«Vérone, 18 octobre 1822.
«Je vous ai écrit en arrivant ici. J'attends votre réponse. Le
congrès ne paraît pas devoir durer au delà du mois prochain. Ainsi
je vous attends à cette époque, ou je vais vous rejoindre à Paris.
Vous ne vous intéressez guère à la politique. Tout ce qu'il vous
importe de savoir c'est comment je suis avec votre ami: nous sommes
fort poliment. Il parle de nous quitter dans huit ou dix jours,
mais j'en doute; et le congrès étant court, il prendra
vraisemblablement le parti d'en attendre la fin. Votre première
lettre fera époque dans ma vie. Au reste l'Italie ne m'a rien fait
du tout. Je suis bien changé: les lieux sans les personnes ont
perdu sur moi tout empire.»