Le fermier parut hésiter

«Non, non! s'écria Mathilde. Mon père! avez-vous pensé que je pourrais

vous quitter un moment?... Adieu Madeleine... Je ne vous en veux pas.»

Et elle tendit sa main à la fermière, qui se tenait appuyée contre le

mur, les mains croisées sur sa poitrine. Madeleine prit sa main et la

baisa en pleurant... puis les deux fugitifs se trouvèrent encore une

fois seuls sur la route.

Toutefois, par un singulier contraste, cette dernière scène avait rendu

au vieux baron toute son énergie. Ce coup, loin de l'abattre, l'avait

relevé; et il s'achemina d'un pas beaucoup plus ferme vers la taverne du

père Lartier, espèce d'auberge ouverte à tout venant, sur le bord de la

route.

«Dans la foule, dit-il, on ne fera peut-être pas attention à nous, et

nous pourrons faire marche pour une voiture.»

Il y avait, en effet, beaucoup de monde dans la salle; on y parlait très

haut, et les deux fugitifs s'y glissèrent sans qu'on prît la peine de

les regarder. Le baron demanda un pot de cidre et s'assit à une table

isolée avec Mathilde. Au milieu de la salle, quatre ou cinq individus,

armés de mauvais sabres et de pistolets rouillés, discouraient des

événements de la journée, et se vantaient d'avoir pris part à la

dévastation du château de Larcy.

«Par le sang Dieu! disait l'un, si j'avais attrapé le vieil aristocrate,

je ne l'aurais pas laissé partir, moi, car je le connais bien.

--Sortons! dit Mathilde bas à son père.

--Où irions-nous? dit le baron. Que la volonté de Dieu soit faite!

--Tâchons de nous procurer au moins cette voiture sur-le-champ. Je vais

parler à l'aubergiste. De la part d'une femme, la demande d'un chariot

paraîtra toute naturelle.»

Mathilde se leva et alla trouver le père Lartier.

«Une charrette couverte, ma petite mère? dit-il. Ohé! Rousseau!

cria-t-il en s'adressant à l'orateur de la bande, veux-tu louer ton

chariot pour un voyage de Rennes, aller et retour?

--Ce ne serait pas de refus, dit Rousseau; mais cela dépend du prix,

quoi!

--Eh bien, tenez, ma petite mère, continua l'aubergiste, voilà votre

homme. Faites, votre affaire avec lui si vous pouvez.»

Mathilde s'approcha, non sans quelque répugnance, de cet individu,

véritable figure de bandit qui lui inspirait une terreur profonde.

Rousseau sembla s'en apercevoir, et, tout en l'examinant avec attention,

se mit à débattre avec elle le prix de sa voiture.

«Mais après tout, citoyenne, il faut voir d'abord si elle vous convient,

dit-il enfin. Venez avec moi sous la remise, et je vais vous la montrée.

--Comment, sacrebleu! dit l'un des voisins, tu vas louer notre chariot,

Rousseau, et pour aller à Rennes? Ne sais-tu pas qu'il nous le faut pour

partir demain à midi?»

Tous les autres, avertis alors de ce qu'il s'agissait, firent chorus et

se levèrent à la fuis.

«Mais si on le paie bien! cria Rousseau. Venez avec nous, parbleu! et

nous conclurons tous ensemble le marché.» Mathilde était trop avancée

pour reculer sans danger. Réunissant tout son courage, elle sortit au

milieu de ces hommes à demi gris, et se dirigea vers la remise, espère

de hangar adossé contre le mur de la cour.

A ce moment, un grand et bel homme, revêtu d'un uniforme de capitaine

républicain, parut sur le seuil de l'auberge. Il s'arrêta un moment et

jeta un coup d'oeil rapide tout autour de la salle, que le départ des

chenapans qui l'encombraient un moment auparavant laissait presque vide;

puis il entra, et on fit lentement le tour, examinant avec attention

toutes les personnes qui s'y trouvaient. Cet examen effraya

singulièrement le baron de Larcy, qui, à chaque fois que le capitaine

s'arrêta devant lui, ne put s'empêcher de tressaillir et de tourner la

tête.

«Que voulez-vous, capitaine? dit l'aubergiste.

--Un pot de cidre et deux verres sur cette table, dit l'officier.

Parbleu! père Robineau! ajouta-t-il en frappant rudement sur l'épaule du

baron, ne me reconnaissez-vous pas? Il y a une heure que je vous

cherche.»

Le baron leva la tête, stupéfait... et poussa un cri étouffé: c'était

Nathaniel de Keraudran.

«Ah! ah! dit Nathaniel en posant sa main sur la sienne et en la serrant

fortement, il paraît que vous ne vous attendiez pas à me voir. Mais nous

allons boire un coup avant de partir... Où est votre fille?

--Elle est en marché pour louer un chariot, répondit le baron d'une voix

altérée par l'émotion.

--C'est inutile maintenant, répliqua Keraudran avec le même sang-froid.

J'ai ma voiture, et vous monterez derrière, père Robineau. Ah ça, que

fait donc votre fille?...

--Elle est dans la remise à voir la voiture, dit Lartier, qui apportait

le cidre.

--Je vais la chercher, reprit Keraudran. Buvez un coup en m'attendant,

père Robineau, c'est moi qui paie.»

Et il sortit vivement, se dirigeant vers la remise indiquée. En

approchant, il entendit des voix animées, des plainte» étouffées...

«Après tout, disait Rousseau, pour une petite aristocrate, tu fais bien

la mijaurée!... Aimes-tu mieux que nous te fassions couper la tête?

Choisis vite. Parbleu! tu n'en mourras pas de cette fois...»

Ces hideuses paroles eurent à peine frappé les oreilles de Keraudran,

qu'il s'élança vers la porte pour l'ouvrir... Elle était barricadée...

Sans perdre un temps précieux pour chercher à l'enfoncer, il courut à

l'étroite ouverture qui servait de fenêtre, la franchit rapidement et

sauta dans la remise.

Cette soudaine apparition déconcerta les bandits. Ils reculèrent de

surprise, et, dans leur trouble, Mathilde, éperdue, palpitante, put

s'échapper des mains de Rousseau, qui déjà l'avait saisie, et courut se

blottir derrière son défenseur.

«Ah! tas de bandits! lâches coquins! cria Keraudran en agitant son sabre

avec fureur, vous vous mettez cinq contre une femme! Attendez, sang

Dieu! et je vous en ferai passer l'envie!»

Mais les mauvais drôles étaient revenus de leur première surprise; et, à

la clarté de l'unique chandelle qui fumait sur le sol, piquée dans une

bobèche-brûle-tout de fer, ils virent aussitôt que Keraudran était seul.

«Parbleu! il n'est pas mauvais, le militaire! s'écria Rousseau avec un

éclat de rire ironique. C'est-à-dire qu'il la voudrait à lui tout seul,

le godelureau. Mais, patience! aux derniers les restes.

--Oh! je vous en conjure! s'écria Mathilde en se précipitant vers lui,

qui que vous soyez, défendez-moi!

--Voyons! répéta Rousseau, accepte, ou file.»

Et il tira le sabre; tous les autres Limitèrent.

«Ah! vous vous mettez toujours cinq contre un, lâches que vous êtes!...

Eh bien!... tiens!»

Et, du premier revers, il abattit Rousseau à ses pieds. Les autres

poussèrent un cri de fureur et fondirent tous ensemble sur lui. Une

mêlée terrible s'ensuivit. Keraudran, acculé dans l'angle de la remise,

et couvrant Mathilde de son épée et de son corps, se défendait comme un

lion contre les quatre assaillants. Par un coup heureux, il en mit un

second hors de combat. Mais la partie était encore trop inégale. Déjà

blessé, il allait infailliblement succomber.

«A moi, à moi, Jacob! criait-il en se battant en désespéré, à moi!

--Voici, voici, capitaine!» répondit son domestique Jacob, paraissant à

la lucarne, portant un pistolet d'arçon de chaque main.

Mais, dans cette furieuse mêlée, la lumière avait été foulée aux pieds,

et Jacob ne distinguait rien dans l'obscurité.

«Où êtes-vous, capitaine? cria-t-il.

--Ici! répondit Keraudran avec un cri de triomphe. Feu partout!»

Jacob déchargea coup sur coup les deux pistolets au hasard. Keraudran

profita de la frayeur des assaillants pour courir à la porte et tâcher

de l'enfoncer ou de l'ouvrir.

Le bruit des coups de feu avait retenti jusque dans la salle de

l'auberge.

«Qu'est-ce que cela? dit Lartier avec terreur. On se fusille!... C'est

ce maudit Rousseau qui fait des siennes, sùr!»

A ce moment Keraudran parut, couvert de sang, ses vêtements déchirés,

son épée nue à la main, et tenant encore embrassée Mathilde à demi

évanouie.

«Ah! tas de chouans que vous êtes! cria-t-il d'une voix terrible, vous

attirez donc chez vous les officiers de la république pour vous mettre

dix contre un et les assassiner! Sang Dieu! dès demain, infâmes

brigands! je vous fais fusiller jusqu'au dernier!

--Monsieur l'officier!... citoyen capitaine!... répétait Lartier éperdu,

ce n'est pas moi... ce n'est pas nous..

--Qu'on se taise; et qu'on obéisse! interrompit Keraudran. Trois chevaux

de réquisition à ma voiture, et pas de raisons! On part dans cinq

minutes.»

Quelques instants après, Mathilde, Nathaniel et le baron de Larcy

partaient au galop pour le château de Keraudran, où ils arriveront sans

accident.

Une fois au château, il fallut se conduire avec prudence, en attendant

qu'il fût possible de se procurer des passe-ports. Le baron de Larcy

passa pour jardinier, sous le nom de Robineau, et Mathilde pour femme de

chambre Ils se montraient au reste le moins possible, et attendaient

avec impatiente le moment où ils pourraient fuir à l'étranger sans

péril.

Un matin, Nathaniel se trouvait seul lorsque Jacob entra tout effaré.

«Capitaine! s'écria-t-il, savez-vous ce qu'on dit? On va faire une

perquisition ici!

--Et pourquoi? demanda Keraudran, pâlissant à cette terrible nouvelle.

--On prétend que vous cachez dans le château des gens mis hors la loi.

C'est un des mauvais garnements que vous avez si bien écharpés là-bas

qui vous a dénoncé. On sera ici dans une heure.

--Eh bien! qu'ils viennent! répondit Keraudran avec sang-froid.

Tiens-toi à la porte d'entrée pour les recevoir.»

Aussitôt qu'il fut sorti, Keraudran courut chercher le baron de Larcy et

Mathilde. Il les enferma dans une espèce de petit cabinet secret placé

près de son alcôve, et attendit tranquillement les délégués de la

commune. Quelques instants après, le maire entra. Il était seul et sans

écharpe.

«Vous n'attendiez pas ma visite sans doute, citoyen capitaine? dit-il à

Keraudran.

--Je vous recevrai toujours avec plaisir, citoyen maire; vous pouvez en

être certain d'avance.

--Peut-être. Mais, aujourd'hui, les moments sont précieux. Vous donnez

asile dans votre château à des ennemis de la république.

--Comment? Vous êtes trompé, citoyen maire, et...

--Non, non; je suis certain de ce que j'avance Vous cachez ici le baron

de Larcy et sa fille, qui sont hors la loi. Nos renseignements sont

sûrs, et vous le nieriez en vain. Mais avant de venir ici, comme maire,

remplir un devoir sévère, bien qu'indispensable, j'ai voulu vous voir

encore une fois comme ami, vous prévenir du danger, et vous supplier de

vous y soustraire.

--Je vous en remercie bien sincèrement C'est une marque d'intérêt que

j'apprécie comme je le dois. Mais ce danger n'existe pas, et...

--Je vous ai déjà dit qu'il était inutile de nier. Soyez persuadé que je

ne viens pas ici chercher des renseignements et tirer parti de votre

confiance. Je n'ai plus rien à apprendre. C'est pour vous, monsieur de

Keraudran, que je viens aujourd'hui. Vous connaissez la rigueur de lois.

Or, j'ai pour vous une haute estime. Je sais que vous êtes dévoué aux

principes de la révolution, que vous avez pris les armes pour défendre

la patrie, et que vous ne seriez pas homme à déserter devant l'étranger

le drapeau que vous avez choisi. Je comprends aussi le sentiment qui

vous porte à donner asile au baron de Larcy. Ce serait donc pour moi une

peine bien vive d'être obligé de vous envelopper dans la même poursuite

comme ennemi de l'État, et je viens vous supplier de me l'épargner.

--Comment cela, monsieur le maire? répondit Keraudran. Je sais que le

gouvernement de la république ne se fait pas faute aujourd'hui de

soupçonner et de poursuivre ses plus fidèles serviteurs. Mais je ne vois

pas comment je pourrais me soustraire à une poursuite que rien ne

justifie à mes jeux. Ce serait m'avouer coupable, et...

--Pour Dieu! monsieur de Keraudran, interrompit le maire avec une

certaine agitation, je vous ai parlé avec trop de franchise pour que ces

détours puissent vous paraître encore nécessaires. Le baron de Larcy et

sa fille sont chez vous. Je vais faire dans quelques instants une

perquisition dans le château; je sais où les prendre; je les prendrai...

et je vous arrêterai en même temps comme complice... Je le dois... et je

le ferai. Or, l'arrestation, c'est la mort. Eh bien!... faites, quand je

viendrai, que les coupables ne soient plus au château... Renvoyez-les.

Notre perquisition sera inutile, et nous vous lierons nos excuses.»

Il y eut un moment de silence... de silence terrible pour les deux

réfugiés, ou plutôt pour la seule Mathilde, car elle s'était rapprochée

de la porte secrète, et, l'oreille sur la serrure, elle avait pu saisir

le sens de cette conversation. Le baron de Larcy n'avait rien entendu.

«Je le sais, monsieur le maire, répondit Keraudran; l'arrestation...

c'est la mort. Mais je ne redoute ni l'une ni l'autre.»

Il y eut un second silence. Le maire reprit après quelques instants,

d'une voix altérée: «Je n'accepterai pas encore cette réponse pour votre

dernier mot. Vous réfléchirez, monsieur de Keraudran, je l'espère. Je

vous en conjure, ne sacrifiez pas votre vie par un dévouement inutile à

ceux mêmes que vous voudriez sauver. Votre vie est précieuse, capitaine.

La république n'a pas trop de défenseurs comme vous, d'officiers

éclairés, instruits, qui puissent guider ses enfants qui n'ont encore

que le courage sans étude et sans expérience. Je crois servir mon pays

en même temps que mon amitié en insistant auprès de vous comme je le

fais, capitaine... Soyez seul au château dans une heure d'ici... Je vous

en conjure une dernière fois!

--Je vous remercie, monsieur le maire... et je vous dis adieu! répondit

Keraudran d'une voix émue. Je compte vous revoir dans une heure... et

vous saurez alors que je sais me conserver pour la république. Au

revoir.»

Et il le reconduisit à la porte en lui serrant la main. Mathilde,

anéantie de terreur, tomba sur un siège en se cachant le visage entre

les mains. Presque aussitôt, Keraudran ouvrit la porte du cabinet. Il

était excessivement pâle, mais calme.

«Je viens vous rendre la liberté, dit-il en souriant. La réclusion n'a

pas été longue.

--Non, répondit le baron; cependant, je commençais à m'inquiéter.

--Capitaine! dit Jacob, qui parut à la porte; il est sorti!

--Bien!... Écoute, Jacob!»

Et il alla avec lui dans l'antichambre. «Nous avons six chevaux dans

l'écurie?

--Oui, capitaine.

--Bon! Fais-les seller tous les six. L'andalous portera une selle de

femme.

--Bien, capitaine.

--Prends ton uniforme... ainsi que Vincent et Robert. Les pistolets aux

fontes, et des munitions. Nous aurons à en découdre.

--Bon! capitaine.

--Ils vont venir pour nous arrêter dans une demi-heure... nous leur

passerons sur le ventre.

--Oui, capitaine,

--Bien; en selle, dans la cour d'honneur.

--Suffit, capitaine.

Keraudran courut revêtir son uniforme et s'armer, et il rentra presque

aussitôt. Larcy fit un cri de surprise.

«Nous allons faire une petite promenade, dit-il avec nn sourire, et,

pour vous déguiser, je vous apporte cet uniforme; vite, mon cher baron,

l'habit sera peut-être un peu étroit, mais à la guerre comme à la

guerre. Vous ne mettrez qu'un bouton sur deux; il suffit que le

ceinturon tienne à la taille et que l'épée ne tienne pas au fourreau.

--Comment! s'écria le baron, sommes-nous menacés?

--Ah! Nathaniel! dit Mathilde en courant à lui; que voulez-vous faire!

--Vous conduire hors du château... mais je ne vous laisserai pas seuls.

Vite, vite, baron, le temps presse... Je cours rejoindre mes gens et je

vous attends dans la cour... Mathilde, votre cheval est sellé.»

Il descendit, donna ses ordres, vérifia si les armes étaient en bon

état:

«Enfants! dit-il à ses trois soldats; ces pékins de municipaux doivent

venir dans une heure nous empoigner pour nous couper le cou le

lendemain. J'ai trouvé que c'était bon pour des moutons, d'endurer sans

regimber cette petite cérémonie, et mon avis est de passer préalablement

notre sabre dans le ventre de quelques-uns de ces gredins-là pour leur

apprendre à vivre.

--Bravo, capitaine! crièrent les trois hommes; comptez sur nous!

--Ainsi, attention au commandement... et marche!» Quelques minutes

après, la petite troupe, ayant Mathilde à cheval au milieu d'elle,

sortit du château et prit un sentier couvert pour gagner la grande

route.

«Où allons-nous? demanda Mathilde.

--A Paris! dit Keraudran, le voyage est long, mais nous ne pouvons aller

ailleurs...

Halte! interrompit une voix; vous n'irez pas à Paris, citoyen

Keraudran!» Et le maire, revêtu de son écharpe parût au milieu du

sentier. «Je vous arrête!

--Halte!» repartit Keraudran; et il vit, au même moment, un peloton

d'une cinquantaine d'hommes qui se développa et coupa la route en avant

et en arriéré. «Ah! ah! murmura-t-il tout bas, cela se complique.--Eh!

pourquoi nous arrêtez-vous dans notre promenade militaire, monsieur le

maire? Nous sommes tous de loyaux serviteurs de la république, engagés

volontaires sous ses drapeaux. Nous, prenez-vous pour des chouans, par

hasard?»

Le maire alors se mit à lire l'acte qui mettait hors la lui le baron de

Larcy et sa fille, et somma les cavaliers, au nom de la loi, de se

rendre. Pendant ce temps Keraudran dit bas et rapidement à Jacob:

«Mon garçon... guide à gauche, et au commandement de Charge! va me

sabrer ce grand benêt au pantalon rayé... fais-toi suivre par Vincent et

Robert.--Écoutez, papa Larcy, ferme sur les étriers... et suivez-moi,

chargez comme vous avez fait à Fonteney; je réponds du reste.» En même

temps il prit la bride du cheval de Mathilde: «Fermez les yeux,

Mathilde, dit-il, et tenez-vous aussi bien que possible.»

L'Illustration, No. 0073, 18 Juillet 1844 · 第 4 / 8 题