landgrave Frédéric de Hesse-Cassel, et épousa en 1818 le duc
Adolphe-Frédéric de Cambridge, septième fils du roi George III
d'Angleterre. Elle devint veuve en 1857.
CAMPAN (Mme), 1752-1822. Jeanne Genest, devint à quinze ans lectrice
de Mesdames, filles de Louis XV. Elle épousa M. Campan et devint
première femme de chambre de Marie-Antoinette. Pendant la
Révolution, retirée dans la vallée de Chevreuse, elle y fonda un
pensionnat où Mme de Beauharnais fit entrer sa fille. Napoléon Ier
nomma, plus tard, Mme Campan surintendante de la maison qu'il fonda
à Ecouen pour l'éducation des filles de la Légion d'honneur.
CANINO (Charles-Jules-Laurent, prince DE), et de Musignano,
1803-1857. Fils de Lucien Bonaparte, il épousa une fille de Joseph
Bonaparte. Président de l'Assemblée constituante romaine en 1848,
naturaliste distingué, correspondant de l'Institut de France.
CANIZZARO (la duchesse DE). Elle était Anglaise, et avait épousé
François de Plantamone, duc de Canizzaro, qui fut pendant plusieurs
années ministre des Deux-Siciles accrédité à la cour d'Angleterre.
CANNING (George), 1770-1827. Homme d'État anglais. Il laissa le
barreau et se fit nommer à la Chambre des communes en 1793, y
soutint Pitt qui le fit nommer sous-secrétaire d'État. Plus tard,
il fut dans l'opposition; puis fut ambassadeur à Lisbonne. Il
voyagea sur le Continent et ses liaisons avec les libéraux de Paris
changèrent ses principes. En 1822, il fut appelé au ministère des
Affaires étrangères et s'employa, depuis lors, à des réformes
libérales. Il fit des efforts généreux en faveur des catholiques.
CANNING (Charles-John, comte), 1812-1862. Homme d'État anglais, fils
de G. Canning. Il entra en 1836 à la Chambre des communes du côté de
l'opposition dirigée par sir Robert Peel. A la mort de son père, il
entra à la Chambre des lords et fut sous-secrétaire d'État aux
Affaires étrangères; en 1846, il fut nommé directeur général des
Eaux et Forêts; en 1852, directeur général des Postes, puis
gouverneur des Indes, où il eut à lutter pendant deux ans contre
l'insurrection.
CANNING (lady), 1817-1861. Fille aînée de lord Stuart de Rothesay,
elle épousa lord Canning en 1835 et mourut sans laisser d'enfants.
CANOVA (Antoine), 1757-1822. Célèbre sculpteur italien.
CAPO D'ISTRIA (Jean-Antoine, comte), 1776-1831. Né à Corfou, il fit
son éducation en Italie et entra au service russe. L'empereur
Alexandre Ier l'employa à plusieurs missions en Allemagne, en
Turquie, en Suisse; il fut plénipotentiaire au deuxième traité de
Paris en 1815. Plus tard, retiré en Suisse, il prêta son appui aux
Grecs révoltés. Il fut assassiné par les fils du Bey des Mainotes.
CARLISLE (Georges-William, vicomte Morpeth, lord), 1802-1864.
Petit-fils, par sa mère, de la belle duchesse de Devonshire; il
remplit avec distinction les fonctions de lord-lieutenant d'Irlande,
sous le ministère libéral de lord John Russell.
CARLOTTA (l'infante), 1804-1844. Fille du roi des Deux-Siciles, sœur
de la reine Marie-Christine d'Espagne et épouse de don Francesco de
Paulo, infant d'Espagne.
CAROLINE (la reine), 1781-1821. Fille du duc de Brunswick, elle
épousa en 1795 le prince de Galles qui fut régent en 1810 et devint
roi d'Angleterre en 1820 sous le nom de George IV. Son mari l'accusa
publiquement d'adultère dans un procès célèbre. L'enquête ne
constata que des inconséquences chez cette Princesse.
CARRACHE (Annibal), 1560-1609. Considéré comme le plus grand des
peintres de sa famille, où ils étaient, presque tous, des artistes
distingués.
CARREL (Armand), 1800-1836. Célèbre publiciste français. Ancien élève
de Saint-Cyr, il prit une part active aux conspirations
semi-libérales, semi-bonapartistes sous la Restauration, et, au
moment de la révolution espagnole, alla secrètement soutenir les
constitutionnels. Il quitta l'épée pour la plume, devint rédacteur
en chef du _National_, journal fondé par MM. Thiers et Mignet dans
le but de hâter la chute des Bourbons et de préparer l'avènement de
la maison d'Orléans. Ce ne fut qu'en 1832 que le _National_ arbora
le drapeau républicain. Carrel se battit en duel avec M. de Girardin
et mourut quarante-huit heures après, des suites de ses blessures.
CASTELLANE (André, marquis DE), 1758-1837. Député de la noblesse en
1789, il s'unit au Tiers-État et fut secrétaire de l'Assemblée
constituante. Jeté en prison pendant la Terreur il n'échappa à la
mort que par la chute de Robespierre. En 1802, il fut nommé préfet
des Basses-Pyrénées, et, ensuite, maître des requêtes au conseil
d'État. Louis XVIII le nomma pair de France en 1815 et
lieutenant-général l'année suivante. Il fut le père du maréchal de
Castellane.
CASTELLANE (comtesse DE), 1796-1847. Cordelia Greffulhe, épousa en
1813 le comte de Castellane, plus tard maréchal de France.
CASTLEREAGH (Robert Stewart, marquis de Londonderry, vicomte),
1769-1822. Entra de bonne heure à la Chambre des communes où il
soutint la politique de Pitt. Ennemi acharné de la Révolution
française, âme des coalitions contre Napoléon Ier, il fournit des
subsides aux puissances pendant qu'il était ministre de la guerre.
Lors du congrès de Vienne, en 1815, il sacrifia la Pologne, la
Belgique, la Saxe et Gênes; sa conduite fut vivement attaquée au
Parlement. Dans un accès de démence, il mit fin à ses jours.
CASTRIES (Armand-Charles-Augustin de la Croix, duc DE), 1756-1842.
Député aux États généraux, il avait fait comme colonel la guerre de
l'Indépendance en Amérique. Il défendit énergiquement les
prérogatives de la royauté et blessa au bras Charles de Lameth dans
un duel né d'une discussion politique, ce qui l'obligea à passer en
Allemagne. En 1814, il fut nommé pair de France, général de
division. Plus tard, il se rallia à la monarchie de Juillet.
CATHERINE D'ARAGON, 1483-1536. Fille de Ferdinand d'Aragon et
d'Isabelle de Castille, elle épousa successivement Henri VII et
Henri VIII d'Angleterre. Ce dernier la répudia pour épouser Anne
de Boleyn, et ce divorce fut l'origine du schisme en Angleterre.
CATHERINE DE MÉDICIS, 1519-1589. Reine de France. Fille de Laurent II
de Médicis, elle épousa Henri II, roi de France, et fut régente
pendant la minorité de son second fils Charles IX. Catherine avait
apporté d'Italie le goût des arts, elle construisit le palais des
Tuileries et continua le Louvre.
CATHERINE PAULOWNA (la grande-duchesse), 1788-1819. Fille de
l'empereur Paul Ier de Russie, elle épousa d'abord le prince Pierre
de Holstein, puis Guillaume Ier, roi de Würtemberg, dont elle eut
une fille.
CAULAINCOURT (la comtesse DE), morte en 1835. Blanche d'Aubusson,
épousa en 1812 Auguste-Jean-Gabriel de Caulaincourt, qui fut tué à
la bataille de la Moskova, et qui était frère du duc de Vicence.
CELLES (Antoine-Charles, comte de Visher DE), 1769-1841, d'une
famille illustre du Brabant, il fut élu député aux États-généraux
de cette province. Napoléon Ier le nomma maître des requêtes au
conseil d'État et préfet de la Loire-Inférieure, puis du Zuyderzée.
Après 1814, devenu sujet du roi des Pays-Bas, il fut élu pendant
quelque temps aux États provinciaux. Le roi Léopold l'ayant envoyé
comme ministre plénipotentiaire en France, M. de Celles se fit
naturaliser, et devint conseiller d'État en France en 1833. Il était
le beau-frère du maréchal Gérard.
CHABANNES LA PALICE (le comte Alfred DE), 1799-1868. Il fut d'abord
garde du corps de Louis XVIII, puis chef d'escadron et colonel après
le siège d'Anvers. Il devint général de brigade et aide de camp du
roi Louis-Philippe en 1840. Il quitta le service en 1848 et suivit
la famille royale en exil.
CHABANNES (Louisa DE), 1791-1869. Religieuse carmélite; elle fut
supérieure du couvent de Paris pendant plusieurs années, puis de
celui de Bruxelles où elle mourut.
CHALAIS (la princesse DE), Marie-Françoise de Rochechouart-Mortemart,
épousa en premières noces le marquis de Cany dont elle eut une fille
qui fut la grand'mère du prince de Talleyrand. Elle épousa, en
secondes noces, Louis-Charles de Talleyrand, prince de Chalais, qui
mourut en 1757. Elle était dame du palais de la Reine.
CHALAIS (la princesse DE), morte en 1834. Élolie-Pauline Beauvilliers
de Saint-Aignan, épousa en 1832 Hélie-Roger de Talleyrand-Périgord,
prince de Chalais, titre que porte le fils aîné du chef de cette
maison.
CHANTELAUZE (Victor DE), 1787-1859. Député et dernier garde des
Sceaux de Charles X, il avait rédigé les fameuses ordonnances qui
amenèrent la révolution de Juillet; il fut arrêté et condamné à la
prison perpétuelle. L'amnistie de 1837 le rendit à la liberté.
CHARLEMAGNE, 742-814. Roi des Francs, chef de la dynastie des
Carolingiens; il succéda à son père Pépin le Bref en 768; en 800 le
pape Léon III le couronna empereur d'Occident.
CHARLES Ier. Roi d'Angleterre, 1600-1649. Fils de Jacques Ier, il
épousa Henriette de France, fille du Roi Henri IV et sœur de Louis
XIII. Victime de la Révolution de 1648, il fut condamné à mort et
mourut sur l'échafaud.
CHARLES IX. Roi de France, 1550-1574. Deuxième fils de Henri II et de
Catherine de Médicis. Sous son règne, le royaume fut déchiré par les
guerres de religion.
CHARLES X. Roi de France, 1757-1836. Frère de Louis XVI et de Louis
XVIII à qui il succéda en 1824, il porta le titre de comte d'Artois
jusqu'à son avènement; il mourut à Goritz en exil.
CHARLES-JEAN. Roi de Suède, 1764-1844. Général Bernadotte, prince de
Ponte-Corvo, maréchal de France, il épousa Mlle Clary, sœur de la
femme de Joseph Bonaparte. Après la mort de Charles XIII de Suède
qui l'avait adopté, il devint en 1818 roi de Suède et de Norvège.
CHARLOTTE DE PRUSSE (la princesse), 1798-1860. Fille du roi
Frédéric-Guillaume III, elle épousa en 1817 le grand-duc Nicolas de
Russie qui succéda sur le trône à son frère Alexandre Ier.
CHATEAUBRIAND (François-René, vicomte DE), 1768-1848. Un des plus
illustres écrivains français du dix-neuvième siècle. Il eut des
relations avec beaucoup de femmes connues par leur talent, leur
grâce ou leur beauté. Sous la Restauration, il fut pendant quelques
années dans la diplomatie, et, comme ministre des Affaires
étrangères, il prit une grande part à la guerre d'Espagne en 1822.
CHÂTILLON-MONTMORENCY (duc DE), mari de Mlle de Lannois. Il périt
noyé dans le naufrage de la frégate _la Blanche_ à l'entrée de
l'Elbe.
CHODRON (Jules), 1804-1870. Fils du notaire du prince de Talleyrand,
qui obtint pour lui, du roi Louis-Philippe, le nom de Courcel, il
entra dans la diplomatie, où il sut se faire une position aussi
honorable que distinguée. Son fils fut pendant plusieurs années
ambassadeur à Berlin et à Londres.
CHOISEUL-STAINVILLE (Étienne-François, duc DE), 1719-1785. Homme
d'État français, ambassadeur, puis ministre, de 1758 à 1770, sous
Louis XV, il fit conclure _le Pacte de famille_. Une intrigue de
cour le renversa parce qu'il ne voulait pas plier devant la Dubarry.
Relégué dans sa terre de Chanteloup, il y reçut, malgré le roi, le
témoignage de l'estime publique. Il avait épousé Mlle Crozat du
Châtel, qui paya les dettes que la générosité de son mari lui avait
fait contracter, et passa les dernières années de sa vie, après son
veuvage, dans un pauvre couvent de Paris.
CLANRICARDE (marquis DE), 1802-1874. Homme politique anglais. Il
épousa en 1825 la fille de Canning et fut appelé, l'année suivante,
à siéger à la Chambre des lords. Il fut sous-secrétaire aux Affaires
étrangères en 1826, ambassadeur en Russie de 1838 à 1841, directeur
général des postes de 1846 à 1852 et lord du Sceau privé en 1857.
CLANRICARDE (lady), morte en 1876. Henriette, fille unique de G.
Canning, épouse de lord Clanricarde.
CLARENCE (duchesse DE), 1792-1849. Voir à ADÉLAÏDE (la reine).
CLARENDON (Edouard-Hyde, comte), 1608-1674. Magistrat et historien
anglais. Lors de la guerre civile, sous Charles Ier, il prit le
parti du roi Charles II qui le nomma grand chancelier. Il se retira
en France et mourut à Rouen.
CLARENDON (lord), 1800-1870. Ministre d'Angleterre à Madrid en 1833,
plus tard ministre du Commerce et lord-lieutenant d'Irlande. En
1853, il devint ministre des Affaires étrangères, représenta
l'Angleterre au Congrès de Paris en 1856, puis fut ambassadeur en
Italie en 1868.
COBBETT (William), 1766-1835. Démagogue anglais. Il passa plusieurs
années aux États-Unis; à son retour en Angleterre en 1804, il y
rédigea un journal radical qui fut souvent poursuivi. Élu en 1832 à
la Chambre des communes, il y appuya chaudement la réforme
parlementaire.
COBOURG (le prince Ferdinand DE), 1816-1888. Ce prince fut le
deuxième mari de la reine de Portugal, doña Maria da Gloria, qu'il
épousa en 1836. Il reçut le titre de Roi en 1837. Veuf en 1853, il
fut régent pendant la minorité de son fils. En 1869, il contracta un
mariage morganatique avec Mlle Hensler, qui fut faite comtesse Elice
d'Edla. Il était frère du roi Léopold de Belgique et de la duchesse
de Kent.
COLMAGHI. Marchand de tableaux et de gravures à Londres. L'origine de
cette maison, qui existe encore, remonte à 1750, lorsque Paul
Colmaghi, Italien venu de Paris à Londres, y ouvrit une boutique en
association avec M. Nolteno. Le roi George IV en fut un constant
protecteur.
CONROY (sir John), 1786-1854. Officier anglais; il fut chevalier
d'honneur de la duchesse de Kent. A son avènement, la reine Victoria
le fit baron. Il avait épousé en 1808 la fille et héritière du major
Fisher, frère de l'évêque de Salisbury.
CONYNGHAM (William, lord), 1765-1854. Avocat irlandais, membre de la
Chambre des communes, il appartenait au groupe libéral de Burke;
vers la fin de sa vie il pencha vers les tories. Il fut élevé à la
Pairie.
CONYNGHAM (Henri, baron), 1766-1832. Il épousa la fille aînée de
Joseph Denison.
CONYNGHAM (lady). Morte en 1861. Élisabeth, fille de J. Denison,
banquier à Londres, épousa en 1794 le baron Henri Conyngham, qui fut
créé marquis en 1816. Amie intime du prince régent d'Angleterre,
plus tard le roi George IV, elle sut profiter de son pouvoir sur
lui.
CONYNGHAM (François-Nathaniel, marquis DE), 1797-1882. Il portait, du
vivant de son père, le nom de Mount-Charles. Il se signala dans les
affaires publiques par ses idées libérales, fut sous-secrétaire
d'État aux Affaires étrangères, lord de la Trésorerie, directeur des
Postes en 1834, membre du Conseil privé en 1835 et vice-amiral de
l'Ulster en 1849.
CORINNE, femme poète de la Grèce, cinquième siècle avant
Jésus-Christ.
COUSIN (Victor), 1792-1867. Philosophe et écrivain français, pair de
France, directeur de l'École normale et membre de l'Académie
française. Il fut un instant ministre de l'Instruction publique sous
M. Thiers en 1840.
COWLEY (lady), 1796-1860. Georgiana-Auguste, fille aînée du marquis
de Salisbury, épousa en 1816 l'Honorable Henry Wellesley, créé en
1828 baron Cowley.
COWPER (lady), sœur de W. Lamb, lord Melbourne. Elle épousa en
deuxièmes noces, en 1840, lord Palmerston, à l'âge de 50 ans.
CRANMER (Thomas), 1489-1556. Archevêque de Canterbury, promoteur de
la Réforme en Angleterre. Il prononça lui-même le divorce que le
Pape avait refusé à Henri VIII contre Catherine d'Aragon. A
l'avènement de la reine Marie Tudor, il fut arrêté comme hérétique
et mourut sur le bûcher.
CROMWELL (Olivier), 1599-1658. Protecteur de la République
d'Angleterre en 1652, il amena la ruine du parti royaliste et les
infortunes du roi Charles Ier, qu'il fit condamner à mort.
CUMBERLAND (Ernest-Auguste, duc DE), 1771-1851. Le dernier des fils
de George III d'Angleterre. En 1837, il monta sur le trône de
Hanovre.
CUMBERLAND (duchesse DE), 1778-1841. Frédérique, princesse de
Mecklembourg-Strélitz, sœur cadette de la reine Louise de Prusse;
elle épousa, en 1793, le prince Louis de Prusse, frère du roi
Frédéric-Guillaume III. Devenue veuve, elle épousa en deuxièmes
noces le prince Frédéric-Guillaume de Solms-Braunfels, et enfin en
troisièmes noces le duc de Cumberland, qui fut appelé au trône de
Hanovre en 1837. Elle fut la mère du roi Georges V de Hanovre.
CUVIER (Georges), 1769-1838. Célèbre naturaliste, membre de
l'Académie française. Il fut conseiller d'État en 1814 et pair de
France en 1831.
CZARTORYSKI (le prince Adam), 1770-1861. Fils d'Adam-Casimir
Czartoryski, qui, à la mort d'Auguste III, roi de Pologne, fut porté
candidat au trône, mais que Catherine II en fit écarter au profit de
Stanislas Poniatowski. Envoyé comme otage à Saint-Pétersbourg après
le partage de la Pologne, il y jouit d'une grande faveur auprès de
l'empereur Alexandre Ier, devint ministre des Affaires étrangères de
1801 à 1805, et en 1815 fut sénateur-palatin de Pologne, et curateur
de l'Université de Vilna. Il se retira des affaires en 1821, et,
après 1830, s'établit à Paris. En 1817, il avait épousé la princesse
Anna Sapieha.
D
DACRE (lord), 1774-1851. Thomas Brand. Il épousa, en 1819, Barbe,
fille de sir C. Ogle.
DALBERG (le duc DE), 1773-1833. Fils du Primat et archichancelier
de ce nom; il fut membre du Conseil provisoire à Paris après la
chute de Napoléon et plénipotentiaire au congrès de Vienne.
DAUPHIN DE FRANCE. Louis, fils de Louis XV, 1729-1765. Il épousa
d'abord l'infante Marie d'Espagne qui mourut bientôt. De son second
mariage avec la princesse Josépha, fille de l'électeur de Saxe, roi
de Pologne, il eut plusieurs enfants. Il ne régna pas, mais fut le
père des rois Louis XVI, Louis XVIII, Charles X. Modèle de toutes
les vertus, il vécut comme un saint.
DAURE (M.). Répétiteur au collège Henri IV, à Paris; il écrivait
dans le _Constitutionnel_.
DAVOUT (Napoléon-Louis), 1810-1853. Fils du Maréchal. Il fit partie
de l'état-major du général Gérard, au siège d'Anvers. Il entra à la
Chambre des Pairs en 1836. Il portait le titre de prince d'Eckmühl.
DAWSON-DAMER (George-Lionel), né en 1788, colonel dans l'armée
anglaise.
DAWSON-DAMER (Mrs), morte en 1848. Nièce et enfant adoptive de Mrs
Fitzherbert.
DECAZES (Élie, duc), 1780-1846. Il fut d'abord avocat, puis attaché
au service du roi Louis de Hollande. Il fut fait ensuite ministre
et pair de France par Louis XVIII. En 1820, il dut quitter le
ministère, les royalistes exaltés ne craignant pas de lui imputer
l'assassinat du duc de Berry; créé duc, il fut envoyé comme
ambassadeur en Angleterre. Après 1830, il se rallia à
Louis-Philippe et fut nommé grand référendaire de la cour des
Pairs.
DECAZES (la duchesse). Fille du comte de Saint-Aulaire et de Mlle
de Soycourt, petite-fille, par sa mère, du dernier prince de
Nassau-Sarbrück et petite-nièce de la duchesse de
Brunswick-Bevern, qui obtint de Frédéric VI, roi de Danemark, la
transmission du duché de Glucksbourg en faveur du duc et de la
duchesse Decazes, à leur mariage en 1818. Elle fut la deuxième
femme du duc Decazes.
DEDEL (Salomon), 1775-1846. Diplomate danois; il fut ambassadeur
en Suède, en Espagne, en Angleterre. Il mourut à Londres.
DEMION (M.). Homme d'affaires de la famille Montmorency, du prince de
Talleyrand et des James Rothschild. Il administra pendant plusieurs
années les terres de Valençay.
DENISON (Albert), 1805-1860. Second fils du marquis de Conyngham. Par
sa mère, il hérita des grandes propriétés de son oncle Denison et
prit alors ce nom. Il fut créé baron de Londesborough en 1850.
DESAGES (Émile), 1793-1850. Fils d'un employé supérieur au ministère
des Affaires étrangères, il entra dans les bureaux de ce ministère
dès l'âge de seize ans. En 1820, il fut nommé secrétaire à
l'ambassade de Constantinople. En 1830, le général Sébastiani,
ministre des Affaires étrangères, l'appela à la tête de la direction
politique de ce département. Il se retira, après 1848, à Menesele,
dans la Charente.
DEVONSHIRE (William, duc DE), 1768-1835. De la maison de Courthenay.
Le titre s'étant éteint dans la ligne aînée, le duc parvint à le
reprendre, après avoir établi devant la Chambre des lords en 1831
que, par ses lettres patentes de 1553, la reine Marie avait stipulé
que le titre, à défaut de ligne directe, passerait aux héritiers de
la ligne collatérale.
DEVONSHIRE (la marquise DE). Morte en 1806. Fille de lord Spencer,
elle avait épousé en 1774 le marquis de Devonshire.
DIANE DE POITIERS, 1499-1586. Fille aînée de Jean de Poitiers,
seigneur de Saint-Vallier, Diane épousa à treize ans Louis de Brézé.
Elle fut la favorite du roi Henri II, qui la fit duchesse de
Valentinois et lui donna le château d'Anet, un des plus beaux
ouvrages de cette époque.
DIDOT (Firmin), 1764-1836. Il se distingua de bonne heure par les
progrès qu'il fit faire à la typographie, déjà illustrée par son
père et son frère aîné. Il fut élu député en 1827. Décoré de la
Légion d'honneur, il fut nommé par le roi Louis-Philippe imprimeur
du roi et de l'Institut de France.
DINO (duchesse DE), 1793-1862. Titre que porta la comtesse Edmond de
Périgord depuis 1815. Il avait été décerné par le roi de Naples au
prince de Talleyrand qui avait si heureusement défendu ses intérêts
au Congrès de Vienne, et M. de Talleyrand l'offrit galamment à sa
nièce.
DOLOMIEU (la marquise DE), 1779-1849. Dame d'honneur de la reine
Marie-Amélie, à qui elle était très dévouée. Mme de Dolomieu était
la sœur de Mme de Montjoye, dame de Madame Adélaïde.
DOM MIGUEL, 1802-1866. Il fut régent du royaume de Portugal, pendant
la minorité de sa nièce, la reine doña Maria da Gloria; il en
profita pour s'emparer du trône et se faire déclarer Roi en 1828.
Dom Pedro Ier revint alors du Brésil, et après une lutte assez vive
il parvint à reconquérir la couronne pour sa fille, et il força dom
Miguel à quitter le Portugal.
DON ANTONIO (l'infant), 1755-1817. Un des infants espagnols internés
à Valençay par Napoléon Ier. En revenant de sa captivité, il fut
nommé grand-amiral de Castille.
DON CARLOS de Bourbon, 1788-1855. Second fils de Charles II et frère
de Ferdinand VII, roi d'Espagne, il fut détenu avec son frère à
Valençay. Ferdinand VII ayant terminé son règne en 1833 en
abolissant la loi d'hérédité et en léguant sa couronne à sa fille
Isabelle, don Carlos protesta, fut exilé, rentra en Espagne en 1834
et commença la guerre civile. Vaincu en 1839, il se réfugia en
France, puis en 1847 à Trieste où il mourut.
DON FRANCESCO, 1794-1865. Infant d'Espagne; il épousa en 1819 la
princesse Carlotta, fille du roi des Deux-Siciles et sœur de la
reine Christine.
DONNADIEU (Gabriel), 1777-1849. Général français. Il embrassa avec
ardeur les principes de la Révolution, s'enrôla et fut attaché
longtemps au corps d'armée de Moreau. Soupçonné d'intrigues sous le
Consulat et l'Empire, il passa à plusieurs reprises de la grâce à la
disgrâce. Il se rallia à Louis XVIII qui lui conféra le grade de
lieutenant-général.
DORSET (le duc DE), 1795-1815. Il se tua en tombant de cheval, et ne
laissa pas d'enfants. Il était le frère de lady Plymouth. Le titre
de duc de Dorset a été donné à la famille Sackfield par la reine
Élisabeth d'Angleterre.
DORSET (Charles, vicomte de Sackfield, duc DE), 1767-1843; oncle du
précédent et héritier de son titre. Il ne se maria jamais.--Il était
très lié avec le roi Guillaume IV d'Angleterre.
DOSNE (Mme), Mlle Sophie-Eurydice Matheron, épousa en 1816 M. Dosne,
agent de change. Elle était née en 1788. Ses parents tenaient un
magasin de mercerie en gros dans le faubourg Montmartre.
DOUGLAS (le marquis DE), 1811-1863. Plus tard duc de Hamilton. En
1843, il épousa la princesse Marie de Bade. Il mourut à Paris des
suites d'un accident.
DROUET D'ERLON, 1765-1844. Maréchal de France; il s'était enrôlé sous
la République et avait fait les campagnes de l'Empire. Il fut un des
plus empressés à reconnaître Napoléon Ier à son retour de l'île
d'Elbe, et commanda le premier corps d'armée pendant les Cent-Jours.
Il combattit à Waterloo. Condamné par contumace, il trouva un asile
en Prusse et ne reprit de service en France qu'en 1830. Il fut nommé
gouverneur d'Algérie en 1834.
DUCHATEL (Charles Tanneguy, comte), 1803-1867. Homme politique
français. Il fut successivement conseiller d'État, député, ministre.
Il fut membre de l'Académie des sciences morales et politiques.