en 1773 le prétendant Charles-Edouard, qui avait pris le titre de
comte d'Albany. Elle s'en sépara en 1780 et vécut avec le poète
Alfieri à qui elle avait inspiré une grande passion, et qui l'épousa
secrètement, après la mort du comte d'Albany. Après qu'Alfieri fut
mort, la comtesse se retira à Florence, où elle se lia avec le
peintre français Fabre.
ALCUDIA (le comte D'). Homme d'État espagnol. Membre du ministère
Calomarde du vivant de Ferdinand VII, il remplaçait aux Affaires
étrangères le ministre Salmon; mais il fut toujours un personnage
secondaire, et perdit son poste à la mort de Calomarde.
ALDBOROUGH (lady), Cornélie, fille aînée de Charles Landry, épousa en
1804 lord Aldborough.
ALEXANDRE LE GRAND. Roi de Macédoine. 356-323 avant Jésus-Christ.
ALEXANDRE Ier. Empereur de Russie, 1777-1825. Fils aîné et successeur
de l'empereur Paul Ier, il eut à soutenir de grandes luttes contre
Napoléon Ier.
ALFIERI (le comte Victor), 1749-1803, grand poète tragique italien;
resté orphelin très jeune, son éducation fut très négligée, mais à
l'âge de vingt-cinq ans, il se fit en lui une métamorphose subite.
Pour plaire à la comtesse d'Albany, qui lui avait inspiré le goût
des lettres et de la poésie, il se jeta dans les études les plus
sérieuses, créa un système de composition poétique nouveau et
écrivit, en prose, des ouvrages qui devaient le placer à côté de
Machiavel.
ALLEN (George), 1770-1843. Médecin et érudit anglais, qui laissa des
ouvrages historiques, métaphysiques et physiologiques nombreux. Très
lié avec lord Holland, Allen vivait chez lui.
ALTHORP (John-Charles-Spencer, lord), 1782-1845. Homme d'État
anglais, il fut nommé chancelier de l'Échiquier, après avoir été
ministre de l'Intérieur et lord de l'Amirauté. Médiocrement doué au
point de vue de l'éloquence et des capacités financières, il fut un
ministre laborieux, consciencieux, et d'une honnêteté politique
proverbiale.
ALVANLEY (lord), 1787-1849. Fils de Richard Pepper-Arden, ministre de
la Justice, créé en 1801 lord Alvanley, il eut un duel avec Morgan,
fils d'O'Connell.
AMÉLIE D'ANGLETERRE (la princesse), 1783-1810. Elle était la dernière
des quatorze enfants du roi George III d'Angleterre, la favorite et
la compagne de son père. Elle mourut à vingt-sept ans sans s'être
mariée.
AMPÈRE (Jean-Jacques), 1800-1864. Professeur au Collège de France,
littérateur distingué, membre de l'Académie des inscriptions et
belles-lettres et de l'Académie française.
ANNE D'AUTRICHE. Reine de France. 1602-1666. Fille aînée de Philippe
II, roi d'Espagne, elle épousa Louis XIII, roi de France, et, à sa
mort, devint régente pendant la minorité de son fils Louis XIV.
ANNE PAULOWNA. Reine des Pays-Bas, 1795-1865. Elle était une des
filles de l'empereur Paul de Russie et épousa en 1816 le roi
Guillaume II des Pays-Bas.
ANNE STUART. Reine d'Angleterre. 1665-1714. Fille de Jacques II. Elle
lutta contre Louis XIV et réunit l'Écosse à l'Angleterre.
ANTROBUS (lady), 1800-1885. Anne, fille unique de Hugh Lindsay,
épouse de sir Edmond Antrobus.
APPONYI (la comtesse), 1798-1874. Elle était fille du comte Nogarola;
elle épousa en 1818 le comte Antoine Apponyi, qui fut pendant de
longues années ambassadeur d'Autriche à Paris.
ARBUTHNOT (Mrs), morte en 1834. Mrs Arbuthnot et son mari Charles
Arbuthnot, surnommé _Gosch_ dans le monde, étaient les amis les plus
intimes du duc de Wellington, chez lequel ils vivaient, et très
répandus dans la haute société de Londres.
ARENBERG (la duchesse D'), née en 1730. Louise-Marguerite, fille
unique et héritière du dernier comte de la Mark, épousa, en 1748, le
duc Charles d'Arenberg.
ARENBERG (le duc D'), Prosper-Louis, 1785-1861. Il avait épousé une
princesse Lobkowitz en 1819.
ARENBERG (le prince Pierre D'), 1790-1877. Il épousa en premières
noces, en 1829, Mlle de Talleyrand-Périgord, qui mourut en 1842; en
1860, il se remaria avec la fille du comte Kannitz-Rietberg, veuve
du comte Antoine Starhemberg.
ARENBERG (la princesse Pierre D'). 1808-1842. Alix-Marie-Charlotte,
fille du duc et de la duchesse de Périgord.
ARGENSON (le comte Voyer D'), 1771-1842. Petit-fils de Marc-Pierre
d'Argenson, ministre de la guerre sous Louis XV. Il était entré au
service militaire en 1791. En 1809, il fut préfet du département des
Deux-Nèthes (Anvers). Député sous la Restauration et le gouvernement
de Juillet, il se fit remarquer par ses opinions libérales. Il avait
épousé la veuve du prince Victor de Broglie, mère du duc Victor.
ARNAULT (Antoine-Vincent), 1766-1834. Poète tragique et fabuliste
français. Il s'attacha de bonne heure à Bonaparte, qu'il accompagna
en Égypte et qui le nomma gouverneur des îles Ioniennes; puis, il
travailla à l'organisation de l'Instruction publique. Il fut admis à
l'Institut dès 1799 et devint en 1833 secrétaire perpétuel de
l'Académie française.
ASHLEY (sir Antoine), 1801-1881. Homme politique et philanthrope
anglais. En 1830, il épousa lady Emilie Cooper et, en 1851, à la
mort de son père, devint _lord Shaftesbury_. En 1826, il était entré
à la Chambre des communes, et fit partie de plusieurs ministères.
ATHALIN (le baron Louis-Marie), 1784-1856. Général du génie en
France, il fit avec distinction les campagnes de l'Empire, reçut le
titre de baron après la bataille de Dresde et devint, sous la
Restauration, aide de camp du duc d'Orléans. Il fut chargé de
plusieurs missions diplomatiques et nommé pair de France quand
Louis-Philippe monta sur le trône. Après 1848, il rentra dans la vie
privée.
AUBUSSON DE LA FEUILLADE (Pierre-Hector-Raymond, comte D'),
1765-1848. Sous le premier empire, il fut chambellan de
l'impératrice Joséphine, puis ministre plénipotentiaire et
ambassadeur. Il fut nommé pair par l'empereur aux Cent-Jours. La
seconde Restauration l'éloigna: il ne rentra à la Chambre des pairs
qu'en novembre 1831. Il était père de la duchesse de Lévis; il fut
le dernier de son nom, ayant perdu en 1842 son fils, devenu fou.
AUGEREAU (Pierre-François-Charles), 1757-1816. Maréchal de France
sous le premier empire, duc de Castiglione, il se signala dans
plusieurs campagnes. Il exécuta le coup d'État du 18 fructidor.
AUGUSTE D'ANGLETERRE (la princesse), fille du roi George III; elle ne
se maria jamais.
AUTRICHE (l'empereur D'), Ferdinand Ier, 1793-1875. Fils de François
II, il monta sur le trône en 1835. Son incapacité et sa mauvaise
santé l'obligèrent à laisser le gouvernement à une régence dirigée
surtout par le prince de Metternich. Il abdiqua, en 1848, en faveur
de son neveu François-Joseph Ier.
AUTRICHE (l'archiduc Louis-Joseph D'), 1784-1864, fils de l'empereur
Léopold II et de l'impératrice Marie-Louise, fille du roi Charles
III d'Espagne. Il fut directeur général de l'artillerie.
AUTRICHE (l'archiduchesse Sophie D'), 1805-1872. Fille de Maximilien
Ier, roi de Bavière, elle épousa en 1824 l'archiduc François-Charles
et fut la mère de l'empereur François-Joseph Ier.
B
BACKHOUSE (John), mort en 1845. Homme d'État et écrivain anglais.
Il fut, pendant quelques années, secrétaire particulier de Canning.
Il a été deux fois sous-secrétaire aux Affaires étrangères.
BACOURT (Adolphe-Fourrier DE), 1801-1865. Diplomate français, pair
de France. Il fut envoyé à Londres auprès du prince de Talleyrand
qui y était ambassadeur du roi Louis-Philippe. Il fut ensuite
ministre à Carlsruhe, à Washington et ambassadeur à Turin. Il
démissionna en 1848.
BAILLOT. Jeune officier, fils unique; tué à Paris dans l'émeute du 13
avril 1834 par un coup de pistolet, à bout portant, pendant qu'il
portait un ordre du maréchal Lobau.
BALBI (la comtesse DE), 1753-1839. Elle était fille du marquis de
Caumont-La Force et avait épousé un Génois, le comte de Balbi. Dame
d'honneur de la comtesse de Provence, elle fut honorée de l'amitié du
comte de Provence (plus tard Louis XVIII).
BARANTE (le baron DE), 1782-1866. Il fut successivement auditeur au
Conseil d'État, chargé de missions diplomatiques, préfet de la
Vendée, puis de Nantes, député, pair de France et ambassadeur à
Saint-Pétersbourg. Comme historien, il obtint les plus grands succès
et entra à l'Académie.
BARRINGTON (Charles). Jeune Anglais, de l'intimité de lord Holland
vers 1832.
BARROT (Odilon), 1781-1873. Homme politique français. Il commença sa
carrière dans le droit et prit une part active à la révolution de
1830. Sous le règne de Louis-Philippe, il fut le chef de la gauche
dynastique.
BARTHE (Félix), 1795-1863. Magistrat et homme d'État français.
Affilié aux _carbonari_, il fut un ennemi véhément de la
Restauration. Député en 1830, il fut ensuite ministre de
l'Instruction publique, garde des Sceaux, président de la Cour des
comptes. En 1834, il fut nommé pair. Dans le Cabinet Molé, il fut
ministre de la Justice. En 1852, il fut appelé au Sénat.
BARTHOLONY (François), 1796-1881. Riche financier genévois, un des
fondateurs de la Compagnie de chemins de fer d'Orléans; il prit une
part active à la création du Crédit foncier de France.
BASTARD D'ETANG (le comte), 1794-1844. Magistrat et homme politique
français. Conseiller à la Cour en 1810, il fut appelé en 1819 à la
Chambre des pairs. Il instruisit avec intégrité le procès de Louvel,
montra beaucoup d'indépendance politique, et après 1830 fut un
des membres chargés de l'instruction du procès des ministres de
Charles X.
BASSANO (Hughes-Bernard Maret, duc DE), 1763-1839. Commença par être
avocat, et en 1789, publia les bulletins de l'Assemblée nationale,
fondant ainsi le _Moniteur universel_. Bonaparte le nomma, après le
18 Brumaire, secrétaire général des consuls, puis ministre. Il
accompagna toujours l'empereur, fut nommé en 1811 duc de Bassano, et
ministre des Affaires étrangères. Nommé pair de France en 1831 par le
roi Louis-Philippe, il fut un instant ministre de l'Intérieur et
président du Conseil en 1834.
BASSANO (duchesse DE), Mme Maret, femme du duc de Bassano, fut dame
d'honneur des impératrices Joséphine et Marie-Louise.
BATHURST (Henry, comte), 1762-1834. Homme d'État anglais, un des plus
éminents du parti Tory. Il fut ministre des Affaires étrangères, de
la Guerre, du Commerce, des Colonies, président du Conseil formé par
le duc de Wellington dont il était l'ami intime, et se montra
l'ennemi acharné de Napoléon Ier qu'il fit reléguer à Sainte-Hélène.
BATTHYÁNY (la comtesse), 1798-1840. Elle était née baronne
d'Ahrenfeldt et avait épousé le feld-maréchal comte Bubna. Devenue
veuve en 1825, elle se remaria en 1828 avec le comte Gustave
Batthyány Strattman.
BAUDRAND (Marie-Étienne-François, comte DE), 1774-1848. Général
français, servit sous la République, dans les armées du Rhin et
d'Italie, prit part comme chef d'état-major à la bataille du Mont
Saint-Jean, devint pair de France sous Louis-Philippe, aide de camp
du duc d'Orléans au siège d'Anvers en 1832 et, en 1837, gouverneur
du comte de Paris.
BEAUHARNAIS (Eugène DE), 1781-1824. Fils du général de Beauharnais et
de Joséphine Tascher de la Pagerie, plus tard impératrice par son
second mariage avec Bonaparte, Eugène de Beauharnais prit une part
active aux guerres de l'empire; en 1805, il fut nommé vice-roi
d'Italie et en 1806 il épousa la princesse Auguste, fille du roi de
Bavière. Après la chute de Napoléon, il se retira en Bavière, avec
le titre de duc de Leuchtenberg.
BEAUHARNAIS (Hortense DE), 1783-1837. Fille de l'impératrice
Joséphine, elle épousa, en 1802, Louis Bonaparte, roi de Hollande,
et fut mère de Napoléon III. La Restauration lui donna une pension
et le titre de duchesse de Saint-Leu.
BEAUHARNAIS (Stéphanie DE), 1789-1860. Fille de Claude de
Beauharnais, chambellan de l'impératrice Marie-Louise, elle avait
épousé en 1806 le grand-duc Charles-Louis-Frédéric de Bade, dont
elle devint veuve en 1818.
BEAUVEAU (la maréchale, princesse DE), 1720-1807. Marie-Charlotte de
Rohan-Chabot avait d'abord épousé en 1749 J.-B. de Clermont
d'Amboise; devenue veuve, elle se remaria en 1764 avec le prince de
Beauveau.
BEAUVILLIERS (la duchesse DE), 1774-1824. Elle était la septième
fille du duc de Mortemart, et de son premier mariage avec Mlle
d'Harcourt. Elle épousa le duc François de Beauvilliers de
Saint-Aignan, pair de France.
BEDFORD (John, duc DE), 1766-1839. Il épousa d'abord une fille du
vicomte de Torrington, et en secondes noces, une fille du duc de
Gordon. Son troisième fils fut lord John Russell.
BEDFORD (la duchesse DE), morte en 1853. Fille d'Alexandre, duc de
Gordon, elle épousa en 1803 le duc de Bedford.
BEÏRA (la duchesse DE), 1793-1874. Marie-Thérèse, infante de
Portugal, devint veuve en 1813 de don Pedro-Charles, infant
d'Espagne, se remaria à l'infant don Carlos d'Espagne en 1828 et en
devint veuve en 1855.
BELFAST (lady), 1799-1860. Anne-Henriette, fille aînée de Richard,
comte de Glengall, épousa en 1822 le baron de Belfast.
BELGES (la reine des), Louise, princesse d'Orléans, 1812-1850.
Seconde femme du roi Léopold Ier de Belgique et fille de
Louis-Philippe, roi des Français.
BENKENDORFF (Alexandre, comte), 1784-1844, officier russe. Lors de la
rébellion de 1825, il se montra dévoué à l'empereur Nicolas, qui le
prit comme aide de camp, le fit comte et sénateur. Il était frère de
la princesse de Lieven.
BÉRANGER (Mme DE), morte en 1826. Mlle de Lannois épousa en 1793 le
duc de Châtillon-Montmorency. Devenue veuve, elle se remaria en 1806
avec le comte du Gua de Béranger.
BÉRANGER (Mlle Élisabeth DE), fille du second mariage de la duchesse
de Châtillon, elle épousa le comte Charles de Vogüé, frère du
marquis.
BERGAMI (Barthélemy). Postillon italien des écuries de la Reine
Caroline, épouse de George IV d'Angleterre; la reine l'éleva au rang
de chambellan, après qu'elle eut quitté l'Angleterre et se fut
réfugiée en Italie. Il était très beau. Il avait deux frères,
Balloti et Louis. La Princesse donna l'intendance de sa maison à
celui-ci et chargea l'autre de sa caisse; leur sœur, qui avait
épousé un comte Oldi, devint sa dame d'honneur.
BERGERON (Louis), né en 1811. Journaliste français. Après 1830, il se
jeta dans le mouvement républicain et fut accusé, en novembre 1832,
d'avoir tiré sur Louis-Philippe; il fut acquitté, mais en 1840,
ayant souffleté en plein Opéra M. de Girardin pour une question de
polémique, il fut condamné à trois ans de prison.
BERRY (le duc DE), 1778-1820. Second fils du comte d'Artois (Charles
X), il suivit sa famille dans l'émigration et revint en France en
1814. En 1816 il épousa la princesse Caroline de Naples. Il fut
assassiné à Paris, le 13 février 1820, par Louvel, qui voulait
éteindre en lui la race des Bourbons, mais il laissa un fils
posthume, le duc de Bordeaux.
BERRY (la duchesse DE), 1798-1870. La princesse Caroline, fille de
François Ier, roi des Deux-Siciles; elle épousa, en 1816, le duc de
Berry, second fils de Charles X, et fut la mère du duc de Bordeaux.
BERRYER (Antoine), 1790-1868. Avocat de premier ordre, orateur du
parti légitimiste, il fut plusieurs fois député et entra à
l'Académie en 1855. Il avait épousé, à vingt ans, Mlle Caroline
Gauthier. Ses dernières années se passèrent dans la retraite, dans
sa terre d'Augerville.
BÉRULLE (le cardinal Pierre DE), 1575-1629. Aussi distingué par son
caractère doux et conciliant que par sa fermeté religieuse et
l'étendue de son savoir, il seconda puissamment le cardinal du
Peyron dans ses controverses avec les protestants. Il établit en
France l'ordre des Carmélites et fonda la congrégation de
l'Oratoire.
BERTIN DE VEAUX. 1766-1842. Né à Essonnes; il fonda en 1799 le
_Journal des Débats_ avec son frère. Il fut conseiller d'État,
député et vice-président de la Chambre, ministre à La Haye et pair
de France.
BIGNON (Louis-Pierre-Édouard, baron),
1771-1841. Diplomate français, il fut secrétaire de légation en
Suisse, en Sardaigne, en Prusse; ministre à Cassel, à Carlsruhe;
administrateur en Pologne et en Autriche sous le premier empire; il
fut député en 1817 et pair de France en 1837.
BIRON (Armand-Louis, duc DE), 1747-1793. Connu sous le nom de Lauzun.
Il fit la guerre de l'Indépendance en Amérique. En 1792, il fut
nommé général en chef des armées du Rhin. Accusé de trahison par le
comité du Salut public et traduit devant le tribunal révolutionnaire
il fut condamné à mort et exécuté.
BIRON-COURLANDE (la princesse Antoinette DE), 1813-1881, épousa le
comte de Lazareff, colonel russe.
BJOERSTJERNA (Magnus-Frédéric-Ferdinand), 1779-1847. Après la
bataille d'Eckmühl, il fut envoyé en mission auprès de Napoléon Ier;
il fut, plus tard, ministre plénipotentiaire à Londres.
BLACAS (Pierre-Louis-Jean, duc DE), 1770-1839. Il s'attacha à la
personne de Louis XVIII pendant son exil, et, à la Restauration, il
fut nommé ministre de la maison du roi. En 1815, il entra à la
Chambre des pairs et fut envoyé à Naples pour négocier le mariage du
duc de Berry avec la princesse Caroline, et à Rome pour conclure un
concordat qui n'a jamais été appliqué.
BOIGNE (la comtesse DE), 1780-1866. Adèle d'Osmond épousa en 1798,
pendant l'émigration, le comte de Boigne, qui, après une vie
d'aventures, était revenu fort riche des Indes. De 1814 à 1859, le
salon de Mme de Boigne fut, à Paris, l'un des plus importants du
monde aristocratique, diplomatique et politique. Le duc Pasquier en
était le plus fidèle habitué.
BOISMILON (Jacques-Dominique DE), 1795-1871. Professeur français. Il
fut choisi comme secrétaire du duc d'Orléans; plus tard, il fut
attaché au comte de Paris et promu officier de la Légion d'honneur
en 1845.
BOISSY (Mlle Rouillé DE). Sœur du marquis de Boissy, pair de France,
elle avait épousé le comte Pierre d'Aubusson qui devint fou, et dont
elle devint veuve en 1842. Elle mourut elle-même en 1855.
BOLIVAR (Simon), 1783-1830. Le libérateur de l'Amérique. Il
affranchit le Venezuela et la Nouvelle-Grenade, qu'il unit, sous le
nom de Colombie, en une seule République.
BONAPARTE (le général), voir à $1er.
BONAPARTE (Jérôme), 1784-1860. Roi de Westphalie. Il était le plus
jeune frère de Napoléon Ier. Dans sa jeunesse, il avait épousé miss
Paterson dont l'Empereur le força à divorcer pour épouser la
princesse Catherine de Würtemberg.
BONAPARTE (Lucien), 1773-1840. Troisième frère de Napoléon Ier. Plein
de talents, mais d'un caractère indépendant, il essuya la disgrâce
de son frère et se retira à Rome où le pape Pie VII érigea en
principauté sa terre de Canino.
BONNIVARD (François DE), 1494-1571. Chroniqueur et homme politique.
Prieur de Saint-Victor dans le territoire de Genève. Il se ligua
avec les patriotes de cette ville contre Charles III, duc de Savoie,
qui en convoitait la possession. Le duc, devenu maître de Genève,
emprisonna Bonnivard à Chillon où il resta six ans. Lord Byron l'a
mis en scène dans son beau poème _le Prisonnier de Chillon_.
BORDEAUX (le duc DE), 1820-1883. Fils du duc de Berry et petit-fils
de Charles X. Il vécut dans l'exil avec sa famille à partir de 1830,
soit à Venise, soit à Frohsdorf en Styrie, où il portait le titre de
comte de Chambord. Il avait épousé une archiduchesse d'Autriche et
n'eut jamais d'enfant.
BOULE (André-Charles), 1642-1732. Ébéniste dont les ouvrages sont
très recherchés.
BOURQUENEY (baron, puis comte DE), 1800-1869. Attaché à la rédaction
du _Journal des Débats_, puis maître des requêtes au conseil
d'État, il entra ensuite dans la diplomatie, et fut secrétaire de
l'ambassade de Londres, puis en 1844 ambassadeur à Constantinople,
et en 1859 à Vienne. Il quitta bientôt après la carrière
diplomatique pour entrer au Sénat.
BRAGANCE (la duchesse DE), 1812-1873. Amélie-Auguste, fille d'Eugène
de Beauharnais, vice-roi d'Italie, et d'une princesse de Bavière,
fut la deuxième femme de l'empereur du Brésil dom Pedro Ier, dont
elle devint veuve en 1834.
BRENIER DE RENAUDIÈRE (le baron), 1807-1885. Il fut chargé en 1828
d'une mission en Grèce, et plus tard secrétaire d'ambassade à
Londres, Lisbonne et Bruxelles. En 1855, il était ministre à Naples.
BRESSON (Charles, comte), 1788-1847. Diplomate français, il fut chef
de division au ministère des affaires étrangères sous Napoléon Ier.
Nommé en 1833 premier secrétaire à Londres, il reçut en 1836 le
poste de ministre à Berlin où il rétablit les relations d'amitié
entre la France et la Prusse. En 1841, il devint ambassadeur à
Madrid, et, en 1847, à Naples où il se tua bientôt, dans un accès
de démence.
BRETONNEAU (Pierre, docteur), 1778-1862. Célèbre médecin français,
résidant à Tours, son pays d'origine, où il s'était établi,
indifférent à la renommée. Il fut une des gloires médicales de la
France et fit beaucoup de bien aux pauvres.
BROGLIE (le duc DE), Achille-Charles-Victor, 1785-1870. Membre de la
Chambre des pairs, il s'y honora en défendant le maréchal Ney, lors
de son procès. Attaché au parti doctrinaire, il fut plusieurs fois
ministre sous Louis-Philippe. Il fut membre de l'Académie française.
Il avait épousé la fille de Mme de Staël.
BROGLIE (la duchesse DE), 1797-1840. Albertine de Staël épousa en
1814 le duc Victor de Broglie. Mme de Broglie était belle, sérieuse,
pieuse et passait pour un peu sévère.
BROOKE (lord), né en 1818, il épousa en 1852 Anne, fille du comte de
Wemyss, et succéda en 1853 à son père comme lord Warwick.
BROUGHAM (Henry, lord), 1778-1868. Homme politique et écrivain
anglais, il collabora avec éclat à la _Revue d'Edimbourg_ et fut,
par de grands succès au barreau, conduit au Parlement en 1810. Il
fut l'avocat célèbre et heureux de la reine Caroline accusée
d'adultère. Il se distingua toujours par la défense des idées
libérales. Il devint pair et chancelier sous le ministère de lord
Grey, en 1830.
BROUGHAM (lady), morte en 1865. Marie-Anne, fille de sir Thomas Eden,
avait épousé d'abord lord Spalding. Devenue veuve, elle épousa lord
Brougham en 1819. Une seule fille naquit de ce mariage, elle se
nommait Éléonore, et mourut à dix-sept ans d'une maladie de poitrine.
Ce fut dans l'espoir de la ramener à la vie que lord Brougham
construisit, dans le beau climat de Cannes, une maison qui fut le
commencement de la prospérité de cet endroit.
BÜLOW (Henri, baron DE), 1790-1846. Diplomate prussien. En 1827, il
fut nommé ministre en Angleterre et prit part aux conférences de
Londres en 1831. Plus tard, il fut chargé du portefeuille des
Affaires étrangères en Prusse. Il avait épousé la fille de Guillaume
de Humboldt.
BURGHERSH (John, lord), 1811-1859. Après la mort de son père, comte
de Westmorland. Ancien aide de camp du duc de Wellington, il passa
dans la diplomatie, fut ministre à Florence, à Berlin, à Vienne.
Grand musicien, il a composé plusieurs opéras.
BUTERA (le prince DE), mort en 1841. Anglais, du nom de Wilding, qui
avait épousé la princesse de Butera, d'une grande famille de Palerme.
Par un décret du roi des Deux-Siciles, il fut autorisé en 1822 à
ajouter ce titre à son nom. En 1835, un autre décret lui accorda, en
toute propriété, le titre de prince de Radoli qu'il porta jusqu'à sa
mort. Il ne laissa point d'enfant.
BYRON (George-Gordon, lord), 1788-1824. Célèbre poète anglais. Au
moment de l'insurrection hellénique, il se rendit en Grèce et mourut
à Missolonghi.
C
CALOMARDE (François-Thadé), 1775-1842. Homme d'État espagnol qui
fut l'âme de la politique de son pays après le rétablissement de
Ferdinand VII. Il fit partie, en 1824, du ministère de grâce et de
justice, où il sut se conserver une influence prépondérante sur les
déterminations du roi. Il devint l'âme du parti rétrograde, prit
part au décret par lequel Ferdinand VII abolissait la loi salique en
Espagne, et fit punir sévèrement les tentatives carlistes. Mais lors
de la grave maladie du Roi en 1832, où on le crut mort, Calomarde
fut le premier à saluer don Carlos du titre de Roi, et la reine
Christine devenue régente l'exila dans ses terres. Il allait y être
arrêté lorsqu'il s'enfuit en France où il vécut dans la retraite
jusqu'à sa mort.