Donc, je n’ai rien dit à Marinette qui s’agiterait de ma révélation,
sans m’apporter aucune assistance, physique ou morale. Et puisque je ne
peux rien savoir avant quelques jours, j’emploie toute ma volonté à
oublier l’inquiétude qui s’est attachée à moi, rude comme un cilice.
Peut-être, après tout, n’ai-je rien qui justifie mon anxiété? Que de
fois, j’ai entendu raconter des histoires analogues à la mienne; des
diagnostics faux de médecins, des erreurs de femmes désemparées qui,
pour un bobo, se croyaient perdues!