«Mardi, 6 août 1822.
«Nous touchons à la conclusion de toutes parts. Lord Londonderry
part le 15 pour Vienne, et passera par Paris. Il faut donc que le
conseil à Paris fasse la nomination, et peut-être, au moment où je
vous écris, est-elle faite. Le parti que prend Mathieu est
très-noble, mais il se présente pourtant une chance: lord
Londonderry emmène avec lui le sous-secrétaire d'État, lord
Clanwilliam. Ce serait un exemple pour Mathieu, s'il allait au
congrès et s'il voulait m'emmener avec lui. Je n'ai que le temps de
vous dire ces deux mots. J'arrive de la séance royale pour la
clôture du parlement, et le courrier part. Enfin nous allons sortir
des incertitudes. Je saurai au moins, quel que soit l'événement, ce
que j'aurai à faire. Votre première lettre m'apprendra peut-être
mon sort.»