L'an dernier, lord W*** résolut de doter le _Zoological Garden_ d'un
véritable éléphant blanc.
Fantaisie de grand seigneur.
Londres venait d'acquérir, à grands frais, un éléphant gris-poussière,
clairsemé de taches rosées; mais cette prétendue idole indo-chinoise
n'était, à dire d'experts, que de qualité douteuse. D'après eux, le
prince birman qui, moyennant un million, l'avait accordée à l'avisé
Barnum, avait dû, pour surfaire l'animal, feindre le sacrilège de ce
trafic... ou, plutôt, si le _Zoological Garden_ avait accordé la moitié
seulement de ce prix, le fameux _puffist_ devait être, à coup sûr,
maintes fois rentré dans ses réels débours.
En effet, si, dans plusieurs parages de la Haute Asie, tel pachyderme de
cette espèce plus que rare est revêtu du caractère sacré qui lui confère
une souveraine valeur, c'est au seul cas où, dûment albinos, il
n'éveille que l'idée très pure d'une ambulante et intacte «colline de
neige»; quant aux éléphants de couleur imprécise, ou mouchetés de tares
quelconques, ils n'y sont honorés que d'une superstition très vague,
sinon tout à fait nulle.
Lord W..., donc, par orgueil national, conçut, pour en finir, le dessein
d'enrichir l'Angleterre (mais incontestablement, cette fois) de la vraie
bête auguste, réputée introuvable.
L'idée lui en avait été suggérée par la secrète confidence d'un grand
touriste de ses amis. Celui-ci, déterminé voyageur, s'était aventuré
durant de longues années, au profond de ces mystérieuses forêts
qu'arrose ce Nil birman aux sources tartares, l'Irawaddi. Or,
affirmait-il, au cours de ses explorations à travers les villes perdues,
les ruines mortes des temples, les rivières, les lumineuses vallées de
Minnapore, il lui était advenu, par une certaine belle nuit,
d'entrevoir--dans la lueur d'une clairière peu distante d'une vieille
ville sainte,--le mystique éléphant blanc dont la couleur se confondait
avec le clair de lune et que promenait, en chantonnant des prières, un
hiératique _mahout_.--Sur une carte spéciale était marquée, vers le 22e
degré de latitude, la cité reculée aux environs de laquelle il avait
relevé l'insolite apparition.
L'on sait qu'en Birmanie, les éléphants privés ou sauvages, sont la
propriété de l'empereur, qui les réquisitionne en temps de guerre. Il
est de coutume inviolable que ce monarque possède un éléphant, d'une
blancheur idéale, auquel il donne un palais, des officiers et le revenu
d'un district territorial affecté à l'entretien de ce personnel. La loi
religieuse interdit de laisser sortir de la contrée un seul des trois ou
quatre éléphants en qui se réalise, par siècle, le phénomène de l'espèce
blanche,--car une tradition bouddhique _prédit la fin de l'Empire, du
jour où l'on verrait l'un d'entre eux en d'autres pays_. (La guerre
sanglante de Siam, il y a deux siècles, ne fut déclarée que pour la
possession d'un de ces fantastiques animaux, que le roi de Siam se
refusait à céder aux Birmans). Les dernières conquêtes des Anglais,--qui
viennent d'occuper Mandalay après avoir si longtemps et si patiemment
concentré leurs troupes dans les marécages du district
d'Assam,--seraient compromises dès l'heure où quelqu'un de leurs
délégués réclamerait le tribut d'une «colline de neige»: ce serait, de
tous côtés, contre eux, une révolte sainte, sans merci ni trêve. Quant
aux étrangers, aux particuliers intrépides qui seraient surpris essayant
de dérober un éléphant sacré, nulle intervention ne les préserverait de
la plus atroce, de la plus prolongée des morts.
Comme on le voit, le projet caressé par le noble Anglais présentait
diverses difficultés d'exécution. Toutefois, ayant mandé l'illustre
dompteur Mayëris et lui ayant remis la carte, ainsi que la nomenclature
des dangers inhérents à l'entreprise, il lui offrit, le défrayant lui et
ses hommes, une somme de deux millions cinq cent mille francs (100.000
liv. st.) si, parvenu à capturer et conduire jusqu'à la mer, à travers
les peuplades birmanes, l'éléphant indiqué, l'audacieux belluaire,
l'ayant transporté d'Asie en Angleterre, le lui livrait en Tamise «rendu
à quai» pour le _Zoological Garden_.
Mayëris, d'une main toute traversée par les crocs de ses lions, s'était
pensivement, caressé la barbe en écoutant le lord. Après un instant de
silence, il accepta.
Sitôt le traité en poche, quelques jours lui suffirent pour s'adjoindre
une demi-douzaine de _bas-de-cuir_, d'un sang-froid et d'une expérience
à l'épreuve. Puis, en homme pratique, s'étant dit que, pour enlever à
travers les menaçantes étendues d'un tel pays, un éléphant blanc, il
était, d'abord, indispensable _de le teindre_, le dompteur chercha
quelle teinture provisoire pourrait le mieux résister aux intempéries
éventuelles--et finit par s'approvisionner, tout bonnement, de quelques
barils de l'Eau pour barbe et cheveux la plus en vogue chez la _gentry_.
Une fois toutes autres acquisitions nécessaires terminées, un fort
navire marchand fut nolisé pour l'expédition et le transport de la bête;
on prévint l'Amirauté: des télégrammes furent adressés au gouverneur
anglais d'Assam, l'avertissant de prodiguer toute sa bienveillance à la
tentative--et l'on partit.
* * * * *
Environ trois mois après, Mayëris et ses compagnons, arrivés depuis
longtemps en Asie, avaient remonté le Sirtang sur un radeau de madriers
construit en vue du rapt qu'ils se proposaient d'accomplir. A force
d'adresse et de bons hasards, ils étaient parvenus, longeant les
solitudes, à quelques milles de la vieille cité sacerdotale précisée sur
la carte révélatrice. Lorsque ces veilleurs, sans cesse aux aguets,
eurent, eux aussi, aperçu l'animal, ils s'installèrent aux alentours de
la ville sur la lisière d'une immense forêt aux bords mêmes du Sirtang.
Le radeau, cerclé de caisses d'air et de larges plaques de liège, était
couvert de branchages et de feuilles: amarré contre l'endroit du rivage
qu'il prolongeait de plain-pied, il semblait un îlot.
Pour motiver leur présence et gagner les regards favorables, ils avaient
commencé, en simples chasseurs de fourrures, par détruire un couple de
ces grands tigres longibandes qui, avec le rhinocéros, terrorisent ces
régions. Puis, profitant des bonnes grâces que ce brillant début leur
avait attirées, ils avaient su épier, distraitement, les habitudes, en
forêt, de l'éléphant blanc et de son _mahout_. Ils s'étaient même
acquis, en des occasions, quelque sympathie de l'un et de l'autre, par
des signes de vénération et des présents. Donc, le jour où Mayëris jugea
le moment opportun, toutes mesures étant prises, il disposa ses hommes
pour l'embuscade.
L'éclaircie où l'on se tenait à l'affût, non loin du fleuve où
l'éléphant venait boire aux clartés des astres, était presque toujours
déserte, surtout la nuit. A travers les larges feuilles et les lianes
pendantes des aréquiers géants, des mangliers, des palmiers-palmyres,
les aventuriers aperçurent, au loin, les dômes aux stellures dorées, les
flèches des temples, les marbres des tours de la ville consacrée à
l'éternel Gadàma Bouddhà. Et, cette fois, le merveilleux de cette vision
leur sembla menaçant! L'antique prophétie populaire du pays secouait,
comme une torche, au fond de leurs mémoires, sa flamme superstitieuse:
«_Le jour où d'autres peuples verraient chez eux un éléphant blanc de la
Birmanie, l'Empire serait perdu_.» Le coup résolu leur parut donc, en ce
moment, si dangereux et de risques si sombres, que, tout _bas-de-cuirs_
qu'ils fussent, ils convinrent de se faire mutuellement l'aumône d'une
prompte mort, au cas où ils seraient découverts et cernés, afin de ne
pas tomber vivants entre les mains cruelles des talapoins de la
Sacrificature. D'ailleurs, ayant enduit d'huile minérale plusieurs des
arbres environnants, ils étaient parés pour mettre le feu dans les bois
à la première alerte.
Sur le minuit, la psalmodie monotone du _mahout_ s'éleva, d'abord
lointaine, puis, s'approchant scandée par les pas massifs de la monture.
Bientôt l'homme et la majestueuse bête apparurent, se dirigeant vers le
fleuve. Mayëris, qui, jusqu'alors, s'était tenu adossé sous l'ombre d'un
baobab, s'avança de quelques pas dans la clairière. La rencontre du
dompteur, accoutumée en ce lieu solitaire, ne pouvait éveiller aucune
défiance: qui donc eût osé rêver l'effrayante extravagance qu'il
méditait? Ayant échangé avec le diseur de prières un bon souhait
nocturne, il vint auprès de l'animal qu'il flatta de la main, tout en
faisant remarquer au _mahout_ la beauté du ciel.
Au moment où l'éléphant se penchait vers le fleuve, l'un des chasseurs,
se dressant dans les hautes herbes, lui ajusta, pour l'assoupir,--et
avec la rapidité de l'éclair,--les ressorts d'acier d'une bonbonne de
chloroforme à l'extrémité de la trompe. La bête, en un moment suffoquée,
brûlée, étourdie, agitait en vain, de tous côtés, son proboscide,
brandissant et secouant, au hasard, l'asphyxiante mais tenace bonbonne:
l'aspiration de chaque effort l'engourdissait davantage. Le pieux
cornac, la sentant vaciller, sortit enfin de son extase et voulut sauter
à terre. Il y fut reçu par Mayëris et l'un des siens qui, en un clin
d'œil, le bâillonnèrent et le lièrent pendant que les autres étayaient,
à droite et à gauche, avec de forts troncs d'arbustes, l'éléphant à
présent comateux et plus qu'à demi pâmé. Vite on enleva, de la courbure
des défenses, les ornements d'or, les bracelets de pierreries dont les
femmes de la ville les avaient surchargées--et l'on ouvrit les barils;
quatorze bras expéditifs se mirent alors à le badigeonner de la queue à
ses larges oreilles, imbibant d'une double couche de la pénétrante
liqueur jusqu'aux derniers replis de la trompe. Dix minutes après,
l'éléphant sacré complètement travesti, à l'exception des ivoires, était
devenu nègre. L'on profita du moment psychologique où l'animal semblait
revenir à soi-même pour l'attirer, docile, vers le radeau. Dès qu'il s'y
fut avancé, ses vastes pieds y furent saisis en de grosses entraves
d'acier-fer. L'on déploya la tente au-dessus de lui, en toute hâte; l'on
jeta le _mahout_ sur un lit de feuillages, on décrocha les amarres
et--_for ever_!
Maintenant le rapide courant, plus puissant que deux hélices, entraînait
les ravisseurs et leur prise vers les possessions anglaises. Au petit
jour, l'on était à vingt lieues. Encore deux jours et une nuit, et l'on
serait hors de toute atteinte.
Combien de temps d'ailleurs n'avait-il pas fallu, derrière eux, pour
s'apercevoir de cette disparition? pour les recherches, pour les
conjectures?--avant d'admettre, enfin, la possibilité de l'événement? Il
était déjà bien tard pour les poursuivre! Quant à ceux des rivages, la
couleur normale de la capture rendait l'expédition toute simple. L'on
charma donc les ennuis de la longue route en retouchant l'éléphant dont
la torpeur ne s'était pas encore dissipée. La surprise du _mahout_ avait
été plus terrible: il était mort. Ce fut donc l'affaire d'une pierre au
cou, le soir qui suivit.
Enfin, Mayëris et les siens arrivèrent: ils étaient attendus.
L'apparente noirceur de l'animal avait quelque chose qui impressionnait
à première vue, mais les officiers anglais, comme de raison, gardèrent
le secret--et, cette fois, ce fut sous bonne escorte que l'on atteignit
la mer, où le navire, en panne depuis deux lunes, embarqua l'énorme
proie.
Lorsque, après une traversée des plus paisibles, les impatients héros
aperçurent enfin les côtes de l'Angleterre, ce fut un hurrah de joie
saluant l'espérance, la renommée, le succès, la fortune. A l'arrivée en
Tamise, on pavoisa. Victoire! _God protect old England_.! Un colossal
_tender_ du railway suburbain transporta l'animal, à peine débarqué, au
_Zoological Garden_: lord W***, accouru sur télégramme, s'y trouvait
déjà chez le directeur.
* * * * *
--Voici l'éléphant blanc! s'écria Mayëris radieux. Mylord, veuillez bien
nous délivrer le chèque promis sur la banque d'Angleterre?
Il y eut un moment de silence, bien naturel, devant la sombre
physionomie de la bête.
--Mais,--mais il est noir, monsieur, votre éléphant blanc? finit par
murmurer le directeur.
--Ce n'est rien! répondit en souriant le dompteur. C'est que nous avons
été obligés de le teindre pour l'enlever.
--Alors, s'il vous plaît, déteignez-le! répliqua lord W***, car, enfin,
nous ne pouvons proclamer blanc ce qui est noir.
Le lendemain Mayëris revint, avec les chimistes nécessaires, pour
procéder sans délais à l'opération. Ceux-ci s'acharnèrent donc à
relotionner aussitôt de réactifs puissants le malheureux pachyderme qui,
roulant ses regards albinos, paraissait se demander avec inquiétude:
«--Ah! ça, qu'ont donc ces hommes à m'humecter, de la sorte, à chaque
instant?...»
Mais les acides de la teinture initiale avaient pénétré profondément
l'épais tissu cutané du proboscidien, de sorte qu'en se combinant avec
les acides, ces réactifs, appliqués à l'étourdie, produiraient un
résultat inattendu. Loin de reprendre sa teinte natale, l'éléphant était
devenu vert, orange, bleu-de-roi, cramoisi, gorge de pigeon,--chatoyait
et passait par toutes les nuances de l'arc-en-ciel: sa trompe--pareille
au pavillon bariolé d'une nation inconnue, durant une
accalmie,--pendait, immobile, contre le long du mât peinturluré d'une de
ses jambes immenses--si bien que, dans un saisissement, le directeur
émerveillé s'écria:
--Oh! laissez-le! de grâce! n'y touchez plus! Quel monstre fabuleux!
c'est l'éléphant-caméléon! certes, on viendra des bouts de l'univers
pour voir cette bête des _Mille et une Nuits_.--Positivement, jamais,
non jamais, sur la surface planétaire que nous occupons, on n'a salué
pareil être avant ce beau jour!--du moins, j'inclinerais fortement à le
croire.
--En vérité, monsieur, c'est possible! répondit lord W*** en lorgnant
aussi l'extraordinaire vision: mais,--aux termes du traité, M. Mayëris
doit me le livrer blanc et non point versicolore. Le _blanc_, seul,
constitue le valeur morale dont j'offre cent mille livres. Qu'il lui
restitue donc sa couleur primitive ou je ne prierai pas. Mais...
comment, désormais, prouver qu'un tel épouvantail est un éléphant blanc!
* * * * *
Ce disant, lord W***, remettant son chapeau, s'éloigna, comme se
refusant à toute discussion.
Mayëris et ses _bas-de-cuirs_ considéraient en silence le désolant
animal qui ne voulait pas blanchir; soudain, le dompteur se frappa le
front
--Monsieur le directeur, demanda-t-il, de quel sexe sont vos éléphants
du _Zoological Garden_?
--Un seul est du sexe féminin, répondit celui-ci.
--Fort bien! s'écria Mayëris triomphant: croisons-le! J'attendrai les
vingt mois réglementaires de la gestation: le rejeton mulâtre, devant
les tribunaux, fera preuve de la race blanche de celui-ci.
--Ce serait une idée, en effet, murmura le directeur--et, ajouta-t-il
d'un ton narquois, vous obtiendrez, sans doute, ainsi, un éléphant café
au lait... s'il n'était notoire que l'éléphant captif se refuse
rigoureusement à toutes les joies de la paternité.
--Fables! comme leur prétendue pudeur, tout cela! monsieur! répondit le
dompteur: on a, là-bas, mille exemples du contraire. D'ailleurs les us
d'un éléphant blanc sont autres. Pour le surplus, je saupoudrerai,
dût-il en périr, sa nourriture des aphrodisiaques les plus violents--et
que le sort en décide!
Le soir même, le dompteur, tout ravi, se frottait les mains, ayant
acquis la certitude de ses nouvelles espérances.
Par contre, à l'aurore suivante, la démesurée bête fut trouvée inanimée
par les gardiens dans la maison des éléphants. La dose de _Chin-sing_
avait été trop forte: il était mort d'amour.
--Soit! gronda Mayëris à cette nouvelle; mais, maintenant, je puis
attendre en sécurité toutes mesures abortives seraient une déloyauté
dont je sais mes adversaires incapables. Seulement, cette perte de mon
capital me porte un coup irréparable, car, à la longue, en trois ou
quatre ans peut être: j'en ai la conviction, sa peau vivante eût repris
sa nuance naturelle.
Sur ces entrefaites, un ultimatum de lord W*** parvint à Mayëris:
l'Anglais lui notifiait, une fois pour toutes, que «s'en tenant aux
termes du traité, il ne se reconnaîtrait point débiteur pour un éléphant
mulâtre,--qu'en tout cas, improuvant la mésalliance provoquée, il
offrait cinq mille livres d'indemnité pour étouffer l'affaire en
conseillant au dompteur de retourner se procurer un autre éléphant blanc
et, cette fois, de le moins bien teindre.»
--Comme si l'on pouvait enlever deux éléphants blancs dans sa vie!
grommela le belluaire furieux. C'est bien! on plaidera.
Mais, attorneys et solicitors lui ayant assuré la perte de sa cause,
Mayëris en soupirant, se contenta de frapper d'opposition le rejeton
futur de son défunt prisonnier, nomma un curateur, accepta les cinq
mille livres pour ses hommes et quitta Londres.
Depuis, lorsqu'il raconte avec mélancolie cette aventure--trop
fantaisiste pour n'être pas incroyable--il ajoute, d'un étrange timbre
de voix où semblent ricaner on ne sait quels esprits lointains:
--«Gloire, succès, fortune? Vapeurs et nuages! Avant-hier un royaume fut
perdu pour un coup d'éventail donné, hier un empire se dissipa pour un
coup de chapeau non rendu; tout dépend d'un rien. Enfin, n'est-ce pas
mystérieux? Si la vieille prédiction, si l'augurale menace du dieu de
là-bas est digne de la foi qu'elle inspire à tant de millions d'hommes,
à quoi donc a tenu l'empire birman?... A ce qu'hélas! au lieu de me
prémunir, à la légère de cette Eau fatale, pour teindre et ravir
l'éléphant sacré de Gâdama-Bouddhâ, je n'ai pas songé à remplir, tout
simplement et comme un symbole! mes lourds barils de fer... _d'un peu de
noir de fumée!_»