Tolstoy lui envoya sa bénédiction fraternelle, dans le «_combat de la

douceur contre la brutalité, de l'humilité et de l'amour contre

l'orgueil et la violence_». Il lut l'édition anglaise de l'_Hind

Swarâj_, que Gandhi lui fit parvenir; et il pénétra aussitôt toute

l'importance de cette expérience religieuse et sociale:

«_La question que vous traitez, de la Résistance passive, est de la

plus haute valeur, non seulement pour l'Inde, mais pour toute

l'humanité._»

Il se procura la biographie de Gandhi par Joseph J. Doke[366], et il fut

captivé. Malgré la maladie, il tint à lui adresser quelques lignes

affectueuses (8 mai 1910). Et lorsqu'il se sentit rétabli il lui

adressa, de Kotschety, le 7 septembre 1910,--un mois avant sa fuite vers

la solitude et la mort,--une lettre d'une telle importance que, malgré

sa longueur, je tiens à la reproduire, presque entière, à la fin de

cette étude. Elle est et restera, aux yeux de l'avenir, l'Évangile de la

Non-Résistance et le testament spirituel de Tolstoy. Les Indiens du

Sud-Afrique la publièrent en 1914, dans le _Golden Number of Indian

Opinion_, consacré à la _Résistance passive en Sud-Afrique_[367]. Elle

fut associée au succès de leur cause, à la première victoire politique

de la Non-Résistance.

Par un contraste saisissant, l'Europe, à la même heure, y répondait par

la guerre de 1914, où elle s'entre-dévora.

Mais quand la tempête fut passée et que sa clameur sauvage, par degrés,

s'éteignit, on entendit de nouveau, par delà le champ de ruines, monter

comme une alouette la voix pure et ferme de Gandhi. Elle redisait, sur

un mode plus clair et plus mélodieux, la grande parole de Tolstoy, le

cantique d'espoir d'une nouvelle humanité.

R. R.

Mai 1927.

LETTRE ÉCRITE PAR TOLSTOY, DEUX MOIS AVANT SA MORT, A GANDHI

«_A M. K. Gandhi, Johannesburg, Transvaal,

Sud-Afrique._

«7 septembre 1910, Kotschety.

«J'ai reçu votre journal _Indian Opinion_ et je me suis réjoui de

connaître ce qu'il rapporte des Non-Résistants absolus. Le désir m'est

venu de vous exprimer les pensées qu'a éveillées en moi cette lecture.

«Plus je vis--et surtout, à présent, où je sens avec clarté l'approche

de la mort--plus fort est le besoin de m'exprimer sur ce qui me touche

le plus vivement au coeur, sur ce qui me paraît d'une importance

inouïe: c'est à savoir que ce que l'on nomme Non-Résistance n'est, en

fin de compte, rien autre que l'enseignement de la Loi d'amour, non

déformé encore par des interprétations menteuses. L'amour, ou, en

d'autres termes, l'aspiration des âmes à la communion humaine et à la

solidarité, représente la loi supérieure et unique de la vie... Et cela,

chacun le sait et le sent au profond de son coeur (nous le voyons le

plus clairement chez l'enfant). Il le sait aussi longtemps qu'il n'est

pas encore entortillé dans la nasse de mensonge de la pensée du monde.

«Cette loi a été promulguée par tous les sages de l'humanité: hindous,

chinois, hébreux, grecs et romains. Elle a été, je crois, exprimée le

plus clairement par le Christ, qui a dit en termes nets que cette Loi

contient toute loi et les Prophètes. Mais il y a plus: prévoyant les

déformations qui menacent cette loi, il a dénoncé expressément le danger

qu'elle soit dénaturée par les gens dont la vie est livrée aux intérêts

matériels. Ce danger est qu'ils se croient autorisés à défendre leurs

intérêts par la violence, ou, selon son expression, à rendre coup pour

coup, à reprendre par la force ce qui a été enlevé par la force, etc.,

etc. Il savait (comme le sait tout homme raisonnable) que l'emploi de la

violence est incompatible avec l'amour, qui est la plus haute loi de la

vie. Il savait qu'aussitôt la violence admise, dans un seul cas, la loi

était du coup abolie. Toute la civilisation chrétienne, si brillante en

apparence, a poussé sur ce malentendu et cette contradiction, flagrante,

étrange, en quelques cas, voulue, mais le plus souvent inconsciente.

«En réalité, dès que la résistance par la violence a été admise, la loi

de l'amour était sans valeur et n'en pouvait plus avoir. Et si la loi

d'amour est sans valeur, il n'est plus aucune loi, excepté le droit du

plus fort. Ainsi vécut la chrétienté durant dix-neuf siècles. Au reste,

dans tous les temps, les hommes ont pris la force pour principe

directeur de l'organisation sociale. La différence entre les nations

chrétiennes et les autres n'a été qu'en ceci: dans la chrétienté, la loi

d'amour avait été posée clairement et nettement, comme dans aucune autre

religion; et les chrétiens l'ont solennellement acceptée, bien qu'ils

aient regardé comme licite l'emploi de la violence et qu'ils aient fondé

leur vie sur la violence. Ainsi, la vie des peuples chrétiens est une

contradiction complète entre leur confession et la base de leur vie,

entre l'amour, qui doit être la loi de l'action, et la violence, qui est

reconnue sous des formes diverses, telles que: gouvernement, tribunaux

et armées, déclarés nécessaires et approuvés. Cette contradiction s'est

accentuée avec le développement de la vie intérieure, et elle a atteint

son paroxysme en ces derniers temps.

«Aujourd'hui, la question se pose ainsi: oui ou non; il faut choisir! Ou

bien admettre que nous ne reconnaissons aucun enseignement moral

religieux, et nous laisser guider dans la conduite de notre vie par le

droit du plus fort. Ou bien agir en sorte que tous les impôts perçus

par contrainte, toutes nos institutions de justice et de police, et

avant tout l'armée, soient abolis.

«Le printemps dernier, à l'examen religieux d'un institut de jeunes

filles, à Moscou, l'instructeur religieux d'abord, puis l'archevêque qui

y assistait ont interrogé les fillettes sur les Dix Commandements, et

principalement sur le Cinquième: «_Tu ne tueras point!_» Quand la

réponse était juste, l'archevêque ajoutait souvent cette autre question:

«_Est-il toujours et dans tous les cas défendu de tuer par la loi de

Dieu?_» Et les pauvres filles, perverties par les professeurs, devaient

répondre et répondaient: «--_Non, pas toujours. Car dans la guerre et

pour les exécutions, il est permis de tuer._»--Cependant une de ces

malheureuses créatures (ceci m'a été raconté par un témoin oculaire)

ayant reçu la question coutumière: «--_Le meurtre est-il toujours un

péché?_»--rougit et répondit, émue et décidée: «--_Toujours!_» Et à tous

les sophismes de l'archevêque elle répliqua, inébranlable, qu'il était

interdit toujours, dans tous les cas, de tuer,--et cela déjà par le

Vieux Testament: quant au Christ, il n'a pas seulement défendu de tuer,

mais de faire du mal à son prochain. Malgré toute sa majesté et son

habileté oratoire, l'archevêque eut la bouche fermée, et la jeune fille

l'emporta.

«Oui, nous pouvons bavarder, dans nos journaux, sur le progrès de

l'aviation, les complications de la diplomatie, les clubs, les

découvertes, les soi-disant oeuvres d'art, et passer sous silence ce

qu'a dit cette jeune fille! Mais nous ne pouvons pas en étouffer la

pensée, car tout homme chrétien sent comme elle plus ou moins

obscurément. Le socialisme, l'anarchisme, l'Armée du Salut, la

criminalité croissante, le chômage, le luxe monstrueux des riches, qui

ne cesse d'augmenter, et la noire misère des pauvres, la terrible

progression des suicides, tout cet état de choses témoigne de la

contradiction intérieure, qui doit être et qui sera résolue. Résolue,

vraisemblablement, dans le sens de la reconnaissance de la loi d'amour

et de la condamnation de tout emploi de la violence. C'est pourquoi

votre activité, au Transvaal, qui semble pour nous au bout du monde, se

trouve cependant au centre de nos intérêts; et elle est la plus

importante de toutes celles d'aujourd'hui sur la terre; non seulement

les peuples chrétiens, mais tous les peuples du monde y prendront part.

«Il vous sera sans doute agréable d'apprendre que chez nous aussi, en

Russie, une agitation pareille se développe rapidement, et que les refus

de service militaire augmentent d'année en année. Quelque faible que

soit encore chez vous le nombre des Non-Résistants et chez nous celui

des réfractaires, les uns et les autres peuvent se dire: «Dieu est avec

nous. Et Dieu est plus puissant que les hommes.»

«Dans la profession de foi chrétienne, même sous la forme de

christianisme perverti qui nous est enseigné, et dans la croyance

simultanée à la nécessité d'armées et d'armements pour les énormes

boucheries de la guerre, il existe une contradiction si criante qu'elle

doit, tôt ou tard, probablement très tôt, se manifester dans toute sa

nudité. Alors il faudra ou bien anéantir la religion chrétienne, sans

laquelle pourtant, le pouvoir des États ne pourrait se maintenir, ou

bien supprimer l'armée et renoncer à tout emploi de la force, qui n'est

pas moins nécessaire aux États. Cette contradiction est sentie par tous

les gouvernements, aussi bien par le vôtre Britannique que par le nôtre

Russe; et, par esprit de conservation, ils poursuivent ceux qui la

dévoilent, avec plus d'énergie que toute autre activité ennemie de

l'État. Nous l'avons vu en Russie, et nous le voyons par ce que publie

votre journal. Les gouvernements savent bien d'où le danger le plus

grave les menace, et ce ne sont pas seulement leurs intérêts qu'ils

protègent ainsi avec vigilance. Ils savent qu'ils combattent pour l'être

ou le ne-plus-être.

«LÉON TOLSTOY.»

LISTE CHRONOLOGIQUE DES OEUVRES DE TOLSTOY[368]

1852

L'Enfance (1851-2).--L'Incursion.--Les Cosaques (terminé en 1862).

1853

Le Journal d'un marqueur.

1854

L'Adolescence.--La Coupe en forêt.

1855

Sébastopol en décembre 1854.--Sébastopol en mai 1855.--Sébastopol en

août 1855.

1856

Deux hussards.--Une tourmente de neige.--Une rencontre au

détachement.--La matinée d'un seigneur.--Adolescence.

1857

Albert.--Lucerne.

1858

Trois morts.

1859

Bonheur conjugal.

1860

Polikouchka.

1861

Le fileur de lin.

1862

Sur l'instruction du peuple.--Méthodes pour apprendre à lire et à

écrire.--Projet d'un plan général pour les Écoles élémentaires.--Éducation

et Instruction.--Progrès et définition de l'instruction.--Qui doit

enseigner à écrire.--L'école d'Iasnaïa Poliana en novembre et

décembre.--Sur la libre initiative et le développement des écoles du

peuple.--Sur l'activité sociale dans le domaine de l'instruction du

peuple.--Tikhon et Malanya (oeuvres posthumes).--Idylle.

1863

Les Décembristes (extraits d'un roman projeté).

1864-1869

Guerre et Paix.

1872

Syllabaire (Traductions de fables d'Ésope, Hindoues, américaines, etc.,

contes de fées, récits de physique, zoologie, botanique, histoire;

nouvelles (Le prisonnier du Caucase, Dieu voit la vérité); courtes

histoires; poèmes épiques; arithmétique; notes et guide pour le maître).

Les deux voyageurs (oeuvres posthumes).

1873

Au sujet de la famine de Samara (Lettre à l'éditeur de «Moscow

Vedomosty»).

1874

Sur l'instruction du peuple. (Lettre à J. U. Shatiloff).--Rapport au

Comité littéraire de Moscou.

1875

Nouveau Syllabaire. Quatre livres russes de lecture.--Quatre vieux

livres slaves de lecture.

1876

Anna Karenine (1873-1876).

1878

Premiers souvenirs (fragment).--Les Décembristes (second fragment).--Les

Décembristes (troisième fragment).

1879

Qui suis-je? (archives Tchertkoff).--Les Confessions (addition en 1882).

1880

Critique de la Théologie dogmatique.--Chapitres d'une nouvelle du temps

de Pierre Ier.--Défense d'une petite fille.--En essayant une

plume.--Comment meurt l'amour.--Commencement d'un conte

fantastique.--Sur Rousseau.--Oasis.--Un cosaque fugitif.

1881

Concordance et traduction des Quatre Évangiles.--Abrégé de

l'Évangile.--De quoi vivent les hommes.

1882

L'Église et l'État.--La Non-Résistance au mal.--Article sur le

recensement.

1884

En quoi consiste ma Foi (Ma Religion).--Préface à l'oeuvre de

Bondareff: «Le triomphe de l'agriculteur, ou le travail et la

paresse.»--Le journal d'un fou.

1885

Légendes pour l'imagerie populaire: (Les deux frères et l'or; Les

petites filles plus sages que les vieux; L'ennemi résiste, mais Dieu

persiste; Les trois ermites; Tentation du Christ; Souffrances du Christ;

Ilias; Comment un diablotin racheta un morceau de pain; Le pécheur

repentant; Le fils de Dieu; Pour une peinture de la Cène; Histoire

d'Ivan l'Imbécile).

Récits populaires: (Les deux vieillards; Le cierge; Où l'amour est, Dieu

est; Laisse le feu flamber, tu ne pourras l'éteindre).

L'enseignement des douze apôtres.--Socrate.--La vie de Pierre le

Publicain.--Pietr Hlebnik (Scènes dramatiques).

1886

La Puissance des Ténèbres.--La mort d'Ivan Iliitch.--Que devons-nous

faire?--Que sommes-nous?--Le premier bouilleur.--Légendes pour

l'imagerie populaire: (Faut-il beaucoup de terre pour un homme?--Un

grain gros comme un oeuf de poule).--Nicolas Palkine.--Calendrier

avec proverbes.--Sur la charité.--Sur la foi.--Sur la lutte contre le

mal (lettre à un Révolutionnaire).--Sur la religion.--Sur les femmes.--A

la jeunesse.--Le royaume de Dieu (fragment).--Préface à une collection

«Florilège».--Ægée (scènes dramatiques).

1887

De la vie.--Sur le sens de la vie (Rapport lu devant la Société de

Psychologie de Moscou).--Sur la vie et la mort (Lettre à

Tchertkoff).--Marchez pendant que vous avez la lumière.--Entretiens de

gens qui ont des loisirs (Introduction à la nouvelle

précédente).--L'ouvrier Emelian et le tambour vide.--Les trois fils

(parabole).--Pour le tableau de Makovsky: «l'Acquitté.»--Le travail

manuel et l'activité intellectuelle (Lettre à Romain Rolland).

1888

Sur Gogol (article non terminé).

1889

Le Diable (oeuvres posthumes).--Histoire d'une ruche.--La Sonate à

Kreutzer.--Sur l'amour de Dieu et du prochain.--Appel aux

hommes-frères.--Sur l'Art (à propos de la conférence de Goltsev: La

beauté dans l'art).--Les Fruits de l'instruction (comédie).--Il est

temps de se ressaisir.--Préface à l'oeuvre de Yershoff: «Souvenirs de

Sébastopol».--La fête des lumières en janv. 12.

1890

Pourquoi les hommes s'étourdissent-ils?--«Quarante ans», légende de

Kostomaroff.--Postface à la Sonate à Kreutzer.--Sur Bondareff.--Sur les

relations entre les sexes.--Sur le projet d'Henry George.--Mémoires d'un

chrétien.--Vies des Saints.--Première épître de Jean.--«Notre Père»,

annoté.--La sagesse chinoise (Grand enseignement; Livre de la Voie de la

Vérité).--Seulement le bien-être pour tous.--Il vivait dans un village

un homme nommé Nicolas.--Préface à l'oeuvre de Tchertkoff: «Un mauvais

divertissement.»--Sur le suicide («Ce que signifie cet étrange

phénomène»).

1891

Mémoires d'une mère (OEuvres posthumes).--«Ça coûte cher» (d'après

Maupassant).--Sur la Famine.--Sur ce qui est l'Art et ce qui n'est pas

l'Art; quand l'Art est une chose importante, et quand il est une chose

inutile (fragment).--Sur les tribunaux (oeuvres posthumes).--Le

premier échelon.--Un horloger.--Une terrible question.--«Le Café de

Surate» (d'après Bernardin de Saint-Pierre).--Sur les moyens de venir en

aide à la population, au cas de mauvaise récolte.

1892

Aide à ceux qui sont frappés par la famine.--Chez ceux qui sont dans le

besoin (Deux articles).--Rapport sur les secours à ceux qui sont frappés

par la famine.--Sur la Raison et la Religion (lettre au baron

Rosen).--Lettre sur le Karma.--«Françoise» (d'après Maupassant).

1893

Rapports sur les secours à ceux qui sont frappés par la famine.--Le

Salut est en vous (Le Royaume de Dieu est en vous)

(1891-3).--Christianisme et service militaire (Chapitre éliminé par la

censure de «Le Royaume de Dieu est en vous»).--La Religion et la

Morale.--Le Non-Agir.--Ce que veut l'amour.--Préface au Journal

d'Amiel.--L'esprit chrétien et le patriotisme.--Sur la question du

Libre-Arbitre.

1894

Karma (conte bouddhiste, d'après l'anglais).--Le jeune tsar (oeuvres

posthumes).--Sur les relations avec l'État.--Lettre sur

l'Immortalité.--Préface aux oeuvres de Maupassant.--Préface aux contes

de Semyonoff.--Aux Italiens.

1895

Maître et Serviteur.--Trois paraboles.--Honte!--Postface au livre: «La

vie et la mort de B. N. Drojgine.»--Postface à l'article de P. J.

Birukoff: «La persécution des chrétiens en 1895.»--Lettre à un

Polonais.--Lettre à P. V. Veriguin (sur les livres et

l'imprimerie).--Sur les rêves insensés.

1896

Comment lire les Évangiles et où réside leur essence.--«Carthago delenda

est» (premier article).--Au peuple chinois (inachevé).--Sur la

Non-Résistance.--Sur la supercherie de l'Église.--Le patriotisme et la

paix.--Lettre aux libéraux.--Les rapports avec l'ordre existant du

gouvernement.--L'approche de la fin.--L'enseignement chrétien.--Postface

à l'appel: «Au secours!»

1897

Qu'est-ce que l'art?--Lettre à l'éditeur d'un journal suédois, pour que

le prix Nobel soit attribué aux Doukhobors.--J'ai vécu plus de cinquante

ans de vie consciente.

1898

Appel pour l'aide aux Doukhobors.--Les deux guerres.--Famine ou

non-famine.--«Carthago delenda est» (deuxième article).--Le père Serge

(oeuvres posthumes).--Préface à l'article de Carpenter: «La Science

contemporaine.»--A l'éditeur de Russkiya Vedomosty (avec une lettre de

Sokoloff).

1899

Résurrection.--Sur l'éducation religieuse.--Lettre à un

officier.--Lettre à un Suédois, au sujet de la Conférence de la Paix, à

la Haye.

1900

Où est l'issue?--L'esclavage de notre temps.--Le cadavre vivant.--Tu ne

tueras point.--Lettre aux Doukhobors émigrés au Canada.--Le faut-il

ainsi?--Le patriotisme et le gouvernement.--Deux versions différentes du

conte de la Ruche (oeuvres posthumes).--Préface au livre: «Anatomie de

la pauvreté.»

1901

L'unique moyen.--Qui a raison?--Aux jeunes gens oisifs.--Un appel du

peuple travailleur russe à l'autorité.--Sur la tolérance

religieuse.--Raison, foi, prière (trois articles).--Réponse au

Synode.--Carnet de l'officier.--Carnet du soldat.--Sur l'Alliance

franco-russe (lettre).--Au tsar et à ses conseillers (premier

article).--Sur l'éducation (lettre à P. J. Birukoff).--Lettre à un

journal bulgare.--Préface au conte de Polenz: «Le paysan.»

1902

Appel au clergé.--La lumière luit dans les ténèbres, drame (oeuvres

posthumes).--Qu'est-ce que la religion, et en quoi consiste son

essence.--La destruction de l'enfer et son rétablissement.--Aux

travailleurs.

1903

Sur Shakespeare et le Drame.--Après le Bal (oeuvres posthumes).--Le

roi assyrien Assarhadon.--Le travail, la mort et la maladie.--Trois

questions.--Aux réformateurs politiques.--Sur la conception d'une source

spirituelle (corrigé en 1908).--Sur le travail physique.--Lettre sur le

Karma (à Sysuyeff).--«C'est vous!» (adaptation de l'allemand).

1904

Souvenirs d'enfance (1903, 1904, et quelques pages en

1906).--Hadji-Mourad (1896-8, 1901-4) (oeuvres posthumes).--Le faux

coupon (1903-4).--Harrison et la non-résistance au mal par la

violence.--Qui suis-je?--Pensées d'hommes sages.--Ressaisissez-vous!

(corrigé à nouveau en 1906-7).--Postface au livre de Tchertkoff: «Notre

révolution.»

1905

Cycles de lectures.--Buddhâ.--Divin et

humain.--Lamennais.--Pascal.--Pierre Heltchitsky.--Le procès de

Socrate.--Korney Vassiliyeff.--Prière.--Nouvelle préface à

l'enseignement des Douze Apôtres.--Préface au «Bien-Aimé» de

Tchertkoff.--Une seule chose est nécessaire.--Alexis le Pot (oeuvres

posthumes).--La fin d'un monde.--Le grand Crime.--Sur le mouvement

social en Russie.--Comment et pourquoi devons-nous vivre.--La baguette

verte (deux versions).--La vraie liberté (lettre à un paysan,--corrigé

en 1907).

1906

Le père Vassily (oeuvres posthumes).--Sur le sens de la Révolution

Russe.--Appel au peuple russe (gouvernement, révolutionnaires et

masses).--Sur le service militaire.--Sur la guerre.--Une seule solution

possible de la question de la terre.--Sur le catholicisme (à Paul

Sabatier).--Lettre à un Chinois.--Préface aux «Problèmes sociaux» de

Henry George.--Notes posthumes de l'ermite Theodor Kouzmich (oeuvres

posthumes).--Ce que j'ai vu en rêve (oeuvres posthumes).--Qu'y a-t-il

à faire?--Au tsar et à ses conseillers (deuxième article).

1907

Conversations avec des enfants sur les questions morales.--Préface aux

Pensées choisies de La Bruyère, La Rochefoucauld, Vauvenargues,

Montesquieu, et courtes esquisses biographiques.--Aimez-vous les uns les

autres.--Tu ne tueras personne.--Sur les compréhensions de la

vie.--Première rencontre avec Ernest Crosby.--Pourquoi les nations

chrétiennes, et le peuple Russe en particulier, sont actuellement dans

une situation misérable.

1908

Je ne puis plus me taire.--Cycle de lectures (corrigé et

amplifié).--Aphorismes pour son portrait.--Bienfaits de l'amour.--Le

loup (conte pour les enfants).--Souvenirs du procès d'un soldat (lettre

à P. J. Birukoff).--La loi de violence et la loi d'amour.--Qui sont les

meurtriers? (oeuvres posthumes).--Sur l'annexion de la

Bosnie-Herzégovine par l'Autriche.--Réponse aux félicitations du

Jubilé.--

Lettre à un Hindou.--Préface à l'Album des Peintures d'Orloff.--Préface

au conte de V. Morozoff: «Pour une parole.»--Préface à la nouvelle de A.

J. Ertel: «Jardinage.»--«Pouvoir de l'enfance» (d'après Victor

Hugo).--Sur le procès de Molochnikoff.--L'enseignement du Christ adapté

pour les enfants.

1909

Il n'y a pas de coupable, au monde (première version).--Isidore le

prêtre régulier (oeuvres posthumes).--Où est la principale tâche d'un

éducateur (conversations avec les instituteurs des Écoles

élémentaires).--Sagesse des enfants (oeuvres posthumes).--Lettre au

Congrès de la Paix.--Le seul commandement.--Sur l'arrêt de

Gusseff.--Pour tous les jours.--Sur l'éducation (lettre à V. F.

Bulgakoff).--Charge inévitable.--Sur la pendaison.--Sur les «points de

repère».--Sur Gogol.--Sur l'État.--Sur la Science.--Sur la

jurisprudence.--Réponse à une femme Polonaise.--Arrêtez, et pensez, pour

l'amour de Dieu!--Sur un article de Struve.--Lettre à un

Vieux-Croyant.--Lettre à un Révolutionnaire.--Au sujet de la visite du

fils d'Henry George.--Il est temps de comprendre.--Salut à ceux qui ont

souffert pour l'amour de la Vérité.--Le passant et le paysan.--Les

chants du village.--Entretien du père et du fils (adaptation de

l'allemand).--Conversation avec un voyageur.--L'hôtellerie (parabole

pour les enfants).--Article aux journaux, sur les lettres d'abus.--La

peine capitale et la chrétienté.

1910

Trois jours au village.--La voie de la vie.--Hodynka.--«Toutes les

qualités viennent d'elle», comédie.--Sur la folie.--Au Congrès Slave, à

Sofia.--Terre fertile.--Non prémédité.--Supplément à la Lettre au

Congrès de la Paix.--Il n'y a pas de coupable au monde (deuxième

version).--Conte pour les enfants.--Philosophie et Religion

(réminiscences de N. Y. Grot).--Sur le socialisme (inachevé).--Les

moyens efficaces.

TABLE DES MATIÈRES

Pages.

_La lumière qui vient de s'éteindre_ 1

Histoire de mon Enfance 22

Les récits du Caucase 25

Les Cosaques 27

Récits de Sébastopol 35

Trois Morts 50

Bonheur Conjugal 54

Guerre et Paix 61

Anna Karénine 71

Les Confessions et la crise religieuse 81

La crise sociale: Que devons-nous faire? 96

La critique de l'Art 111

Les Contes Populaires 132

La Puissance des Ténèbres 134

La Mort d'Ivan Iliitch 137

La Sonate à Kreutzer 139

Résurrection 148

Les idées sociales de Tolstoï 156

_Sa figure avait pris les traits définitifs_ 175

_Le combat était terminé_ 194

NOTES SUR LES OEUVRES POSTHUMES

Les oeuvres posthumes de Tolstoy 206

La réponse de l'Asie à Tolstoy 214

Lettre écrite par Tolstoy, deux mois avant sa mort, à

Gandhi 232

Liste chronologique des OEuvres de Tolstoy 236

COULOMMIERS IMPRIMERIE PAUL BRODARD 11541-1-29.

NOTES:

[1] A part quelques interruptions,--une surtout, assez longue, entre

1865 et 1878.

Vie de Tolstoï · 第 11 / 15 段