse[267].
[267] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 23 mai 1667, 6 janvier et 26 décembre
1672, 1er janvier 1674, 20 juillet 1679.--CHOISY, _Mém._, t.
LXIII, p. 432.
«Antoine-Escalin Adhémar de la Garde, chevalier, comte de la Garde,
gouverneur de la ville de Furnes, cousin germain maternel[268].
[268] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 7 et 11 août 1675, 28 octobre 1676, 16
juillet 1677, 20 juillet 1689.
«Simiane de Gordes, chevalier des ordres du roi, marquis de Gordes,
comte de Carser, chevalier d'honneur de la reine, et dame Marie de
Sourdis, son épouse, cousine[269].
[269] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 19 février 1672, 19 novembre 1673.
«Toussaint de Forbin, évêque de Marseille[270].
[270] Conférez SÉVIGNÉ, _Lettres_, 28 novembre 1670, 8 avril
1671, 19 et 27 novembre 1673 (il est nommé _la Grêle_ dans cette
lettre), 24 novembre 1675 (nommé seulement _l'évêque_ dans cette
lettre), 18 août 1680, 22 février 1690 (c'est le cardinal de
Forbin).
«Madame d'Uzès[271].
[271] Madame DE GRIGNAN, _Lettres_ à son mari, 1843, in-8º, p. 18
et 19 du tirage à part.
«Charlotte d'Étampes de Vallencey, marquise de Puysieux[272].
[272] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 19 novembre 1670, 13 mars 1671, 23 août
1675, 15 septembre 1677 (lettre de Bussy).--TALLEMANT,
_Historiettes_, t. I, p. 293 et 294.--MONTPENSIER, _Mémoires_, t.
XLIII, p. 159, 205, 271, édit. in-8º.--_Biographie universelle_,
t. XXXVI, p. 304.
«Armand de Simiane, abbé de Gordes, premier aumônier de la reine, comte
de Lyon et prieur de la Roé et de Saint-Lô de Rouen[273].
[273] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 3 novembre 1688 (évêque de Langres), 19
novembre 1695.
«Cousins et cousines.
«Marie d'Alongny-Rochefort, épouse de Jacque le Coigneux, chevalier,
conseiller du roi et grand président en la cour du parlement[274].
[274] SÉVIGNÉ, _Lettres_ (lettre de Bussy, du 14 novembre
1685.)--_Journal de_ DANGEAU, 24 avril 1686.
«De Brancas[275].
[275] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 25 juin 1670; 24 et 27 avril, 13 mai,
10 juin, 28 décembre 1671; 2 juin 1672, 25 septembre 1676, 29
nov. 1679.
«Anne-Marie d'Aiguebonne, comtesse de Bury[276].
[276] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 17 et 24 janvier 1680, 26 juin 1689 (la
sotte amie de madame de la Faluère).
«Vicomte de Polignac, chevalier des ordres du roi et gouverneur de la
ville du Puy; dame du Rouvre, son épouse[277].
[277] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 13 décembre 1684, 3 et 29 avril 1686,
juillet 1690, t. III, p. 319, édit. de G. de S.-G.
«Henri de Guénégaud, chevalier, marquis de Plancy, seigneur de Fresne et
autres lieux, conseiller secrétaire d'État et de commandement de Sa
Majesté, commandeur de ses ordres; et dame Claire-Bénédict de Guénégaud,
duchesse de Cadrousse, cousine[278].
[278] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 9 août 1671.
«Le marquis de Montanègre[279].
[279] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 31 mai 1680.
«Le marquis de Valavoire, et dame Amat, son épouse[280].
[280] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 13 janvier 1672, 22 mars 1676, 29 août
1677.--MONTPENSIER, _Mémoires_, t. XLI, p. 218 et 219.--LORET,
_Muse historique_, t. IX, p. 136, 164.
«De Reffuges, chevalier, lieutenant général des armées du roi; dame de
Buzeau, son épouse[281].
[281] Madame de Sévigné ne fait aucune mention de Reffuges,
personnage intéressant que Saint-Simon fait bien connaître.
Conférez SAINT-SIMON, _Mémoires_, t. X, p. 332 et 334. Reffuges
mourut en 1712.--Une Charlotte Reffuges épousa Guy d'Elbène. Voy.
deuxième partie de ces _Mémoires_, p. 419.
«Claude de Seur, chevalier, conseiller du roi et directeur de ses
finances.
«Dame Catherine de Tignard, marquise de Saint-Auban.
«L'abbé de Valbelle[282].
[282] SÉVIGNÉ, _Lettres_ (19 janvier 1674, 17 juillet
1680).--LORET, _Muse historique_, t. XII, p. 36.
«L'abbé de Rochebonne, comte de Lyon[283].
[283] SÉVIGNÉ, _Lettres_ (16 août 1671, 27 juillet 1672).
«Dame Jacqueline de Laugère, comtesse douairière du Roure.
«Le comte du Roure, lieutenant général pour Sa Majesté en Languedoc,
gouverneur du Pont-Saint-Esprit; et dame Dugas, son épouse.
«M. de Montbel.»
Après cette énumération de personnages, «tous parents, amis et alliés
dudit seigneur futur époux,» l'acte nomme ensuite tous les parents et
amis qui ont comparu devant les notaires de la part de la future épouse;
et d'abord est nommé le premier:
«Pierre de la Mousse[284], prêtre et docteur en théologie, prieur de la
Grossé, comme fondé de procuration de Charles de Sévigné, chevalier,
marquis dudit lieu, seigneur des Rochers, la Haye-de-Torré, le Buron,
Bodegat, la Baudière et autres lieux, frère de ladite demoiselle future
épouse.»
[284] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 27 avril, 23 mai, 20 et 30 septembre
1671; 19 février 1690, t. II, p. 45, 233; t. X, p. 264, édit. G.
de S.-G.
Après Pierre de la Mousse et Sévigné, l'acte nomme ensuite:
«D'Hacqueville[285], conseiller du roi, abbé, tant en son nom que comme
fondé de procuration de Son Éminence Jean-François-Paul de Gondy,
cardinal de Retz, souverain du Commercy, grand-oncle.» Le cardinal de
Retz prend le titre de souverain du Commercy, parce que ce petit
district de Lorraine, doyenné du diocèse de Toul, était devenu une
souveraineté jugeant les procès en dernier ressort et dont les sessions
se nommaient les _grands jours_. Le cardinal de Retz était devenu
seigneur, ou, comme on disait spécialement, _damoiseau_ du Commercy, par
héritage de sa tante Madeleine de Silly, dame du Fargis. Retz, pour
payer ses dettes, vendit la nue-propriété de cette terre à Charles IV,
duc de Lorraine; mais il s'en conserva l'usufruit[286]. Il y demeurait
alors, et sa procuration donnée à d'Hacqueville fut dressée par Vanesson
et Collignon, notaires à Commercy.
[285] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 24 avril, 5 juillet, 27 septembre 1671;
15 décembre 1673, 19 et 24 juillet 1675, 5 août 1676.--RETZ,
_Mémoires_, t. XLVI, p. 49, 226, 360.--JOLY, _Mémoires_, p. 261
et 473.
[286] Conférez P. BENOÎT, _Histoire ecclésiastique et politique
de la ville et du diocèse de Toul_, 1707, in 4º, p. 79.--L'abbé
D'EXPILLY, _Dictionnaire géographique, historique et politique
des Gaules et de la France_, 1764, in-folio, t. II, p.
401.--SÉVIGNÉ, _Lettres_, 10 octobre 1654, 15 avril 1672; 19 et
26 juin, 9 et 22 août, 20 décembre 1675; 11 et 12 août 1676
(notre bon ermite), 12 et 15 octobre 1677 (le cardinal, le
parrain de Pauline), 28 avril et 20 juin 1678 (de Bussy), 27 juin
1678, 25 et 28 août 1679 (de Bussy), 13 mai 1680.
«André Marquevin Besnard, bourgeois de Paris, comme fondé de
procuration du duc de Retz, grand-oncle.
«Réné Renault de Sévigné, seigneur de Champiré, grand-oncle[287].
[287] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 9 mars 1672, 22 mars 1676.
«Charles de Sévigné, chevalier, comte de Montmoron, conseiller du roi en
sa cour du parlement de Bretagne, cousin paternel[288].
[288] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 2 décembre 1672.
«François de Morais, chevalier, marquis de Brezolles, capitaine enseigne
des gens d'armes de Monsieur, duc d'Orléans, frère unique du roi.
«Et Charles-Nicolas de Créqui, chevalier, marquis de Ragny[289], cousin.
[289] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 1er mai 1672 (lettre de Bussy); 13 mai,
26 août 1675; 8 décembre 1677, février 1683 (t. VII, p. 362 de
l'édit. de G. de S.-G.), 14 février 1687.
«Henri-François, chevalier, marquis de Vassé, cousin germain
paternel[290].
[290] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 7 juin 1676.--TALLEMANT,
_Historiettes_, t. IV, p. 119, édit. in-8º.--MONTPENSIER,
_Mémoires_, t. XLI, p. 232.
«Christophle de Colanges, abbé de Livry, grand-oncle maternel[291].
[291] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 16 février 1671 (l'abbé), 18 mai 1672
(notre abbé), 6 octobre 1676, 2 septembre 1687. (L'acte porte
toujours _Colanges_; c'est, dit M. Monmerqué, l'ancienne
orthographe de ce nom, en faisant observer que l'abbé de
Coulanges signait toujours _Colanges_.)--_Mémoires de_ COULANGES,
p. 346.
«Louis de Colanges, chevalier, seigneur de Chezières, grand-oncle
maternel[292].
[292] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 5 et 23 août 1671, 27 mai 1672, 30
avril 1675.
«Charles de Colanges, chevalier, seigneur de Saint-Aubin, aussi
grand-oncle maternel[293].
[293] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 6 octobre 1679; 15, 17, 19 novembre
1688.--COULANGES, _Mémoires_, p. 49.
«Dame Henriette de Colanges, veuve de François le Hardy, chevalier,
marquis de la Trousse, maréchal des camps et armées du roi,
grande-tante[294].
[294] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 23 août et 18 octobre 1671 (ma tante),
24 juin et 1er juillet 1672.
«Philippe-Auguste le Hardy de la Trousse, chevalier, marquis dudit lieu,
capitaine sous-lieutenant de gendarmes de monseigneur le Dauphin, cousin
germain maternel[295].
[295] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 9 juillet 1656 (de Bussy), 20 juillet
1656, 19 août et 14 septembre 1675; 31 juillet 1680, 15 novembre
1684, 22 juillet 1685, 8 octobre 1688; 3 janvier, 20 mars et 12
juin 1689; 4 janvier 1690.--DANGEAU, mss., 24 mars 1685.
«Philippe-Emmanuel de Colanges, chevalier, conseiller du roi en sa cour
de parlement, cousin germain maternel; et dame Angélique Dugué, son
épouse[296].
[296] Dans les lettres qui nous restent de madame de Sévigné, on
en compte trente-cinq où madame de Coulanges et son mari sont
mentionnés: plusieurs sont écrites par eux à madame de Sévigné ou
leur sont adressées par elle.
«Henri de Lancy Raray, chevalier, marquis dudit lieu, aussi cousin
maternel.
«Gaston-Jean-Baptiste de Lancy Raray chevalier aussi, marquis dudit
lieu, cousin maternel[297].
[297] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 31 juillet 1680.--Conférez MONTPENSIER,
_Mémoires_, t. XLI, p. 456, 457.
«Charles de Lancy, seigneur de Ribecourt et Pimpré, conseiller du roi en
son conseil d'État, cousin maternel.
«Roger Duplessis, duc de la Rocheguyon, pair de France, seigneur de
Liancourt, comte de Duretal; et dame Jeanne de Schomberg, son épouse.
«Marie d'Hautefort, veuve de François de Schomberg, duc d'Alvin, pair et
maréchal de France, gouverneur de Metz en pays Messin, colonel général
des Suisses et Grisons[298].
[298] Conférez la 2e partie des _Mémoires_, ch. VI, p.
61-67.--SÉVIGNÉ, _Lettres_, du 5 janvier 1674, 30 juillet 1677.
«François, duc de la Rochefoucauld, pair de France, prince de Marsillac,
chevalier des ordres du roi[299].
[299] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 19 novembre 1652, t. I, p. 19, 67, 90,
94, 158, 167, 170, édit. de G. de S.-G. (lettres de la
Rochefoucauld à de Guitaud), 22 septembre et 15 novembre 1664; 11
mai, 20 août 1667; 24 septembre 1667; 21 mars, 12 juillet 1671;
20 juin 1672 (il y a un homme dans le monde, etc.), 14 Juillet
1673, 30 juillet 1677, 21 décembre 1678 (de Bussy), 6 et 25
octobre 1679, 15 et 29 mars 1680.
«La princesse mademoiselle Anne-Élisabeth de Lorraine.
«Félix Vialar, évêque de Châlons, comte et pair de France.
«Jean-Antoine de Mesmes, chevalier, comte d'Avaux, conseiller du roi en
tous ses conseils, grand président en sa cour de parlement de
Paris[300].
[300] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 11 mars 1671.
«Olivier Lefèvre d'Ormesson, chevalier, seigneur d'Amboille[301].
[301] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 24, 26 et 27 novembre 1664 (le
rapporteur).
«Philbert-Emmanuel de Beaumanoir de Lavardin, conseiller du roi en ses
conseils, évêque du Mans, commandant des ordres de Sa Majesté[302].
[302] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 11 mars 1671 (je dîne tous les
vendredis chez le Mans), 2 août 1671; t. I, p. 371; t. II, p.
167, édit. de G. de S.-G.--LORET, _la Muse historique_, t. III,
p. 46; t. IX, p. 130; t. XI, p. 34.
«Marguerite-Renée de Rostaing, veuve de Henri de Beaumanoir, chevalier,
marquis de Lavardin, maréchal des camps et armées du roi[303].
[303] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 15 avril 1671 (Savardin), 9 et 12 juin
1680 10 avril 1691, avril 1694 (édit. de G. de S.-G., t. XI, p.
25).
«Marie-Madeleine de la Vergne, épouse du marquis de la Fayette[304].
[304] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 17 avril, 16 mars 1671 (princesse de
Clèves), 9 février 1673, 26 mai, 30 juin 1673 (lettre de madame
de la Fayette), 15 décembre 1675, 12 janvier 1676, 18 et 22 mars,
19 juin 1678 (lettre de Bussy), 17 mars 1680, juin 1693 (édit. de
G. de S.-G., t. X, p. 461).--BUSSY, _Lettres_, t. V, p. 154, du
1er mai 1670.--DELORT, _Voyage aux environs de Paris_, t. I, p.
217 et 224.--COSTAR, _Lettres_, p. 540.--BARRIÈRE, _la Cour et la
Ville_, p. 70.--LORET, _Muse historique_, t. XII, p. 142.--LA
FAYETTE, _Histoire d'Henriette_, t. LXIV, p. 395, collect. de
Petitot.
«Dame Françoise de Montalais, veuve du comte de Marans.
«Alliés et amis de ladite demoiselle future épouse.»
Cette longue liste ne nous donne pas une connaissance complète de tous
les membres de la famille dans laquelle la fille de madame de Sévigné
allait entrer; il y manque encore:
François Adhémar de Monteil de Grignan, archevêque d'Arles, oncle
paternel de M. de Grignan[305].
[305] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 19 novembre 1670, 22 septembre 1673, 21
janvier 1689 (l'oncle); 12 avril, 23 octobre 1689.--_Archives de
la maison de Grignan_, 1844, in-8º, no 192.
Jean-Baptiste Adhémar de Monteil de Grignan, frère de M. de Grignan,
coadjuteur de son oncle l'archevêque d'Arles[306].
[306] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 19 novembre 1670, 17 avril 1671
(seigneur Corbeau), 14 novembre 1671 (M. de Claudiopolis), 31 mai
1675 (l'abbé d'Aiguebeve), 5 juin, 16 et 19 août 1675 (le
coadjuteur).--Madame DE GRIGNAN, _Lettres à son mari_ (5 janvier
1688), p. 5 et 20 du tirage à part; lettre du 22 décembre 1677,
t. IV, p. 320 et 333 de la _Bibliothèque de l'École des
chartes_.--_Archives de Grignan_, p. 31, no 192.
Charles-Philippe Adhémar de Monteil, chevalier de Grignan, chevalier de
Malte, autre frère de M. de Grignan[307].
[307] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 22 janvier et 10 février 1672.
Marie Adhémar de Monteil de Grignan, sœur de M. de Grignan, religieuse
à Aubenas dans le Vivarais [308].
[308] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 9 juin 1680.
M. de Grignan avait encore deux autres sœurs, dont l'une, Marguerite de
Grignan, avait épousé le marquis de Saint-Andiol[309]; l'autre, Thérèse
de Grignan, fut mariée au comte de Rochebonne[310].
[309] _Lettres de madame_ RABUTIN-CHANTAL, _marquise_ DE SÉVIGNÉ,
_à madame de Grignan_; la Haye, 1726, in-12, t. I, p. 39 (18 mars
1671).--SÉVIGNÉ, _Lettres_, 8 juillet 1675, 21 février 1735
(lettre de madame de Simiane, dans l'édit. de G. de S.-G., t.
XII, p. 118). Dans les éditions modernes, le passage sur
Saint-Andiol, qui se trouve dans la première édition, a été
retranché. Conférez ch. XVII.
[310] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 16 août 1671, 27 juillet 1672, 6
novembre 1675, 18 septembre 1679, 15 mai 1689.
M. de Grignan avait de sa première femme Claire d'Angennes, qu'il épousa
le 27 avril 1658, deux filles, toutes deux fort jeunes encore lorsqu'il
se maria pour la troisième fois à mademoiselle de Sévigné, l'une nommée
Louise-Catherine de Grignan[311], l'autre Françoise-Julie de Grignan,
plus connue sous le nom de mademoiselle d'Alérac[312].
[311] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 1er mai, 25 octobre 1686.
[312] SÉVIGNÉ, _Lettres_, 11 septembre 1680 (la fille terrestre
de M. de Grignan), 13 décembre 1684, 14 février 1685, 1er mai
1686, 27 septembre 1687, 9 mars et 30 avril 1689.--Madame DE
GRIGNAN, _Lettres à son mari_ (22 décembre 1677 et 5 janvier
1688), t. IV, p. 321 et 333 de la _Bibliothèque de l'École des
chartes_, 1843, in-8º, ou p. 6 et 18 du tirage à part, ou _Lettre
de madame_ DE GRIGNAN _au comte de Grignan, son mari_, Paris,
imprimerie de Firmin Didot, décembre 1832, in-8º, p. 7 et 8.
(C'est la lettre du 5 janvier 1688, publiée, d'après
l'autographe, à 50 exemplaires seulement.)