BONAPARTE.

Au quartier-général à Tolentino, le 30 pluviose an 5 (18 février 1797).

_Au directoire exécutif._

Nos troupes se sont emparées de l'Ombrie et du pays de Perrugia; nous

sommes maîtres aussi de la petite province de Camerino.

Je rencontre ici le cardinal Mattei, le neveu du pape, le marquis

Massimo, et monsieur Galeppi, qui viennent avec des pleins pouvoirs du

pape pour traiter.

On m'a écrit de Venise que le prince Charles est arrivé à Trieste,

et que, de tous côtés, les troupes autrichiennes sont en marche pour

renforcer l'armée ennemie.

Je vous ai instruit, par ma dernière dépêche, que les douze

demi-brigades que vous m'envoyez, ne faisaient pas dix-neuf mille

hommes. Le ministre de la guerre vient d'écrire au général Kellermann de

garder deux mille hommes et de faire retourner un régiment de cavalerie

à l'armée du Rhin. Voilà donc les trente mille hommes que vous

m'annonciez rendus à dix-sept mille hommes: c'est un très-beau renfort

pour l'armée d'Italie! mais cela me rend trop faible pour pouvoir me

diviser en deux corps d'armée, et exécuter le plan de campagne que je

m'étais proposé.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome I. · 第 689 / 899 题