Paris, mardi 9 août 1870.
Chère amie, je pense que vous ferez bien de ne pas venir à Paris en ce
moment; je crains qu'il n'y ait sous peu de tristes scènes. On ne voit
que des gens abattus ou des ivrognes qui chantent _la Marseillaise._
Grand désordre partout! L'armée a été et est admirable; mais il paraît
que nous n'avons pas de généraux. Tout peut encore se réparer; mais,
pour cela, il faut presque un miracle.
Je ne suis pas plus mal, seulement accablé de cette situation. Je vous
écris du Luxembourg, ou nous ne faisons qu'échanger des espérances et
des craintes. Donnez-moi de vos nouvelles. Adieu.