Cette crise, de nos jours surtout, n’est pas bien traversée par la
plupart des hommes. Ils ne respectent pas, n’acceptent pas et
n’approfondissent pas. Ils méprisent et ils foulent aux pieds les riches
données providentielles. Au lieu d’imiter les Apôtres en présence des
filets remplis; au lieu de discerner, de prendre à peu près tout, en
repoussant quelques rebuts, ils rejettent en bloc dans la mer cette
abondance qui leur était venue par grâce. Après quoi, la plupart vivent
tout le jour, pauvres de vie morale, pauvres de foi, et ce n’est que
l’épuisement et la tristesse du soir qui les ramènent à rechercher, à
retrouver quelque chose des richesses qu’ils tenaient le matin dans leur
miraculeux filet.