du bien, voire j'ajouterai de la vie du prince, qui sont en sûreté
entre les mains et en la confiance d'un serviteur fidèle, aimant son
maître de tout son cœur, sans dissimulation, et sans avoir en sa
pensée aucun dessein à son propre avantage. Vous avez bien jugé de
l'humeur des flatteurs et des effets de la flatterie, marque assurée
d'un bas et lâche cœur en ceux qui la recueillent avec plaisir et s'y
laissent piper, autant et possible plus qu'aux autres qui en usent
seulement à dessein de faire leurs affaires. Ce sont ces vermisseaux
qui ne s'attachent qu'aux bois plus tendres et délicats, c'est-à-dire
à ceux-là qui sont de plus facile et meilleure nature, comme elle est
plus communément aux premières années de la jeunesse, qui se laisse
ronger facilement et perdre sans remède par cette vermoulure, si de
bonne heure l'on ne s'en donne garde, étant très-difficile à découvrir,
d'autant que cette vermine porte cachée dessous le voile d'amitié
l'amorce venimeuse dont elle fait la prinse de ceux qu'elle pourchasse;
puis en ce qu'il n'est rien tant naturel à l'homme que l'amour de
soi-même, qui lui aveugle le plus souvent de telle sorte les lumières
du jugement, qu'il ne voit non plus qu'une taupe en plein midi dans ses
plus lourdes actions, et se flatte plus que nul autre dedans l'impur de
ses propres fautes. C'est l'une des plus grièves maladies qui puisse
saisir l'entendement humain, qui cependant qu'elle lui dure, ne voit
rien qu'à travers le verre de ses fausses illusions, et peu à peu le
fait glisser dedans les piéges de la présomption, meurtrière passion
de la vertu et des idées vertueuses. Mais s'il y a quelque moyen pour
découvrir l'hypocrisie de ces galants, en voici quelques uns entre
plusieurs des plus communs, à mon avis indubitables. Vous les verrez en
général souplir comme couleuvres et complaire en toutes façons, couler
toujours sans résistance aucune de fait ne de parole, et surpasser
aucunes fois les vrais amis et plus fidèles serviteurs, en soin, en
diligence, et en tout autre témoignage qui se peut rendre d'une sincère
affection. Ayant connu qu'il n'y a rien entre les hommes qui les oblige
plus étroitement que de se voir aimés et voir aimer pareillement les
mêmes choses qui leur sont agréables, et par ainsi faisant le guet
assiduellement, comme des chiens couchans pour prendre le gibier, et
reconnoître les défauts de la place sur laquelle ils ont fait dessein,
jugeant que la complaisance est la seule machine propre pour s'en
faire les maîtres. Ils s'étudient à imiter entièrement, et à tromper
en imitant les mœurs, les complexions et les façons de faire, et tous
les exercices où ils s'apercevront que le prince prendra plaisir. S'il
est voluptueux, ils seront des Sardanapales; s'il est d'humeur colère,
ils seront furieux; s'il est mélancolique, ce seront des Timons; s'il
contrefait le borgne, ils se feront aveugles; s'il a la goutte au bout
du doigt, ils feindront de l'avoir nouée par toutes les jointures;
si les Lettres lui plaisent, ils auront toujours en parade un livre
pendant à leur ceinture; et s'il se plaît à la chasse du fauve ou de
la bête noire, ils porteront dedans leur sein les meutes à douzaines
et, sans partir d'un cabinet, avaleront les forêts toutes crues. Ces
gens ici, gens sans honneur, qui n'ont non plus de honte qu'ils ont
de conscience, pleins d'artifices dissimulés et doubles, on les verra
railler, mentir effrontément, médire, bouffonner et tirer de leur
forge des petits contes pour lui donner à rire, frappant aucunes fois
sur leurs intimes amis et sur eux-mêmes, plutôt que de n'avoir aucune
chose à lui dire, ne tâchant qu'à complaire à quel prix que ce soit;
faire parfois de bons offices en public pour être crus, et assommer
après, comme on dit, dessous la cheminée; dire du bien pour avoir loi
de nuire, ne parlant qu'à demi; tous variables à dessein en leurs
opinions, donnant au noir la blancheur de la neige, à la blancheur la
noirceur de l'ébène, et réprouvant, selon l'occasion, ce qu'ils auront
auparavant loué, puis exaltant jusques au neuvième ciel les mêmes
choses qu'ils auront réprouvées et ravalées jusques au centre de la
terre; et, comme vrais coqs de clocher, vous les verrez pirouetter au
gré du vent des volontés du prince, ou, naturels caméléons, prendre
le teint, quand bon leur semble, de toute sorte de couleurs si ce
n'est de la blanche, figure de la probité. Ils sont mouvans, actifs
et assidus, et vont chauffant la ceinture à chacun, s'entremêlent de
tout. Ils savent faire tout, ils sont tout, ils font tout, et devant
lui les bons valets, faisant valoir impudemment des services non faits
ou à faire, en parole, se présentant souventes fois sans respect et
sans sujet à des imaginaires, jusques à souffler sur le manteau, ou le
poil ou la plume qu'ils n'y auront point vue. Jamais tant serviables,
voire invincibles, que aux choses déshonnêtes, ne moins qu'aux
vertueuses; car s'il se parle de porter le poulet, ils élancent la
main tout les premiers pour en faire l'office; si d'envoyer quelqu'un
avancer le piquet, ces vaillans à dessein planent muets et coulent
doucement, se retirant commes limaces sous la voûte de leurs coquilles;
ne s'attachent jamais qu'à la partie la plus brute de l'homme, ne
chatouillant que les gales de son âme, afin de l'éloigner tant qu'ils
pourront hors des voies de la raison, pour y planter au lieu une humeur
fainéante, mollasse et sans saveur. Boivent souvent sans honte les
affronts qu'ils reçoivent de leur effronterie, mais, sans démordre
leur dessein, suivent toujours de même leur première brisée, disant
qu'il n'y a qu'eux qui gouvernent la Cour, qui gouvernent le roi.
Entre leurs artifices plus déliés et le charme de la louange dont ils
abusent étrangement, nommant monarque le prince qui n'aura que trois
pouces de terre, celui du nom d'Hercule lequel sera sans courage, et du
nom d'Adonis un plus difforme que Thersite; et par la force d'icelui
voit-on aucunes fois, comme se défiant de leur juste valeur, s'ivrer
et s'endormir les cœurs plus généreux au récit de leurs vaillantises,
souffrant même avec plaisir d'avoir les oreilles grattées de choses
controuvées en leur honneur, tant ils ont agréable la mélodie de ces
cautes sirènes, et d'avaler si doucement le breuvage de cette Circé
qui les transforme insensiblement, et rend semblables à la fin aux
compagnons d'Ulysse. Mais le pire de tous est celui qui se plaît à
les aimer et à se flatter soi-même; il n'y a plus alors d'espoir de
guérison pour cette maladie si familière, et comme naturelle à l'esprit
des plus grands, lesquels ayant mis une fois cette foiblesse en vue de
chacun n'ont jamais faute de ces amis de plâtre qui accourent à eux de
toutes parts, et les rendent semblables à la fin à la chouette mise
sur la tonnelle, au milieu d'une plaine, environnée d'oiseaux de toute
espèce, lesquels dessous la douce feinte de leur jargon, gazouillent
et se moquent de son aveuglement et de sa turpitude. Voilà ce peu
d'observations qui s'est pour cette fois représenté à ma mémoire,
touchant cette sorte de faux visages qui, par le grand malheur des
princes et des rois, font leur repaire coutumier au milieu de leurs
Cours, dans leurs conseils, dans leurs palais, dedans leurs chambres,
dedans leurs cabinets, où, en toute saison, elles trouvent de quoi à
faire proie de tout âge; étant ainsi très-mal aisé que leurs enfans y
puissent recevoir telle instruction comme il la faut jusques à l'âge
de jugement, ni possible plus outre, sans ressentir en quelque sorte
l'infection de ces oiseaux de mauvais augure, contre laquelle il ne se
trouve qu'un seul moyen pour prévenir cette contagion.
SOUVRÉ. Par ce que vous m'en avez dit, au pied je reconnois la bête;
mais je vous prie, découvrez moi cet antidote pour préserver notre
Dauphin de ce poison si artificieusement déguisé.
L'AUTEUR. C'est cettui-ci, dont la propriété fut jadis révélée par
l'oracle, compris en ces trois mots:
_Connois-toi toi-même._
SOUVRÉ. Comment en faut-il user?
L'AUTEUR. Quand il entendra quelqu'un louer son nom, admirer ses
vertus, magnifier toutes ses actions, le nommant prince juste, clément,
fidèle, libéral, courageux, courtois, doux, et galant entre les
dames, et l'honorant de telles ou de pareilles qualités vertueuses,
qu'il entre en soi-même pour y faire une vive recherche de la vérité,
éprouvant ces paroles sur la pierre de touche du jugement intérieur,
qui ne peut s'abuser, pour reconnoître si elles sont de bon ou de
mauvais aloi, et considère à froid s'il ressent en son âme du repentir
ou de la honte de n'être rien moins que cela, la connoissant au
contraire souillée d'iniquité, de cruauté, d'infidélité, de sordide
avarice, de brûlante colère, pleine de peur, de lâcheté, et tout-à-fait
pourrie de passions honteuses et vilaines de la chair; et croie alors
que ce sont des flatteurs insignes qui se moquent de lui à ses dépens,
de ceux de son honneur et de sa conscience. Mais si par son malheur il
néglige de faire cette recherche et en méprise la procédure; s'il prend
plaisir à recevoir pour bons ces faux titres et qualités menteuses,
et si la honte divulguée de son erreur ne le ramène point, ains lui
sert d'un aiguillon plutôt que d'une bride, fasse le fin tant qu'il
voudra, le mal est sans remède et son État en voie de ruine. Or ce sera
de votre soin, Monsieur, à prévenir en lui par une bonne nourriture
tous ces défauts et les malheurs qui les suivroient de près. Je veux
espérer pourtant de la grâce de Dieu, que ce jeune Prince, durant sa
vie, produira et des fleurs et des fruits par ses entières et saintes
actions qui ne démentiront aucunement la nature de ce bon plant que
vous aurez enté dessus les sauvageons des premières années de son âge.
SOUVRÉ. Je le desire et l'espère, et de le voir ainsi quand il sera,
comme vous l'avez dit, instruit en la piété, aux bonnes mœurs et à la
doctrine, y ayant ajouté ce qui lui touche de savoir pour se rendre
capable de gouverner dignement un royaume. Mais il est tard, et, ce
sujet de long discours, je suis d'avis de le remettre à demain et que
ce soit au portique de Neptune. Voilà aussi le Roi qui se retire par
le jardin, et j'ai à parler à Sa Majesté avant son dîner. Adieu, il me
faut un peu hâter le pas.
L'AUTEUR. Bonjour, Monsieur, je ne faudrai à m'y trouver de bon matin.
Cinquième matinée.
A peine il étoit jour lorsque je m'éveillai, touché de crainte de
faillir à M. de Souvré, et m'étant levé soudain, je m'achemine vers le
portique de Neptune, où je le trouve ne faisant que d'y arriver. Puis,
après quelques propos communs, nous promenant, il parla en cette sorte:
SOUVRÉ. Quand je viens à considérer en combien de façons nous sommes
obligés à reconnoître les assistances de la bonté de Dieu, celle
qui me touche plus vivement au cœur, comme la principale, c'est la
miraculeuse conservation de la personne du Roi, ayant, depuis l'heure
de sa naissance jusques à celle-ci, prins un soin particulier de
conserver sa vie aboyée de toutes parts, contre laquelle on a tant
conspiré de fois, et depuis et devant que lui avoir ôté de dessus
de son chef la couronne d'épines pour y poser une couronne d'or,
lorsqu'il se portoit jusques au centre des périls pour l'assurer à son
prédécesseur, a fait cesser les persécutions ouvertes et cachées, dont
le cours de sa vie avoit été suivi sans intermission. Comme fauteur
du droit et protecteur des rois, il a béni ses travaux et ses armes,
en ayant reconquis l'héritage de ses ancêtres, et par icelles rendu
la paix universelle à ses sujets, domptant ses ennemis tant dedans
que dehors le corps de son royaume, et à la fin pour le comble de ses
faveurs et bénédictions, il lui a donné un fils, et un tel fils si à
propos, qu'il semble avoir voulu combler en sa personne sa vieillesse
de joie et de consolation, et arrêter en lui pour jamais son repos et
celui de son peuple. En somme, il ne se voit, en tout le cours de cette
vie, que des miracles faits pour le garder et le conduire de sa main
sur ce trône royal qui lui étoit débattu, mais dû par les droits de
nature et les lois de l'État. Or maintenant, encore qu'il travaille,
comme l'on voit, avec tant de soucis au rétablissement de toutes
choses, que la longueur et l'opiniâtreté des discordes civiles avoient
réduites en une étrange confusion, il ne faut point douter qu'il ne
pense souvent à la nourriture de son Dauphin, et ne desire comme père
de le rendre (s'il est possible) accompli comme il est, et comme Roi
d'emporter un jour au ciel l'étroite obligation de ses pauvres sujets,
pour les avoir tirés à bord et sauvés du naufrage, avoir établi leur
repos, et leur avoir enfin laissé, comme il fera, un Roi de sa façon.
Mais pour revenir à nos discours des jours précédens, je reprendrai le
fil de votre projet, que j'approuve fort; car vous l'avez prins par le
bon bout, disant que la première sagesse en l'homme c'est de connoître,
aimer et craindre Dieu, pour le servir après selon sa volonté, et
qu'il faut de bonne heure vivement imprimer cette doctrine en l'esprit
de ce jeune Prince, comme la seule qui produit les vertus, règle nos
mœurs et nos actions, et engendre la paix et la tranquillité en l'âme
de chacun, et celle qui guide nos pas et nous ouvre la porte à la vie
éternelle; qui apprend aux rois à reconnoître les foiblesses humaines,
et Dieu pour souverain sur eux; que c'est lui qui, de pure grâce, donne
les sceptres et les retire quand il lui plaît, les affermit entre
les mains de ceux qui, avouant cette grâce de lui, vivent en gens de
bien et gouvernent leurs peuples en douceur et justice; et comme il
les arrache du poing à ceux qui, par ingratitude la mettant en oubli,
abusent merveilleusement d'une charge divine; et disant qu'il pourra,
sous la clarté de ce fanal, cueillir facilement les bonnes mœurs et
vertus héroïques, et conduire ses actions en telle sorte qu'il passera
heureusement ses jours, aimé, estimé et honoré de chacun. Puis en ce
que vous proposez qu'il doit savoir les Lettres, sur la connoissance
que vous avez de la portée de son esprit, de l'ordre qu'il y faut
tenir, et du temps qu'il est nécessaire d'y employer; encore, à mon
avis, que le plus grand savoir d'un roi et prince souverain soit
d'être docte aux bonnes mœurs, aux affaires du monde, et surtout à
ceux de son État, je le trouve toutes fois bon, sachant combien les
Lettres fournissent de lumières à notre entendement, s'il se rencontre
ferme. Et puis il faut qu'un roi sache de tout, soit excellent par
dessus tous, puisqu'il doit commander à tous. Et enfin le voulant
faire commencer à connoître les affaires à l'âge de douze ans, je
l'estime à propos, et crois qu'en cela vous avez prins ce qui en est
de l'intention du Roi; car, si je ne m'abuse, il voudra lors qu'il
fasse sous lui son apprentissage, et à la vérité il ne sauroit trouver
un meilleur maître, l'étant devenu à ses propres dépens, et de quelle
façon, tout le monde le sait; mais je vous prie de renouer ici le fil
de cette instruction.
L'AUTEUR. Monsieur, le sujet est maintenant tout autre, surpassant
ma capacité et mon expérience. Toutes fois puisqu'il vous plaît de
m'engager à cette suite, j'en prendrai le hasard sous votre garantie.
Or donc, présupposant Monseigneur le Dauphin instruit à la vertu
par votre diligence, doué de qualités requises à un Prince de sa
condition, pour devenir en peu de temps capable de comprendre et de
conduire les affaires de l'État, il me semble qu'il faut en premier
lieu lui apprendre à connoître en masse quelle est la composition et la
situation de ce royaume, et puis, par le menu, en toutes ses parties,
et comme ce grand corps est composé de nombre de provinces, et ces
provinces de plusieurs grandes villes et superbes cités, d'infinis
bourgs, villages et châteaux: qu'il sache quelles sont leurs forces
et foiblesses, leurs formes d'établissement, quelles leurs lois et
leurs coutumes, quelles sont leurs commodités ou incommodités; mais
surtout quelles en sont les humeurs des hommes qui habitent toutes ces
places, première connoissance du prince né ou appelé pour commander en
souverain, qu'il ne doit divulguer, ains la garder du tout à soi et
pour ses confidens, comme l'un des plus grands secrets de l'empire.
C'est une connoissance que le Roi s'est tellement acquise par un long
temps, et tant d'expériences qu'il ne la peut mieux recevoir que de
lui, qui le délivrera, en ce faisant, d'une peine excessive et d'un
grand emploi de temps, l'apprenant de sa propre bouche en moins de
demie heure. Après, avec le temps, l'âge et l'usage, il apprendra
lui-même à pénétrer en général le naturel des hommes, et en particulier
les inclinations que ses sujets tiendront de la nature, selon les
régions où ils ont prins naissance, ou lieux de leur demeure, et selon
la diversité de leur condition, éducation et manière de vie en leur
vivre ordinaire; les rois et princes souverains ne pouvant donner
loi qu'avec incertitude, sans cette connoissance, aux nations qu'ils
ont à commander, imitant lors les sages écuyers qui reconnoissent
premièrement la bouche du cheval, pour lui donner après une embouchure
propre à le conduire et manier selon leur volonté. Mais cependant
que l'on lui donne à connoître la nature du peuple, ses changemens,
ses inégalités et mouvemens divers, par où ce Prince puisse juger de
l'instabilité des dominations, étant fondées sur la mobilité d'un
sujet si bizarre, et apprendre que toutes prennent fin, mais plus tôt
ou plus tard, selon les bons ou les mauvais moyens, les forts ou les
foibles liens que chaque prince emploie pour établir et maintenir sa
souveraineté; et que cet établissement et conservation dépend de la
prudence, du bon entendement et de l'expérience du prince souverain,
pour savoir retenir à l'ancre du devoir l'inconstance de ce vaisseau
par les câbles de bonnes lois divines et humaines, et former son
autorité par la bonne opinion dont il rendra aimable sa personne,
admirable par sa vertu, et redoutable par la réputation et la propre
puissance de son État, non-seulement à ses sujets, mais envers
les peuples voisins et nations lointaines; étant certain que sans
l'autorité il n'y a plus de domination.
SOUVRÉ. Que doit-il faire pour établir et maintenir cette autorité?